X INTRODUCTION
qu'elle disait autrefois que le roi est ïhomme des peuples, pour faire entendre qu'il en est le protecteur et le père.
Le nom de l'homme a été élevé plus haut encore ; on a dit : Vhomme de la Providence, Vhomme de Dieu. Rien n'est plus grand ici-bas.
L'homme de génie lui-même n'est grand, n'est utile que quand il est à la fois un homme de bien et un homme de sens. Et alors il apparaît sur la terre comme Vhomme delà Providence; il devient un des plus signalés bienfaits du ciel, et, si le caractère et la vertu s'élèvent en lui jusqu'à la sainteté, on le nomme quelquefois Vhomme de Dieu.
On a même entendu sur la terre quelque chose de plus extraordinaire encore : il s'est rencontré que, dans la plénitude des temps, les hommes ont pu dire : l'Homme- Dieu.
Ces diverses et étonnantes acceptions d'un nom si commun, montrent évidemment qu'il y a dans ce nom un sens caché et digne d'être profondément médité.
L'histoire des peuples et la révélation divine jettent sur tout ceci une vive lumière.
Que cherchent les peuples quand ils craignent quelque grand désastre ? Ils cherchent un homme qui les en préserve.
Quand les nations périssent dans les convulsions de l'anarchie, ou tombent dans cet affaissement léthargique qui est le sommeil précurseur de la mort ; en périssant, elles ne savent redire que la parole évangélique;: Un homme nous manque ! nous n'avons pas d'homme I