‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 109 sur 136 · Circulaire du SI octobre aux Recteurs · texte numérisé non relu

Circulaire du SI octobre aux Recteurs

CONCLUSIONS

nétrer dans l'école normale des jeunes gens dëpoarrai des eod^ naissances les plus élémentaires, force est bien de leur ineol^ qaer ces connaissances; et ce n'est pas tro[t de detix années^ à coup sûr^ pour défricher ces esprits incnltes. Dès lors, Técole normale disparaît poor faire place à Técole (irimaire; et pett* dent deux années, dans un établissement qui atait pour mis*^ sîon de former des maîtres, renseignement^ est réduit A cèd termes : lecture, récitation^ écriture, langue française ^ calcul. Par une étrange eompensation, lès études qui, pour laisser dans l'esprit autre chose que del» mot! i detrâieflt être faites avec réflexion, et conséquemment être distribuées entre les trois cours, se trouvent accdtDUlées dans Tespaeede quelques mois. C'est dans la dernière année que les élète8«maitres sont contraints des'occupersimultanéfnebt : do calcul appliqué aux opérations pratiques, de physique^ d'histoire tta^' turelle, d'agriculture et d'horticulture^ d'arpentagè et de tli^ vellement, de dessin linéaire, de géographie et d'histolM!

Il serait difficile d'à ttendre un résultat sérieOl d'études poursuivies en de semblables codditiodS } et dons eroyods M poiht nous tromper en affirmant qtté paS Ud directeur d'éedle dOt^ maie ne peut, en pratique , s'edfermèr ëlaetéttiedt dadë \% cadre que le Règlement de 1851 tm^Ose à la répëflitidta dea cours. Ed vain , dirait-od qu'Od a {itéeiséniedt tbdih â{iH> poser le programme de telle sorte t}dë; pût Id fot*ce tdfltbtf des choses, les études scientifiques des instituteurs futurs demeurassedt circonscrites ed dès lidiitès très éttliitèë. Od se htéprendrail étradgènient, dhds cette hyt)dthè«è, Mr le bdt qiî'U est désirable d'àtteiddre, et sdt lé dadger qd'il importé d'éviter. Nous ne voyods pas èe qd'od gagdè, éôd&adcdd iliit|)ôrt, à rendre les études sdperflcièlles. Ce ne sodt pas le» choses qui sont péHIIedsés, (se sont leê ttdtd; ce d'est pa^ la teiedcé réelle qu'il faut craindre, c'est la demi-science. Or, dans les conditions du règlement actuel , 6d b'ëSt ëërteb pûs la

science réelle qu'il est possible de donner aox élèves-maitres. Et de toutes les matières qui , dans une sorte de toorbilloD scientifique, passent si rapidement sous leurs yeux, que peot- 11 rester, sinon une vaine et stérile nomenclature? An reste, nous le disions ailleurs, et nous le répétons avec pins d'assurance, après avoir étudié les établissements d'Angleterre et d'Allemagne, le succès moral des écoles normales n'est pas attaché au plus ou moins d'étendue du programme : il dépend de la direction de l'enseignement, c Adressez-vous au sentiment qui est à la fois préservatif et remède, au sentiment religieui; à la vanité ignorante ou savante, opposez cette conviction que Dieu fait honneur à l'homme en rappelant à développer les germes déposés dans les Ames des plus petits; faites jaillir de la source divine, avec l'humilité qui s'oublie, le dévouement qui s'immole ; chargez de cette mission un directeur habile; et, sur de tels fondements, élevez si haut qu'il vous plaira l'édifice de la science ; car alors, loin de menacer la société, il la protège ^ »

Il faut donc, dès la première année, faire participer les élèves-maitres aux différents objets d'étude, et répartir l'enseignement entre les trois années, proportionnellement à la force progressive des cours. Tout autre plan n'est que l'impuissance organisée; tout autre système part d'un principe faux et aboutit à une déception.

lY. — Rétablir dans le programme des études normales, sous un nom très modeste,— principes d'éducation, tenue de l'école, etc., — les parties de l'enseignement pédagogique indispensables pour la direction intelligente d'une classe.

Comme tout,dans l'école normale, doitaboutir à la pratique, il importe que cet enseignement ait son point de départ et son

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