OU
ua.
Supplémens.
e muet
final.
se- final.
s final.
ain, consonne redoublée.
ier.
ein.
oir.
oin.
our.
ion.
ieur.
ieu.
Dieu.
air.
Voyelles et consonnes jointes ensemble.
ab. eb. ïb. ob. ub. yb. ba. bé. bi. bo. bu. by. aib. eib. iab. oib. uib. bai. bel. bia. boi. bui. amb. emb. imb. omb, umb. ban. ben. bin. bon. bun. arb. erb. irb. orb. urb. bar. ber. bir. bor. bur. aub. eub. iub. oub. uab. bau. beu. biu. bou. bua.
ac. ec. ic. oc. uc. yc. ca. ce. ci. co. eu. cy. aie. ei;u iac. oie. uic. cai. cei. cia. coi. çui. anc. enc. inc. onc. une. can. ceu. cin. cou. cun. arc. erc. ire. orc. urc. car. cer. cir. cor. cur. auc. eue. iuc. ouc. uac. eau. ceu. ciu. cou. cua.
Il est facile de voir qu'on peut de même combiner
DES SOURDS-MUETS. — PART. II., CIIAP. XVTI1. 281 chacune des vingt-six voyelles du second tableau , avec chacune des soixante consonnes du premier. Ainsi, il est inutile de prolonger celui-ci davantage.
Donnons de même quelques exemples de la combinaison de dix des supplémens avec les consonnes :
aind. iend. oind. iond. ieud. dain. dien. doin. dion. dieu, aird. ierd. oird. ourd, ieurd. dair, dier. doir. dour. dieur.
Ces dix supplémens peuvent se combiner ainsi devant et après , avec chacune des soixante consonnes , en changeant Yn en m devant le b et le p. 11 est vrai que ces syllabes se font en deux temps, comme toutes celles où la consonne précède les quatre dernières classes de voyelles; mais ces mouvemens sont si prompts, qu'ils sont pour ainsi dire instantanés.
Note N, page 271.
Appendice de quelques autres travaux préparés ou publiés en France y relativement aux sourds-muets.
Plusieurs personnes s'occupent encore en ce moment des applications de la sténographie à l'enseignement des sourds-muets , nous pourrions citer en particulier les travaux de MM. Valade, de Sarlat, dont l'un suit les cours de l'Institution de Paris, pour en étudier les méthodes, travaux qui nous paraissent fondés sur une base bien conçue ; mais nous devons attendre , pour rendre compte de ces essais , qu'ils soient entièrement achevés , qu'ils puissent être soumis à l'examen et à l'épreuve de l'expérience.
M. Alhoy, qui a dirigé l'Institution des sourds-muets
de Paris , pendant que M. l'abbé Sicard , frappé d'une proscription politique , avait été recueilli dans un asile où il travaillait en silence, M. Alhoy, qui s'était montré capable de concevoir et de diriger l'enseignement des sourds - muets , n'a publié qu'un discours (i), où il adopte, justifie le principe fondamental de l'abbé de l'Epée, et en éclaire l'application par quelques vérités philosophiques.
Nous avons eu déjà occasion de citer plusieurs fois l'ouvrage de M. Le Bouvyer Desmortiers (2). L'auteur y a exposé le tableau de la condition morale et intellectuelle du sourd-muet 5 il a combattu avec avantage les fausses idées que Condillac avait émises à ce sujet, et les injustes exagérations de l'abbé Sicard; il a appuyé cette apologie d'un recueil de faits et de documens qui donnent beaucoup de prix à son ouvrage , et où nous avons souvent puisé. Au reste , il ne s'est point occupé avec détail de l'éducation morale et intellectuelle du sourdmuet ; il s'est principalement livré à la recherche des moyens propres à guérir la surdité elle-même, et, sous ce rapport, son ouvrage appartient plus à la physiologie qu'à l'histoire de l'art dont nous traçons ici l'abrégé.
M. Alphonse Laurent a fait imprimer à Blois, en 1825, un Exercice de grammaire élémentaire pour servir a V instruction d'un jeune sourd-muet ; mais ce n'est encore que l'ébauche d'un travail plus complet et plus développé que l'auteur doit incessamment mettre au jour. Nous
(1) Paris, an vrn, in-8°. de 3o pages.
(2) Mémoires ou Considérations sur les Sourds-Muets de naissance. Paris, an vin, in-8°.
DES SOURDS-MUETS. PART. Il , CUAP. XVIII. 283
regrettons de n'être point en mesure de le faire connaître; M. Laurent est encore un père auquel la tendresse paternelle a inspiré tout ensemble et le dévoûment que demandait l'éducation de son fils atteint de cette triste privation , et les moyens d'y réussir. La méthode indiquée par l'abbé Sicard dans le Cours d'instruction, ne lui a pas paru propre à remplir ses vues; c'est donc par ses propres efforts et ses propres observations qu'il s'est composé celle qu'il a suivie. Le précis qu'il en a fait imprimer n'a été tiré qu'à un très petit nombre d'exemplaires et pour quelques amis seulement. L'auteur ne s'y était pas même fait connaître; sa modestie s'est refusée aux instances qui lui ont été faites de notre part pour en avoir communication.
M. Guyot a demandé , par la voie du Journal de l'Instruction des Sourds-Muets (1826, 4e numéro), à connaître une brochure qui a paru à Lyon , en 1822, in-8°, sous le titre de : Le Sourd-Muet grec en Allemagne , ou Lettre de M. Aile , instituteur des Sourds-Muets a F un de ses amis, relativement au jeune sourd-muet , prétendu vagabond, arrêté a Bernhausen, en 1821, traduit de l'allemand , par M. le docteur Lortet. D'après les renseignemens que le traducteur a eu l'obligeance de donner à ce sujet , il a reconnu que le récit contenu dans cette brochure n'est qu'une surprise faite à la bonne foi de l'auteur et du public; ce récit ne mérite aucune at-* tention.
2 8/j de l'éducation