‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 99 sur 104 · fr · texte numérisé non relu

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La moyenne de la subvention pour chaque cercle de régence est de 27,009 francs ; pour chaque département français , elle est de 56,976 francs. Encore, il ne faut pas Toubliiir, et nous le répétonsi ne sont comprises dans le chiffre de 5,479,966 fr. répondant aux 702, 254 fr. 25 c du budget prussien, que les subventions pour dépenici ordinaireê des écoles publiques ; en dehors de cette somme, les dépenses exlraordinaireê et spéciales à la charge de TÉtat s'élèvent à 4,855,745 fr. 29 c.

La moyenne du traitement des instituteurs enseignant dans les villes en Prusse est d'à peu près 800 fr. ; celle d'un maître de village ne s'élève pas a plus de 550 fr.

Un tel traitement est hors de toute proportion avec les charges auxquelles un instituteur, père de famille, est obligé de faire face.

Celle insuffisance a déterminé un usage qu'on ne peut citer assurément comme exemple à suivre, mais qui (émoigne du zèle des populations rurales en Allemagne b subvenir aux besoins des humbles fonctionnaires auxquels sont confiés les intéréls de l'éducation : dans un assez grand nombre de villages, Tinsiituteur est en possession de ce qu'on pourrait appeler le droit à la table ; il va df ner de porte en porie {Wandeltitch), et son couvert est mis successivement chez tous \es pires de famille {Hauiv&ter) de la commune ^ Il y a plus, dans les hameaux de plusieurs régences, notamment des régences d'OppeIn et de Goblentz, les habitants, plutôt que de se passer de l'instituteur pour qui n'a pu ôtre construite une maison d'é-

1. ce système est comparable à oe qui se passe encore, à rheure quPil est, daoi œrtadns départemeots de Frauce, Doiamment dans le départemeut de la Haute-Loire, où les pauvres iostituirices appartenant, sous le nom de Béates, à une sorte de tiers-ordre, ne reçoivent des municipalités aucune rémunération pécuniaire. Ces liBinmes dévouées opposent au dénûment le plus absolu un esprit d'abnégation que faii naître et que souUeat la peusée rcliijicuse; elles quêtent de porte en porte ce qui est néccsfa're au soutien de teor laborieuse existeuce.

cole, loi donnent, chacun k son tour, le gtte et le fea ; rinstituteor défient saccessivement l'hôte nocturne de tous les habitants.

En dépit de ces expédients , le sort des instituteurs de village, on le comprend , a été Tobjet de réclamations très vives. Dans un pays voisin de la Prusse, en Saxe, la loi , par imitation de la loi française , a fixé un minimum pour le traitement des maîtres d'école (450 fr.). Et, en ce moment même , l'administration supérieure en Prusse, s'occupe des moyens de mettre la situation matérielle des Instituteurs plus en rapport avec la considération dont ils sont entourés.

Toutefois, si le principe d'un minimum de traitement semble devoir être adopté par l'administration prussienne , il n'est pas question de déroger à l'usage d'après lequel les jeunes instituteurs exerçant, à leur début, en vertu d'un titre simplement provisoire, ne reçoivent un traitement normal et complet qu'après une nomination définitive.

Ne peuvent être nommés, avec un titre définitif, dès leur entrée dans la carrière, que les candidats qui, lors de l'examen, ont obtenu le brevet de capacité {WahlfUhigkeihZeugniss) de premier ordre.

Les autres doivent exercer, en vertu d'une délégation provisoire , deux années au moins dans une école publique ou privée. Ces deux années sont un temps d'épreuve a l'expiration duquel les témoignages des autorités scolaires, témoignages portant sur l'aptitude , les dispositions morales, la vocation, en un mot, peuvent seules assurer au candidat la conquête d'un titre définitif. Jusqu'à ce moment, l'instituteur n'a pas droit à la jouissance intégrale du traitement affecté au poste qu'il occupe *.

Tandis que la plus grande partie des dépenses relatives aux écoles primaires, en Prusse, est à la charge des communes , l'État y assume» au contraire, la presque totalité des frais occasionués par les écoles

normales.

Il y a en Prusse 48 écoles normales pour l'entretien desquelles l'État accorde, chaque année, une subvention de -118,955 thalers (446,084 fr.). La somme correspondante dans le budget français ne s'élève pas à 200,000 fr. Les rentes et revenus propres des établissements prussiens forment un total de 58,402 ihalers,ou de 217,282 fr.

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