FANNY
Ma leçon sera sue en dix minutes.
ÉLISA
Je suis plus avancée, la mienne est apprise dès ce matin.
M— . MORTON
C’est très-bien, mes enfans. ( tournant vers
ARABELLA
AraheüaJ) Bonjour, Arabella; avez- vous retrouvé dans votre lit de pensionnaire ce sommeil calme que vous y goûtiez autrefois ?
ARABELLA
Je l’espérais; mais je l’ai cherché vainement.
M>"*. MORTON
Vous n’avez point dormi! Mais je suis réellement inquiète de votre santé, ma chère Arabella.
ARABELLA
Depuis quelque temps elle semble à la vérité m’abandonner.
M“*. MORTON
Comment, dans la situation la plus hemeuse qui puisse exister, êtes-vous atteinte d’une tristesse semblable? Eclat, fortune, grandeur, tout vous environne.
(Pendant ce commencement de scène , les jeunes personnes se partagent pour jouer
aux barres*)
ARABELLAi se jetant dans les bras de M"*. Morton.
Ah! vous m’aviez appris que ces avantages étaient souvent loin de procurer le bonheur; je ne croyais pas en faire une si prompte et si cruelle épreuve.