‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord, et de ses rapports avec les doctrinesChapitre 51 sur 107 · Pascal, Grandeur et misère de Vhomme · texte numérisé non relu

Pascal, Grandeur et misère de Vhomme

cérité de son esprit, me Gerirud : le rôle de l'idée religieii^ y est à peine indiqué ; cette idée n'y est guère qu'une sorte de théorie de l'entendement. Dans les NachJbrscAungen^ que devient le christianisme? une simple donnée morale, lises, enfin, le livre de Léonard et Gerirude : le représentant du dogme, l'homme de l'autorité disparait dans la personne de Léonard. Que reste-t-il? non le pasteur qui enseigne, mais le moraliste qui conseille.

Or» à quoi bon l'Église, si elle n'est plus que l'interprète bé* névole d'une morale générale ? si elle n'apparait point comme la source féconde de certaines vertus réservées, s'épanouissant dans l'atmosphère qu'elle a vivifiée de son souffle? Chose di« gne de remarque I Schleiermacher a mieux compris que Pestalozzi ] le philosophe a saisi plus pratiquement que le pédagogue la mission qui, dans l'œuvre de l'éducation , appartient à l'Église : «L'Église et l'État font alliance, dit Schleiermacher; pour le second, la tâche principale est le développement des facultés intellectuelles; à la communauté chrétienne appartient la culture morale de l'àme^ ; » et c'est, à ses yeux, le grand caractère des siècles modernes, qu'à la différence des temps anciens, l'Église peut y développer sa vie, sans être absorbée par l'Étal' : l'Église, la Famille, l'État, voilk, pour lui, les trois

1. Becherches sur la marche de la rMture dans le développement de TAumanité; ce titre pdmpeot cache le Vide de l*oovrage ; Peatalozzi lui-même a écrit au sujet de ce livre : « Je ue trouvais pas deux hommes qui ne me donnassent à entendre qu'ils regardaient tout le livre comme an gaUmatias,.,El maintenant eucore, un homme de mérite et qui m'est attaché, me répète avec la franchise helvétique : N'est-ce pas, vous sentiez bleo, quand vous écrivtei ce livre , que vous ne saviec pas préctsémenl ce que vous vouliez?* ^

2. « ...Er (der Staat) wird sagen : ich erkenne die christlicbe Gemeinscbaft an als vorzuglichauf Bildungder Gesinnung berechnet, wSbrend bei mir Bildung des Talents die Hauptsache ist.* ( ChristliehéSitte, s. S29.)

V, aussi Touvrage intitulé : Die Idée der Volkschule nach den Sdvrifi^ Fr, Schle%ermacher*s, — Leipsig, 1852.

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