Trêves
BÔLE DE l'État. 4 55
faûts élevés chez leurs parents. Dites élèves des classes inférieures des gyitinasés, on voit disparaître enllèreineDt une lacube purement apparente; et l'on acquiert la fcertitiide que, sauf quelques exceptions très rares, l'universalité des enfants, eu Allemagne, et spécialemèùt en Prusse, profite régulièrement des bienfaits de l'instruction primaire.
II n'est pas sans intérêt de connaître dans quelle proportion » pour chacune des provinces prussiennes, on peut constater, de la part des enfaùts, un défaut de participation à renseignement de l'école. On verra combien cette proportion est faible, même dans les provinces relativement les moins favorisées.
proportion du nombro det tofrnti MaaiM NOMS »ES R^BMCBS. i l>Uif«tioo d« rcnMÎgnemo»! qui m
fréqutntoDt pat réoolo.
Merseburg 0,15
Magdeburg 0,46
Erfurt 1,83
Liegnitz 2,18
Poisdam 2,25
Aix-la-Chapelle 2,28
Coblenz 2,20
Cologne • . 2,40
DUsseldort. : 2,90
Francfort 2,08
Breslaa. ...••... 3,02
Miînster 3,03
Amsberg 8,38
Minden.. 8,92
Stettin 3,99
Trêves 4,14
Oppeln 4,65
Côsiin 5,05
Kœnigsberg 5,95
Berlin 5,16
Banzig 4,87
Bromberg 9,35
Stralsund 6,08
Gumbinnen 6,13
Marienwerder 6,84
Posen 6,84
Ainsi, en Prusse, plus de la sixième partie de la population fréquente les écoles, et les fréquente, notons ce point, comme le voulait déjà le règlement général de 1765» d'une façon régulière et permanente.
Ce résultat paraîtra plus frappant encore, si Ton compare la situation scolaire de 1* Allemagne avec l'état actuel des choses en Angleterre et en France.
En dehors même des données fournies par une statistique scolaire générale, des faits particuliers, en ce qui concerne l'Angleterre, jettent une vive lumière sur le point important dont on parle. Une adresse présentée en 1850 au parlement, par Vunion des écoles du Lancashire, commence ainsi : «Près de la moitié des habitants de cette grande nation ne sait ni lire ni écrire, et, de l'autre moitié, une grande partie ne po&sède que la plus misérable instruction. »
Il y a quelques années, M. Moseley, inspecteur du gouvernement de la reine*, constatait, dans un rapport où les observations portaient sur 112 localités, que les enfants y profitaient des écoles dans la proportion de 2 sur 59. Sur 11,872, 5,805 pouvaient à peine épeler; 2,026 lisaient couramment. De 100 élèves sortant des écoles, 75 n'étaient pas en état de lire le texte de la Bible. Pour Tarithmétique, 1 élève sur 5 quittait l'école sans en avoir la' moindre notion.
H. Moseley s'assurait encore que i enfant sur 38, à Blackburn, allait à l'école ; à Manchester et à Boston, i sur 40, etc.,
En résumé, et d'après les estimations les plus modérées^, près d'un million d'enfants en Angleterre s'élèvent encore, à l'heure qu'il est, en dehors de toute instruction.
La France, sans aucun doute, a sur l'Angleterre, au point