‹ De l'égalité des races humainesChapitre 7 sur 78 · XVI1Ï PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI1Ï PRÉFACE

la liberté individuelle n'est plus une chose sacrée. Je souhaite pour ma race, en quelque lieu de l'univers où elle vive et se gouverne, qu'elle rompe avec les usages arbitraires, avec le mépris systématique des lois et de la liberté, avec le dédain des formes légales et de la justice distributive. Ces choses sont souverainement respectables, parce qu'elles forment le couronnement pratique de l'édifice moral que la civilisation moderne élève laborieusement et glorieusement sur les ruines accumulées des idées du moyen âge.

C'est surtout d'flaïti que doit partir l'exemple. Les Noirs haïtiens n'ont-ils pas déjà fait preuve de la plus belle intelligence et de la plus brillante te^&iergieïlls se pénétreront bientôt, hommes d'État t; h ou écrivains, jeunes ou vieux, que la régénération K du sang africain ne sera complète que lorsqu'on sera aussi respectueux de la liberté et des droits d'autrui que jaloux de sa propre liberté et de ses propres droits. Car de là sortira pour l'Éthiopien cette auréole qui embellit notre front et le transit gure, la splendeur de la dignité morale, seule ïioblesse naturelle qui relève et égalise tous* les hommes et toutes les races.

Digne et fière, intelligente et laborieuse, qu'elle grandisse donc, prospère et monte sans cesse, de progrès en progrès, cette race noire si pleine de sève et de généreuse vitalité! Pour l'aider dans son ascension, il n'y aura jamais trop d'ouvriers, ni trop de dévouement. Aussi est-ce religieusement que je

PRÉFACE. " xiX

lui apporte mon offrande humble et respectueuse D'autres feront mieux que moi; un jour, mais nul ne sera plus désireux de son relèvement et de sa gloire.

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