‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord, et de ses rapports avec les doctrinesChapitre 55 sur 107 · Die L&sung der gesselUchaftlichen Frage. Voy. p · texte numérisé non relu

Die L&sung der gesselUchaftlichen Frage. Voy. p

B*écriaitde son côté, CarlGnin, de s'approprier enfin les résulta ts de la philosophiede l'histoire: ce résultat, e'estla jouissance de ce monde, et V organisation des cinq sens, » L'école, on le voit, n'avait rien à envier aux enseignements tombés de si haut.

On admettra sans peine que l'État n'ait pas eu une confiance illimitée dans les fruits d'une éducation inaugurée sous de tels auspices. Depuis que les principes conservateurs ont reconquis droit de cité, la plupart des écoles hégéliennes ont partagé le %o\\Ae^libres communes^. Une des dernières qui aientsurvécu, est l'école de la libre commune de Hambou rg. Un décret du sénat l'a supprimée au mois de février 48S3. Les considérants de ce décret portaient « que, la commune ayant reniéle christianisme de la manière la plus patente, pour se vouer à l'athéisme', le sénat, eu tant qu'autorité chrétienne, n'avait pu souffrir plus longtemps l'influence pernicieuse d'une telle association, et de son enseignement, sur l'éducation de la jeunesse. »

Ainsi de tant d'autres écoles.

1. Jahrbiicher derfreien deutschen Académie, Francfort, 1S49.

2. Le ministre de Tintérieur de Prusse disait, dans la circulaire adressée aux présidents des provinces, le S9 septembre 1851 :

« Le développement qu'ont reçu dans les dernières années les oomma-> nautés dites librts communes^ a prouvé qu'elles ne sont pas tant des so- «étés religieuses que des réunions politiques tendant à propager les principes destructeurs de Tordre social... C'est donc le devoir de l'État de les combattre avec tous les moyens légaux. •

Âquoi, dans sa naïveté d'apôtre, le pasteur Uhlich répondait: • Nous ne sommes pas des sociétés religieuses ! c'est là un bien vieux grief. La mesure que les fonctionnaires de Tempire romain appli quaient aux idées religieuses d'alors, ne convenait pas aux communautés chrétiennes naissantes. Celles-ci n'adoraient pas les dieux; donc elles étaient convaincues d'aihéisme Ainsi de nous, les nouveaux chrétiens! ■ {SonntagS'Blatt,, 1S52, 7 mars).

3. «... Die Gemeinde habe das Christenthum aufs entscbiedenste verleugnet, und sich dem Atbeismus zugewendet... n

Naturellement, les Rheinische Blatter ont jeté feu et flamme contre la suppression de cette école. « Les pères et les mères vont-ils être contraints d'envoyer leurs enfants à des écoles où le catéchisme de Luther, la Bible

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A Theure qu'il est, la propagande anllehrétienne et athée ne s'eterce plas guère an grand jour. Mais, il ne faut pas se le dissimuler, de louables efforts viendront se briser trop souvent contre des éoueils redoutables, écueils aujourd'hui voilés peut-être aux regards qui effleurent les surfaces, mais que, dans la tempête, le choc du navire révélera tout à coup. Le poison a pénétré, sur bien des points , jusqu'au cœur même de la société, au foyer de la famille. Et lorsque l'une des écoles condamnées disparait sous la main vengeresse de l'État, le parti frappé répond avec cette assurance que lui donne la conscience de sa force :

« Que pouvez-vous faire? Disperser nos assemblées, interdire la parole à nos maîtres, étoufrer notre vie publique; eh bien! nous fortifierons nos convictions dans le cercle intime de nos amis, nous échaufferons notre vie religieuse au foyer de la famille; si nous n'écoutons plus l'enseignement de nos maîtres, du moins nous pouvons lire... à vous, en attendant, à vous qui avez la force, de prouver que la vieille religion a conservé la vie, à vous de rendre le peuple heureux et de réaliser le ciel sur la terre I Car, sachez-le bien, l'antique moyen de consoler les douleurs d'ici bas par les joies futures de Vautre monde ^ ce moyen n'est plus de mise^.. A l'œuvre vdonc ! »

« Et d'ailleurs, continue le pasteur Uhlich, les enfants ne sont pas seulement les enfants de pères et de mères que l'on peut contraindre de les envoyer aux écoles et aux églises où l'on enseigne le dogme du passé; ils sont aussi les enfants du dix-

etle Gesanghuch sont Palpha e) l*ôinéga ! »— et la feuille de M. Diesterweg a trouvé ce singulier argument : • Quoi 1 on accuse d'athéisme Pécole de la libre commune , quand il est de notoriété qu'on ne s'y occupait en aucune façon d'instruction religieuse quelconque ! •

1. t Denn die Vertrôstung Uber den Jammer der Erde auf den Jubel des jenseitigen Himmels, nein, die hilft auch bei dem AltglSiubigsten nicht inehr.> (Sonntags Blatt^ 14 mars, 1852).

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neavièine siècle, enfanU de cet esprit humain qui, dans Ténergie de son développement, a déjà brisé tant de vieilles chai« nés. Chaque aspiration apporte à leur poitrine non-seulement Fair vivifiant, mais aussi l'esprit du siècle. Et, quand, le soir, au foyer de la famille, ils entendront bafouer ce qui leur aura été dit, le jour, à l'école, nous verrons de quelle main la semence sera le mieux reçue dans leurs jeunes âmes, quels germes s'y enracineront et s'y développeront avec le plus de puissance. »

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