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préseueetoutes les fois qu'on s'aipdr^it. de ravoir perdue. Il s'agit de laisser tombej^ les pensées qm nouir distraient àès qu'on les remarque, sans se distraire à forée de combattre les distractions « et sans s'inquiéter de leur fréquent retour. Il faut avoir patience avec soi-même ^ et ne se rebuter jamais^ quelque légèreté d'esprit qu'on éprouve en soi. Les distrao> tiens involontaires ne nous éloignent point de Dieu ; rien m lui est si agréable que cette humble patience d'une âme tou jours prête à recommencer pour revenir vers lui. MademoiseUe votre fille entrera bientôt dans l'oraison, si vous lui en ouvrez bien la véritable entrée. Il ne s'agit ni de grands efforts d'esprit, ni de saillies d'imagination , ni de sentiments délicieux , que Dieu donne et qu'il ôte comme il loi plaît. Quand on ne connaît point d'autre oraison que celle qui consiste dans toutes ces choses si sensibles et si propres à nous flatter intérieurement, on se décourage l)ientôt ; car une telle oraison tarit , et on croit alors avohr tout perdu. Mais dites-lui que l'oraison ressemble à une société simple , familière et tendre, où , pour mieux dire, qu'dUe est cette société même. Accoutumez-la à épanclier son cœur devatit Dieu, à se servir de tout pour l'entretenir, et à lui parler avec confiance, comme on parle librement et sans réserve à une personne qu'on aime, et dont on est sûr d'être aimé du fond du cœur. La plupart des personnes qui se bornent à une certaineoraison contrainte sont avec Dieu comme on est avec les personnes qu'on respecte, qu'on voit rarement, par pure formalité, sans les aimer et sans être aimé d'elles; tout s'y passe en cérémonies et en compliments ; on s'y gêne, on s'y ennuie , on a impiatience de sortir. Au contraire, les personnes véritablement intérieures sont avec Dieu comme on est avec ses intimes amis: on ne mesure point ce ^u^ou dit, parce qu'on sait à qui on parle; on ne dit rien que de l'abondance et de la simpliste du cœur; on parle à Dieu des afifoirês communes qui sont sa gloire et notre salut. Nous lui disons nos défauts que nous voulons corriger, nos devoirs que nous avons besoin de remplir, nos tentations qu'il faut vaincre , les délicatesses et les artifices
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de no^e amour-propre qu'il faut réprimer. On lui dit tout ; on l'écoute sur tout ; on repasse ses commandements , et on va jusqu^à ses conseils. Ce n'est plus un entretien de cérémonie ; c'est une conversation libre , de vraie amitié; alors Dieu devient l'ami du cœnr^ le père dans le sein duquel l'enfant se console, l'époux avec lequel on n'est plus qu'un même esprit par la grâce. On s'humilie sans se décourager; on a une Traie confiance en Dieu , avec une entière défiance de soi ; on ne s'oublie jamais pour la correction de ses fautes , mais on s'oublie pour n'écouter jamais les conseils flatteurs de Famour-propre. Si vous mettez dans le coeur de mademoiselle votre fille cette piété simple et nourrie par le fond , elle fera de grands progrès.
Je souhaite , etc.
riN DE l'éducation des FILLB8.
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