‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 92 sur 136 · HIVER · texte numérisé non relu

HIVER

Élude duNouiau -Testament.

Étude de la irase composée, ïmpositions.

Continuation.

Fractions.

Géométrie.

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Introduction k l'histoire biblique. Lecture et explication de la Bible. Y joindre les faits de l'histoire uniterselle.

Analyse. Étude de tous les membres du discours.

Composition écrite.

Lecture méthodique. Exposé 0ral de ce qui a étélu.RéciUtion.

Nombres entiers. Insister sur le calcul oral.

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Religion.

Pédagogie et étude des méthodes.

Langue allemande.

Grammaire.

Lecture.

Arithmétique.

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Gontinaation.

Chants religieux et patriotiques.

Piano, orgue.

Violon.

Étude des transitions. Exercices.

Géographie des cinq parties du monde.

Étude des animaux.

R61e de l'instituteur dans la commune.

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Continuation.

Écriture sous la dictée.

Continuation.

Piano et orgue pour exercices religieux.

Accord de la septième. Exercices.

Géographie de l'Europe.

Étude des plantes (1).

Histoire d'Allemagne.

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Calligraphie.

Écriture au crayon, à la craie.

Continuation.

Piano et orgne.

Étude du triton.

Géographie de l'Allemagne.

Étude des pierres.

Histoire de la Hesse-ÉIectorale.

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Écriture que et lati

Exercici mentaires.

chant.

Piano.

Étude < tervalles.

Étude c natal, et lectorat de

Chant.

Piano, orgue, violon.

Basse.

Géographie.

Histoire naturelle.

1 Histoire.

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§ 14. — La distribution de renseignement entre les mattres se fait à l'amiable entre eai, selon les goûts et le talent de chacun. Elle doit être approuvée par la Régence provinciale. Le directeur est tenu d'enseigner par semaine, pendant dixhuit heures; le maître en second, pendant vingt-quatre; le maitrede musique, pendant trente, et le maître supplémentaire pendant vingt-cinq. L'enseignement de la religion, delà pédagogie, de la méthodique et les leçons sur le rôle de l'iastituteur sont réservés au directeur. «

On le voitj ce principe de la répartition des objets d'enseignement entre les trois années d'étude est nettement poaé :

c Dans les cours de première et seconde année, les séminaristes apprennent comme disciples ce que, plus fard, ils doivent enseigner comme maîtres. Le cours de troisième année est consacré au développement progressif de l'instituteur et Ton 1*7 ramène tout à l'application. >»

Les Allemands résument sous trois mots le caractère des enseignements attribués h chacune des années : h la première, l'instruction formelle, c'est-à-dire l'instruction qui a pour but derendrelesjeunesgensaptesà saisiretàcomparer; qui ouvre les facultés de Tesprit comme autant de /ormes aux conceptions du bon et du vrai; — à la seconde année, l'instruction matérielle^ c'est-è-dire l'ensemble des connaissances positives nécessaires à l'accomplissement de la vocation d'instituteur; — à la troisième annéeenûn, Vinslruciion pratique, c'est-à-dire celle qui témoigne de Thabiletédu maître à enseigner ce qu'il a appris, à transmettre ce qu'il a reçu.

Le cours des éludes est organisé selon ce système au séminaire catholique de Fulda, comme au séminaire de Berlin, comme dans tous les séminaires d'outre-Rhin; et cette organisation, il faut bien le reconnaître, n'est que l'application

ÉCOLES NORMALES D' INSTITUTEURS. 263

des lois d'oDe saine méthode et des prescriptions du bon sens.

II est à peine besoin de faire remarquer la place importante qui est réservée, dans les programmes des séminaires allemands, à renseignement de la science pédagogique.

Sous la Leçon des faits et la lumière de Texpérience, on a banni de cette étude, nous l'avons dit, les développements qui pouvaient en compromettre le but ; la lecture du règlement récemment promulgué en Prusse ne laissera aucun doute à cet égard. Mais on n'eût pas compris au delà du Rhin que l'abus » sur ce point , pût amener à condamner le principe. On ne juge pas admissible, dans les séminaires allemands, qu'un instituteur puisse aborder sa difficile mission sans avoir des notions suffissAtes de la science de l'éducation, sans savoir ni d'où il vient, ni par où il marche, ni où il va. On ne regarde pas comme dangereux de donner aux futurs maîtres quelques idées claires sur les facultés de l'esprit qu'ils sont appelés à cultiver, et Ton ne croit pas tout perdu parce qu'on les entretient, dans des leçons d'un caractère essentiellement pratique, de Tapplicalion de ces facultés aux diverses branches d'étude. C'est pourquoi, dans les séminaires placés sous l'influence de l'évéque de Fulda ou de l'archevêque de Cologne, comme dans les séminaires protestants de Berlin, d'Esslingen, ou de Hôrs« etc., un cours spécial de pédagogie, sous le nom de science de Vécole^ est professé pour les élèves-maitres de troisième année. On s'est effrayé, ailleurs, à une certaine époque, des tendances que pouvait faire nailre4]n cours de ce genre chez de futurs maîtres d'école. Nous croyons qu'on s'est préoccupé du mot sans se rendre compte de la chose. Un instituteur sans principes pédagogiques, c'est un pilote sans boussole ; les mêmes écueils restent pour le pilote; on lui enlève seulement les moyens de les signaler.

Dans les conditions particulières où il se trouve placé, le séminaire de Fulda se présente à nous comme un curieux sujet d'observations. II est intéressant de connaître l'organisation des établissements normaux, non plus dans les grandes provinces centrales de Prusse ou dans les pays rhénans \ mais dans une contrée dont la renommée n*est pas à la hauteur de celle du pays classique des écoles. Achevons d'étudier le règlement du séminaire catholique de Fulda, règlement dont plusieurs parties déjà nous ont paru inspirées par une remarquable intelligence et des moyens et du but.

Règlement de l'Ecole normale de Ftdda, (Suite.)

§ 16. — Les séminaristes jouissent, dans Finstitut, do logement, du chauffage, de l'éclairage, du coucher, de la nourriture. Les frais d'entretien et de nourriture du séminaire sont pris à forfait par un économe; le contrat doit être soumis à l'approbation de la Régence.

Chaque séminariste paye annuellement 24 thalers (90 fr.).

Six écus sont payés par trimestre.

Si Tabsence totale de ressources est dûment prouvée, et si une sérieuse aptitude est constatée, remise peut être faite à un quart des séminaristes de la totalité ou de la moitié de la pension.

§ 17. — Tous les efforts tendent, dans le séminaire, à exercer une salutaire impression sur les sentiments, les principes et la conduite des élèves. La vie commune des séminaristes s'y rapproche de la vie de famille. Elle est fondée sur une estime réciproque, sur une affection et une confiance mutuelles. Le directeur du séminaire doit tenir lieu de père à chacun des séminaristes.

1 . M. Cousin, comme on sait, a donné de longs rapports sur les sémi* naires de Potsdam et de Bruhl.

ÉCOLES NORMALES d' INSTITUTEURS.

C'est à lui principalement qu'est confié le soin de former les élèves à la piété et à ce christianisme pratique qui se manifeste par la pureté des mœurs, par la sincérité des paroles et des œuvres, par l'amour de Dieu et de sa parole, par l'amour du prochain, par l'obéissance prompte et joyeuse, par la concorde fraternelle, par la participation régulière aux exercices pieux du foyer domestique et du service divin , par le respect dû au souverain et à la constitution du pays, et par le dévouement inébranlable à la patrie. C'est la mission du directeur d'accoutumer les élèves à une application constante, à une activité réglée , au bon emploi et à la sage distribution du temps, à Tbabitude de l'ordre extérieur, même dans les choses qui semblent petites, au silence et à la tranquillité dans les heures du travail » à une manière d'étr^ convenable en toute circonstance et à l'égard de tous, à la simplicité, mais en même temps à la propreté des vêtements, au respect de soi en toutes choses.

§ 18. — Le directeur sera secondé dans sa ipission de surveillance par les maîtres adjoints qui vivent au milieu des élèves et couchent avec eux au dortoir, ainsi que par les élèves les plus Agés de chaque classe. Il dresse un règlement et un ordre du jour qu'il soumet à la Régence. Les séminaristes, en entrant dans l'institut, s'obligent par promesse solennelle à observer le règlement.

Les bases du règlement sont les suivantes :

Lever : en été, à 4 heures; en hiver, à 5 heures et demie; dans le printemps et en automne, à o heures.

Coucher : en été, à 9 heures; à 9 heures et demie en hiver ; dans le printemps et en automne, à 10 heures. Quelques minutes sont données pour la toilette. Un quart d'heure après le lever, prière commune ; en été, à 4 heures et demie; en hiver, à 6 heures, assistance ù la sainte messe; déjeuner; puis on fait les lits. En été, à 8 heures ; en hiver, à 7 heures, com-

monoen lies études. A midi, le diner; h 7 heures, le souper. Ud quart d*heiire avant le coucher, la prière en comiiiuo. Le temps compris entre la prière du matin et la prière du soir, e^ rempli par renseignement qu'on donne ou qu*on reçoit, par des études privées et les récréations nécessaires. De 8 à 7 heures du soir, il y a suspension d'études. On emploie ce temps, en été, à la culture du jardin, aux exercices gymnastiques et aux bains. Deux fois par semaine, il est permis aux séminaristes de sortir librement après dîner. Mais ils doivent rendre compte du bon emploi de ce temps. Il leur est particulièrement interdit de fréquenter les cabarets, de fumer et de boire de l'eau-de-vie. Il est également interdit de jouer de l'argent, aux cartes et aux dés. De temps en temps, on fait des promenades et des excursions, sous la surveillance d'un maître.

Pour toute autre sortie, il faut une permission du directeur ou du maître qui le représente.

Les séminaristes, ainsi que les maîtres, s'approchent des sacrements à certaines époques déterminées.

Un maître adjoint est chargé de la surveillance immédiate des séminaristes au dortoir, au réfectoire et dans les salles d'étude. En outre, un séminariste, digne de toute confiance, est préposé à chaque classe; un séminariste est appelé, chaque mois, à cet emploi.

§ 19. — Moyens de discipline : Réprimande en présence du directeur de la classe ou de toutes les classes; inscription au livre dUnspection ; censure de la semaine, censure générale du mois; réprimande devant la conférence des instituteurs; privation de récréation et de sortie. Si ces punitions sont insnf* fisantes,ou si quelque faute contre les mœurs rend nécessaire l'éloignemcnt immédiat d'un élève, le directeur propose à la Régence l'exclusion de l'individu en question. Tout élève exclu du séminaire, ou ayant quitté l'institut de son plein gré, sans

ÉCOLES NORMALES d'iNSTITCTEUBS.

certificat de sortie, ne peut être admis aax examens, ni à aocune fonction scolaire.

§ 20. — Les vacances principales du séminaire ( quatre semaines) ont lieu pendant le mois de septembre. Outre cela trois vacances d'une semaine sont réparties entre Pâques, la Pentecôte et Noël. Pendant les vacances de la Pentecôte les élèves ne sortent pas de l'institut.

§ 21. — Le dernier jour de chaque semaine, chaque maître chargé de la surveillance spéciale d'une classe en fait la censure : il donne connaissance des notes qui ont été inscrites pendant la semainesnr le livre de classe. Il demande compte de leurconduite aux élèves qui ont violé quelque article du règlement ou commis quelque autre faute, il prononce les peines qu'il lui appartient d'infliger; il reçoit les griefs, plaintes et demandes des élèves, et met fin aux petits différents qui peuvent exister entre eux. Les peines infligées sont inscrites dans le livre d'ordre. Du reste, et bien entendu, pour ce qui est des fautes exigeant une répression immédiate, on n'attend pas le jour de la censure. Chaque quatrième samedi, le directeur du séminaire, après la censure de la classe, fait une censure générale ( ^'ti^ dUgemeine Haupfcensur) en présence de tous les maîtres; il avertit, exhorte, encourage. A la fin de chaque année, a lieu une distribution des places dans chaque classe, d'après la conduite des élèves consignée au livre deVinspectim tenu par le directeur, et d'après les livres de classe tenus par les maîtres; à cette époque également, est dressé le livre de la censure générale^ contenant les jugements sur l'aptitude, l'application et les progrès. Chaque séminariste reçoit un certificat.

§ 22. — Après la censure générale, tous les maîtres du séminaire se réunissent dans une conférence, sous la présidence du directeur. Dans ces conférences, il est délibéré sur tous les objets qui intéressent le séminaire. Les maîtres des écoles annexes peuvent être appelés aux conférences par invitation du

directeur. Les maîtres réunis en conférence sont consultés particulièrement sur les objets suivants :

i . Fixation des objets de l'enseignement et plan des leçons.

3. Administration du matériel de l'enseignement ( achats pour la bibliothèque, les collections, renseignement de This* toire naturelle et de la physique).

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