‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord, et de ses rapports avec les doctrinesChapitre 95 sur 107 · ay x · texte numérisé non relu

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On sait qu'il y a, dans tQuUs les universités d'Allemagne, trois elMMs de profeiMurs : les professeurs ordinaires ou titulaires {or* dmtliehe); les professeurs extraordinaires (auêierordentliche) répondant à peu près aux professeurs adjotnls de nos Facultés; les privat'doeenten, dont la position est analogue k celle des agrégés de médecine en France. Les professeurs ordinaires et les professeurs extraordinaires reçoivent seuls un traitement de TElat, et, naturellement, le chiffre du traitement des premiers est beaucoup plus élevé que celui du traitement des seconds.

A l'Université de Berlin, qui compte cinquante-deux professeurs ordinaires et quannle-^deux professeurs extraordinaires, la moyenne des traitements pour les premiers (ces traitements varient selon la nature de l'enseignement) est la suivante : 4,500 thalers (5,025 fr.) pour les professeurs de théologie ; -1 ,460 thalers pour les professeurs de droit; 4,4tO thalers pour les professeurs de médecine; ^1,500 pour les professeurs de philosophie. Le traitement des professeurs extraordinaires est de 58€ à 580 thalers (de i ,4S5 \ 4 ,950 francs).

Ces traitements fixes, on ne l'ignore pas, ne constituent point les seuls revenus des professeurs dans les universités allemandes, tant s'en faut 1 Ces traitements répondent aux leçons gratuites {légère publiée) que les professeurs sont tenus de faire. Mais en dehors de ces leçons, lesquelles sont peu nombreuses et les moins importantes, les professeurs donnent des cours {lesen àin Collegium) sur des sujets déterminés par leur libre choix. Ce sont ces oours qu^on appelle leçons privées {légère priveUim). Voici, par exemploi comment le programme de •1852 annonçait les cours du célèbre philologue Bopp :

F. Boi»^, docteur.

L Puhliûé selectos Rig-VedeS hymnoa inierpretabitur d. sat* k. UI-IV.

II. Privaîim -!<> grammallcam oomparativam linguarum grieese, laUnn et gemanicA d. Lun» Mart. ioT« h. tlMT. tradet. — 2° Gram* naticam sanscritam, duce libro sue mineM (éd. 2. 4845), docebiti d« Lun. Mart. Jov. h. II-llL

Or, ces Itçons privées sont pa)rées pat chaque étudiant au taux de 20 fr. environ pour un semestre. El ponr peu que le professeur ti§e ikiix ou trois coUigeê^ ce qui arrive sentent, avec 4 00 ou 4 50

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«lèvei par ooim, le tupplédieiit do traitement, on le Toit, triple ou quadruple le principal.

Une telle organisaiion semble fonctionner eu Allemagne au grand . profit, tout à la fois, de la science, des professeurs et des élèt es. La situation financière des professeurs peut être, on le comprend, très avantageuse, sans que l'Etat dépasse, en aucune façon, les limites de crédit alloué pour le traitement fixe, crédit qui se monte, nous l'avons dit, à la somme de 297,745 ihalers, ou 4 ,446,431 fr«

n. —INSTRUCTION SECONDAIRE.

La Prusse compte 4 40 établissements publies d'instruction secondaire, parmi lesquels 440 gymnases, c*est*i*dire 440 insHtutions où le programme des études reçoit un complet développement ^

1. Ce tfeti pais ici le lieu de discuter ce programme ni de le comparer au D6tre. Je puis du moins le faire connaître. En examinant la répartition des objets d'enseignement, on remarquera te soin aVec lequel sont attribuées aux classes de la division inférieure les études nécessaires à tous. L'expérience de l'Allemagne fait ressortir la sagesse de la réforme qui a placé renseignement de la géographie et de l'histoire nationales, ainsi que de rariihmétique dans la diviskm de grammaire, La première partie des études en France, comme au delà du R^iin, forme aujourd'hui, grice à cette réforme, une sorte de cours complet, dont beaucoup de fatnileB peutent se coatenter, mais qui est en même temps la préparation à un enseigneiiieot plus élevé.

Voioi le tableau des leçons qui ont été données au gyniuiM français à lerMueB isn :

niËHIÊRE CLASSE.

{inspecteur spécial : U IHreclâur*)

i, BêUgkm* (s leç. p» aani*) lo bhrer s niatoiM ecdéttasUqae depali oenstSAtis le Grand jusqu'à la Réforme. RépétiOoo des siàctes anlériettrt. »• In éié : BxplieatiM 4e TËpItre aux PiiUippieDs sur rorigiiial. — MpéaUon da notrodactioD «n Ihrrei da lloayeau Testament. — FaHrniar»

a. Bt^rw, (S leç. p. Mm.) Ilé|»étitiOB de la partie étsmiotaefqiw de la gramaiaire. — Kip"iM>!^^ de la Geoése^ diap. l-a, de rcxoda, ciiap. i-4, il, dae Juges, cliapL w-li, des loist <• n, «- n. • il d» p«aoniGX]M2k<^ Uo déealoetto et quelqueB psaunas ont été appris par coeur. •— Thèmes, version latine et analyse graamtioala de paaiuMs liif an pariicttiier. •- aobmidt.

s. Grec. (6 leç. p. sem.) Sophocle, Antigène. — HoUSre, fHÊÊéi^ dMMl t>V» En otttve Jai^tCB eol la une pariia de llHadean partieaMer.

PlatoB» rtiédoo, chap* f*«4 et la Sa depois diapb 68. MmoaUitee , les liaraiigmi Oiyatiennaa et la iroiiiteie PMtppiqai. -^ Bxtaaiporalia. — Kfamer.

4. LaUn. (10 leç. p. sem.) Horace, Odes, liv. il-UI, ISi L'fipltre aui Msom. Desodai atoideB ont été appriaei par eoiir . -^ Kraïaar (S le(.)i aKa

Tacila, Anoaies, ijr. JUU-XV. m~ oieéroB, MHnatlo ta Q, CKdSttm, in C. Terreiki Actio I, Aotioofts II» lib. 1 «t Kb. IV Wt. BxtenporaHa, itièBies, composlthms; les écoliers 4Nit lu cfaex aux Gkéroa 4$ û§ieUê et le premier N vre des Histoires de taeite ; de temps en temps ils ont récité des discours composés par eux-toémes, et soutenu des thèses. — M M ll a ck (7 toç.).

5. Français, 19 leç. ^ aoni.) tfiiaira de la NctÉratnre depoit ses brig ia e siu Bqtfan mlUeu

Berlin a 6 gymnases pour 570,000 habitants; Breslau 4 pour 90,000 ; Magdebourg 2 pour 50,000 ; Halle 2 pour 27,000, etc.

du dix-septièaie siède. — Lecture de quelques Oraisons funèbres de Bossuet, de quelques Discours de réceptioo de divers auteurs et des Femmes Savatttes de Molière. »— Compositions et analyses d'ouvrages lus par les élèves. — de la Harpe.

6. Allemand, (2 leç. p. sem.) Histoire de la littérature depuis 1770 jusqu'à la mort de Gcetbe (en biver); depuis ses origines jusqu'à 1300 (en été). — Compositions et discours prononcés en classe. — Kramer.

7. Anglais. (S leç. p. sem.) Lecture du Siège de Corinihe^ de morceaux clioisis de Chiide Harold par Bynm et de quelques chapitres des Sketches by Box. — Discussion de plusieurs chapitres de la grammaire de Folsing en anglais; extemporalia et traductions orales de l'allemand en anglais; compositions. — Franz.

g. Bistoîre» (3 leç. p. sem.) Histoire universelle depuis la guerre de trente ans jusqu'à la seconde paix de Paris. ^ Répétition de l'Iiistoire ancienne. — Kramer.

9. UalhémoHques. (4 leç. p. sem.) En hiver : La stéréométrie (3 leç).— Problèmes d*algèbre et de planimétrie (l leç.). — En été : Équations du second degré à plusieurs inconnues; équations cubiques; théorème du binôme; problèmes de trigonométrie et de stéréométrie. — Joachimsthal.

10. Physique. (S leç. p. sem.) Les éléments de l'astronomie. — Le galvauisme. — Joachimsthal.

11. PhUosopfûe. (1 leç. p. sem.) Les éléments de la logique. — Eramer.

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