JHe Lbsung der gesselUehaftlichen Frage, Voy. p
206 SECONDE PAETIE.
s'écriait de son côté, OirlGnin, de s'approprier enfin lesrésDlla ts de la philosophiede l'histoire: ce résultat, c'estia jonissanee de ce monde, et Yarganisation des citiq sens. » L'école, on le voit, n'avait rien à envieranx enseignements tombés de si haot.
On admettra sans peine que l'État n'ait pas eu une confiance illimitée dans les fruits d'une éducation inaugurée sons de tels auspices. Depuis que les principes conservateursontreconqois droit de cité, la plupart des écoles hégéliennes ont partagé le SOI i des libres communes *. Une des dernières qui aient survécu, esirécolede la libre communede Hambourg. Undécretdu sénat l'a supprimée au mois de février 1885. Les considérants de ce décret portaient « que, la commune ayant reniéle christianisme de la manière la plus patente, pour se vouer à l'athéisme'Je sénat, eu tant qu'autorité chrétienne, n'avait pu souffrir plus longtemps l'influence pernicieuse d'une telle association, et de son enseignement, sur l'éducation de la jeunesse. »
Ainsi de tant d'autres écoles.
1 . Jahrbiicker der freien detUschen Académie. Francfort, 1S40.
2. Le ministre de Tinlérieur de Prusse disait, dans la circolaîre adressée aux présidents des provinces, le 29 septembre 1851 :
m Le développement qu'ont reçu dans les dernières années les oomma» nautés dites libres communes^ a prouvé qu'elles ne sont pas tant des sociétés religieuses que des réunions politiques tendant à propager les principes destructeurs de Tordre social... C'est donc le devoir de l'État de les combattre avec tons les moyens légaui. •
A quoi , dans sa naïveté d'apôtre , le pasteor Ublich répondait : • Nous ne sommes pas des sociétés religieuses ! c'est là un bien vieux grief. La mesure que les fonctionnaires de l'empire romain appliquaient aux idées religieuses d'alors, ne convenait pas aux communautés chrétiennes naissantes. Celles-ci n'adoraient pas les dieux; donc elles étaient convaincues d'aibéisme Ainsi de nous, les nouveaux chrétiens! • (SonntagS'DlaU., 1852, 7 mars).
3. • ... Die Gemeinde habeda^ Christenlhum aufs entschiedenste verleugnet, und sich dem Àtheismus zugewendet... »
Naturellement, les Rheinische Blàtter ont jeté feu et flamme contre la suppression de cette école. «Les pères et les mères vont-ils être contraints d'envoyer leurs enfants à des écoles où le catéchisme de Luther, la Bible
A l'heure qu'il est, la propagande antichrélienBe et athée ne s'eierce plos guère au grand jour. Mais, il ne faut pas se le dissimuler, de louables efforts Tiendront se briser trop souvent contre des éeueils redoutables, écueils aujourd'hui voilés peut-être aux regards qui effleurent les surfaces» mais que, dans la tempête, le choc du navire révélera tout à coup. Le poison a pénétré, sur bien des points , jusqu'au cœur même de la société, an foyer de la famille. Et lorsque l'une des écoles condamnées disparaît sous la main vengeresse de l'État, le parti frappé répond avec cette assurance que lui donne la conscience de sa force :
« Que pouvez-vous faire? Disperser nos assemblées, interdire la parole à nos maîtres, étouffer notre vie publique; eh bien! nous fortifierons nos convictions dans le cercle intime de nos amis, nous échaufferons notre vie religieuse au foyer de la famille; si nous n'écoutons plus l'enseignement de nos maîtres, du moins nous pouvons lire... a vous, en attendant, à vous qui avez la force, de prouver que la vieille religion a conservé la vie, à vous de rendre le peuple heureux et de réaliser le ciel sur la terre l Car, sachez-le bien, l'antique moyen de consoler &« douleurs d'icibcts par les joies futures de l'autre monde , ce moyen n'est plus de mise *.. . À l'œuvre donc ! »
« Et d'ailleurs, continue le pasteur Uhlich,les enfants ne sont pas seulement les enfants de pères et de mères que l'on peut contraindre de les envoyer aux écoles et aux églises où l'on enseigne le dogme du passé; ils sont aussi les enfants du dix-
etle Gesangbuch sont Palpha et Tôméga ! » — et la feuille de M. Diesterweg a trouvé ce singulier argument : « Quoi I on accuse d'athéisme l'école de la libre commune , quand il est de notoriété qu'on ne s'y occupait en aucune façon d'instruction religieuse quelconque ! •
1. « Denn die VertrOstung Uber den Jammer der Erde auf den Jubel des jenseitigen Himmels, nein, die hilft auch bei dem AltglSiubigsten nicht mehr.« {Sormtags Blatt^ U mars, 1S52).
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neavièine siècle, enfanls de cet esprit hamain qai, dans Yénergie de son développement, a déjà brisé tant de vieilles chainos. Chaque aspiration apporte è leur poitrine non-seulement Tair vivifiant, mais aussi l'esprit du siècle. Et, quand, le soir, au foyer de la famille, ils entendront bafouer ce qui leur aura été dit, le jour, à l'école, nous verrons de quelle main la semence sera le mieux reçue dans leurs jeunes âmes, quels germes s*y enracineront et s'y développeront avec le pluç de puissance. »
RBNAISSANCB PÉDAGOGIQUB.