‹ De l'éducationChapitre 214 sur 245 · SCÈNE PUEMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PUEMIÈRE

ROSE seule.

Eh BEN, ma mère n’ dirait plus: Rose, t’es trop

volage pour être sensible. Car j’ai tant pleuré !

tant pleuré! qu’mon fichu mouille mon menton.... Ah ! c’te pauvre mamselle Lucile dans quel état qu’allé était ! toute pâle | et pis toute froide ! et pis ses bras com’ ils étaient tournés!... et tout ça pour c’ vilain papier que le père Boucher l’i a fait lire... Comment donc qu’il appelle ce papier , où c’ qu’il est prouvé clair comme le jour dans...? Ah! c’est r procès verbaux d’ sa commune.... Deux feuilles de papier , toutes couvertes d’écriture , qu’la fille à madame de Valmont est morte en nourrice, et que mamselle Lucile est la fille du père Boucher. Et

pis c’te résolution qu’allé a prise tout d’un coup

Comme aile disait, en renfonçant son chagrin : C’est mon devoir, l’ bon Dieu m’aidera à 1’ remplir... Et comme tout le monde l’aime ! Comme ils pleuraient tous les domestiques d’ la maison!... Ah! c’est ben terrible... Et quand madame va savoir tout

280 LA NOUVELLE L13CILE

ça, queu chagrin pour elle! Mais v’ià madame Mélite avec c’te pauvre mamselle Lucile.... Ah! comme aile est changée!...

Page 1