Rheinische Blatter, p. 294 etsaiv.« 1S
Voilà pour la direction religieuse, ou du moins pour la conduite philosophique de Fécole.
Maintenant, comme selon Iff. Diesterweg, tous les efforts de l'humanité doivent tendre à briser Tesclavage du dogme révélé ; comme Técole est le sanctuaire où Faffranchissement doit être opéré , et l'initiation philosophique accomplie ; comme l'instituteur, dans sa lutte avec les représentants du dogme, est l'apôtre infaillible et l'instrument de cette délivrance: .
« Allons, s'écrie M. Diesterweg, pour l' entraîner aux aventures, le résultat de la guerre est sous vos yeux. Les enseignements de l'Église n'ont pas soutenu l'épreuve; les croyaRces kid^nontrables s'évanouissent à la lumière de la raison (y compris la croyance en Dieu, comme on l'a vu).... £t nous , hommes de notre siècle , nous protestants , qui protestons contre tout ce qui n'est pas démontré, élançons-nous , voiles déployées, sur la pleine mer; advienne que pourra! {Komme wasB da kônnet) Si nous ne découvrons pas ce que nous cherchons, eh bien I nous trouverons peut-être quelque autre chose de plus digne encore de nos désîi*s. Et si cet espoir vient à faillir, reste le plaisir d'un voyage en pleine n^er*. »
Voilà pour la direction sociale. Un iratn de plaisir en pleine mer, sans pilote ni boussole, quoi de mieux? Les passagers toucheront peut^tre à un port quelconque : il y a pour cela une chance sur mille. Que la société dorme donc en paix; ^et vive la pleine mer •!
1. « ...Und wenn auch dièses nicht, wir haben Freude an der Falirt aof hohem Meere. »» {Rheinische BWtter, p. 289; — 1852.)