‹ De l'éducationChapitre 161 sur 245 · ACTE I. SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE I

penser à ma chère Arabella et sans la regretter , au point d’en perdre presque l’envie de me divertir.

ANNA

Combien elle y avait de grâces !

CÉCILIA

Toutes les pensionnaires étaient toujoius de son côté.

ANNA

Mais quoiqu’elle ne soit plus pensionnaire depuis trois mois, elle est ici depuis hier; peut-être cela lui ferait-il plaisir de jouer.

CÉCILIA

Oui; va le lui proposer; je l’ai laissée écrivant dans sa chambre.

CLAHY.

Elle vous refusera ; ces jeux ne l’amusent plus.

CÉCILIA

Mais sais- tu quelle est fort triste avec toute sa grande fortune?

CLARY

Elle regrette apparemment son ancienne existence.

CÉCILIA

Elle devrait pourtant être bien contente. Que de belles choses sa tante lui a données!

ANNA

As-tu vu son peigne garni de diamans?

ARABELLA

'T” CÉCILIA

Oui, c’est superbe!.... et ses bracelets, comme ils sont jolis!

CLARY

Probablement que tout cela ne fait pas le bonheur , car Arabella est maigre et changée. Hier au soir, dans le petit bosquet, elle me serra dans ses bras , et , les larmes aux yeux , me dit : Bonne Clary , jouis de ta liberté , du calme qui règne dans cet asile. Le monde est bien brillant , mais il amène souvent de grands sujets de peine.

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