‹ De l'éducationChapitre 165 sur 245 · FANNY · texte numérisé non relu

FANNY

Ma leçon sera sue en dix minutes.

ÉLISA

Je suis plus avancée, la mienne est apprise dès ce matin.

M— . MORTON

C’est très-bien, mes enfans. ( tournant vers

ARABELLA

AraheüaJ) Bonjour, Arabella; avez- vous retrouvé dans votre lit de pensionnaire ce sommeil calme que vous y goûtiez autrefois ?

ARABELLA

Je l’espérais; mais je l’ai cherché vainement.

M>"*. MORTON

Vous n’avez point dormi! Mais je suis réellement inquiète de votre santé, ma chère Arabella.

ARABELLA

Depuis quelque temps elle semble à la vérité m’abandonner.

M“*. MORTON

Comment, dans la situation la plus hemeuse qui puisse exister, êtes-vous atteinte d’une tristesse semblable? Eclat, fortune, grandeur, tout vous environne.

(Pendant ce commencement de scène , les jeunes personnes se partagent pour jouer

aux barres*)

ARABELLAi se jetant dans les bras de M"*. Morton.

Ah! vous m’aviez appris que ces avantages étaient souvent loin de procurer le bonheur; je ne croyais pas en faire une si prompte et si cruelle épreuve.

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