‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 15 sur 136 · REVUE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

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d'une nature dëcbae. Elle a pour objet d'éclairer rintelligence obscurcie et de relever une volonté qui s'égare.

La réhabilitation a lieu par la grâce de Dieu qui se sert du travail de l'homme^ Conséquemment, Téducation est, avant tout, l'initiation de l'âme à la foi chrétienne ; les connaissances profanes doivent elles-mêmes aboutir à ce but suprême comme les rayons convergent vers le centre ; et le développement des facultés, s'il a lieu en dehors de l'inspiration qui en doit être la loi, devient nuisible au lieu d'être utile*.

Au second point de vue, l'éducation est la transmission de l'eosemble des traditions politiques et morales qui constituent la rie d'un peuple. L'enfant, de très bonne heure, doit être formé pour le milieu dans lequel il est appelé à vivre. Ce n'est pas l'individu qui doit essayer de transformer la société, pour la faire à son image, c'est la société qui prépare le moule dans lequel l'individu doit être jeté. A la hiérarchie d'après laquelle sont distribuées les différentes classes au sein de l'État doivent correspondre, dans leur variété, les degrés de l'éducation chez un peuple.

Telles sont, dans leur expression la plus générale, les idées qui, durant l'époque où l'école fut l'annexé de Y Église^ présidèrent, dans l'Allemagne protestante comme dans l'Allemagne catholique, à la direction de l'instruction populaire. Ce n'est pas le lieu de présenter la critique de ces idées ; je ne discute pas en ce moitient, je constate.

1. Spener, dont le piétisme, très différent de ce qu^on appelle aujourd'hui pi^tûme en Allemagne, insiste beaucoup plus que le dogmatisme de l'Qther, on sait pourquoi, sur • le travail de Phomme • et • le mérite des œavres, • Spener aurait, à cet égard, relativement au luthéranisme pri initif , une ceriaine teinte d'hétérodoxie : • Ailes , dit-il , zur Praxis des Glaobens und Lebens gerichtet werden muss. • (Pta desideria , p. 88 et poiitm.)

3. «Wer an Geschicklichkeit wachse, und nicht an guten Sitten, der lernemehr hinler sich, als vor sich. • (Spener, op. cit., p. 87.) — CL l'Ulher, pa^stm ; Rambach, der wohlunterwiesene Informator^ etc.

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