Verordnang der Regierung la Potsdam, vom 3 Jan. IStl
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«Une telle participation à la vie de Técole, si elle est dirigée par l'esprit de sagesse, de prudence, d'amour, aura leS' effets les plus heureux; elle fera disparaître devant Tautorité ecclésiastique les obstacles qui l'entravent, et assurera son inflaenee.
Nous savons que cette sorte de collaboration multipliera les fatigues des membres du clergé ; mais nous avons la conviction que chaque pasteur trouvera en lui-même TaigDJIIon qui le poussera à rechercher les fatigues, j»
A Qoedate plus rapprochée du moment où j'écris, en 1841, ÏOberprâsideni de la province de Silésie promulgua un règlement pour les écoles appartenant aux différentes communions. Quel esprit présida à la rédaction de ce règlement?
« La direction de l'enseignement élémentaire est l'affaire du pasteur de Ja commune {ist Sache des Orispjarrers)^ qui doit s'efforcer, soit par la visite assidue des écoles, soit au moyen de conférences régulières avec les instituteurs de sa paroisse, d'eiercer une influence personnelle sur renseignement. Gela est néeessaire pour le progrès de la piété chrétienne qui doit gouverner tonte la vie.
C'est sealement sous la direction du pasteur et d'après le programme tracé par lui, que renseignement religieux peut être confié à l'instituteur; et l'on attend du pasteur, d'après la mission de confiance dont il est revêtu, qu'il dispensera lui-même, dans l'école, autant que ses autres fonctions le lui permettent, cet enseignement fondamen* tal«.»
Nous le demandons : tous ces documents de la législation prussienne ne porlent-ils pas l'empreinte de la pensée qui
i' V, ce règlenient tout entier dans le recueil : Schul-Recht und die Un- ^^chtS'Verfassupg von Schlesien, parlleinrich Simon. (Breslau, 1817.)
îDspirait la première inlerveotîoQ de l'État « da^s le règlement général de 1763 ?
Une dernière et importante eitalion va compléteri en ce qui concerne la Prusse, la démonstration que ncftis aTDns entreprise. Sous le feu des débats du parlement de Francfcfrty la question de Y émancipation de l'école sembla^ un inslâtit, devoir se résoudre dans un sens directement hostile âo sys* tème consacré parla tradition* « Lorsque la religioB) â'éeriaik M. Yischer (de Ttibingue) aux applaudissemente d*ùne grande partie de l'assemblée^, est devenue ce mécanisme qu'on appelle l'Église^ rÉtat èe trouve te dépositali^è dei M rèU§îori Aumaniiaire; TÉtat est alors plus religieux que \ê tellgiô'fl; èi c est l'État seul qtii doit dispense^ t'enseigâëtneât. « Eli bieù I l'État a re(idàssé lé rèie dddt tbiilaleot l'intè^tir dé dangereux àitiîs; 11 a alteodu cfoe le fldt d'îinë tfplittidh faètlce fût âescêndn des batitëur^ orérgefa^s où iK passioii rrfvait sôdlevé; ptiiS; le calme retenu, à la prdp(]fs}lidd qfai lui était faîte de répudier lé Goinebors de l'Église dans YcRtiné de l'édiicatiotty il a répdndu pàf le Htanifèste suivaiit, âdreâtéâ tôuies les régeilces de la mctoarcbie :
a On a, dans les dernières années, entrètentt Ift péBâéé qné la dlfectidn morale des écoles subiraiiflesfèhâogèiîiétitëesséntlel9« Un tel motif ne doit aujourd'hui avoir âUônde Ififlaeneé sur la manière dont s'exerce l'inspeètiotf sdèlaïre i (;tfr oïl A acquis la èonvietion de plus en pflos fondée, que la prospérité de l'école primaire dépend dé son union Intin^e avec l'Église {©on ihrer irmigen Verbindung mit der Kitche abhângig ist). Il y a lieu, pour le Gouvernement, de saisir l'occasion âè resserrer ces liens sous tous les rapports; en déclarant que les prescriptions légales actuelles relatives à l'inspection exercée par l'État, au moyen d'instruments ecclésiastiques,
i. Discussion sur le projet du comité des écoles*
(dureh kirchKchê Organe) seront exécatées dans leur application la plos complète. Le detoir des Si^erintendenfen royaaï^ et des pasteurs est de se consacrer à cette inspection, flon pas accessoirement, mais de la manière la plus active, et comme à une partie essentielle de leurs fonctions, ainsi que le conseil supérieur de l'Église évangéiique le leur a rappelé^ sur mon invitation, par l'intermédiaire des consistoires royaux ^ Je ferai en sorte que les évéques catholièpiés, de leur côté,' dou-^ nent un semblable avis aux ecclésiastiques qui leur sont soumis. — En consécjoence; la Régence doit avertir totiÉ lèst surintendants, doyens, Inspecteurs de cercle, |)asteurs, qu'ils aient à inspecter souvent et avec tout le soin nécessaire les écoles placées sous leur juridiction, à soutenir et assister les maîtres faibles, spécialement en ce qui concerne l'instruction religieuse. La tenue des conférences paroissiales et synodales d'instituteurs peut entretenir entré les écoles d'un même cercle' une unité favorable à l'instruction et à Téducation : je laissé à la Régence le soin de donner, au sujet de ces conférences, des pkgcrlptîdns en accord avec les réglements actuels.
Signé : Le ministre des cultes, de l'instruction publique et des affaires médicales,
Rauher. t
Berlin, !•' octobre 1851.
Ou le voit : qèellès qu'aient été les âceusatiôn^ fèrrbulée^ paf*
1. Les Superintendenten, dans Péglise protestante prussienne, sont les instruments et les organes dl^s consistoires. Ils exercent une juridiction morale, une inspection ecclésiastique sur des circonscriptions plus ou nfioins étendues.
2. Circulaire (21 juillet 1851) adressée par VOhèr'Kirchen'Raih aux consistoires.
3. F., pour les conférences d'instituteurs, les détails donnés dans la section II de ce chapitre.
la passion, rÉtat, en Prusse, n'a jamais, dans le domaine de rinstruction primaire, porté atteinte aux principes qu'il recueillait des mains de la tradition ; et non-seulement il n'a pas porté atteinte à ces principes, mais il les a défendus contre l'esprit sophistique, contre Tesprit révolutionnaire, et, ce qui était plus difficile encore, contre les défaillances de l'esprit ecclésiastique. Ce n'est donc pas l'État qu'il faut accuser de la perturbation morale que nous avons constatée dans la direction de l'enseignement primaire; c'est lui, au contraire, qui, au sein du protestantisme prussien, a été le représentant de l'idée traditionnelle dans l'éducation du peuple.
Poursuivons nos études, sur le point qui nous occupe, dans les autres pays de l'Allemagne septentrionale.
n. — Royaume de Saxe.
L'instruction primaire, en Saxe, est régie par la loi du 6 juin 4835 et par le règlement pour l'application de cette loi, en date du 9 juin de la même année.
i» Ces deux actes sont l'expression et le résumé d'un état de choses qui est lui-même, à peu près, le modèle de l'organisation scolaire de la Prusse; car c'est du mouvement imprimé par rélecteur de Saxe, sous l'influence de Luther, que date, —je l'ai montré plus haut, — le système actuellement en vigueur dans l'Allemagne septentrionale. Eh bien! je lis dans la loi du 6 juin 1835, art. 69 :
« L'inspection immédiate de l'école appartient a l'autorité locale, et, en ce qui concerne l'enseignement et la discipline, est spécialement réservée au pasteur. >
Et art. 75 :
c Toutes les fois que, dans le conseil communal, il est
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qoestion d'affaires d'écoles, le pasteur assiste à la réuDion et la préside'. »
Voilà le rôle donné par la loi de Saxe an représentant de l'autorité ecclésiastique ; quant à ce qui concerne l'instrao» tion, que dit le règlement dont nous avons parlé?
c L'instruction religieuse embrasse dans les écoles évangéliques le dogme et la morale chrétiennes, l'explication de la Bible et da catéchisme, l'histoire du christianisme et spécialement de la réformation. Elle doit être donnée de manière à ce que la jeunesse ne se borne pas à apprendre par cœur des formules et des mots, mais à ce que Tintelligence des vérités soit claire et sûre ; à ce que la foi soit vivante et solidement fondée.. • Dans l'école même, une leçon de religion doit avoir pour but de repasser les idées qui ont été le sujet de la prédication entendue à l'église*. >*
Ce n'est pais tout ; un arrêté ministériel du 23 août 1843 ordonne :
« Que les pasteurs et les maîtres fassent en sorte que les élèves âgés de dix ans assistent au service religieux le plus régulièrement possible ;
« Que les pasteurs, d'accord avec les comités d'écoles et les conseils communaux, prennent des mesures à cet égard pour écarter tous les obstacles. »
La loi de 1851 et l'ordonnance du 5 mai de la même année n'ont fait que confirmer les prescriptions que je viens de rapporter. Les actes du Gouvernement, en Saxe, ont répondu aux mesures législatives. En 1841 , le ministère supprimait les annales hégéliennes qui , sous prétexte de philosophie , met*
1. Codex der Sachsischen Elementar'Volksschulef publié, en 1S52, par les ordres de M. le baron de Beust , ministre des affaires étrangères et de rinstruction publique.
2. Verordnung zum Gesetze iiber dos Elementar'VoUcS'Schulwesen» vom 9 JuD. 18S5.
taient k néant toute vérité apqnise; en 1880, il a purgé les écoles de maîtres et d'écrits qui viciaient renseignement à sa source. Il 7 Q huit années, le roi de Saxe appelait les représentants du pays è Tasçister < dans la lutte contre l'esprit qui veut renverser l'Église et bouleverser dans l'école les fondements de l'ordre moral '. » Aujourd'hui, le président du Gon* seil, M. le baron de Beust, a réuni le ministère de l'instruction publique au département des affaires étrangères, afin de reeonstituer, d'une main ferme, If enseignement moral de la génération nouvelle, jspr la base raffermie de la tr^ditioq.
IH. — Hanqipe.
En H^nqvre, mi^me attitude de la napt de ['^(^t; ipèmes principes fondamentaux invoqués p^r l^i :
« L'instruction dans les écoles du peuple, dit la loi, est placée, selon le statut constitutionnel du pays {nach MassgcAe de^ Landesver/a$sungs-Gesetzes)y sous l'inspection du pasteur et des ministres ecclésiastiques compétents. 9
Les commotions sociales où l'esprit anti-chrétien inspirait partout, ep Allemagne, l'esprit réyplptionnaire, ont fait penser pu gouvernement de Hanovre qu'il devait donner à l'autorité religieuse, dans l'éducation popmlair^. upe part plus large epcore que dqn§ le p^^s^. Je lis d^ns rordpf)pance royale dei850«:
« L'école primaire dirigée jusqu'à ce jour sous le nom d'Ecole chrétienne, ge^rde son caractère chrétien confessionnel (art. V^).
a L'Église a le droit de prendre, parles organes qu'elle cI^pIMt) une connaissance assidue de la manière dont sqnt