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ques, par le bain statique, alors que les préparations ferrugineuses et autres n'avaient rien fait. Enfin, comme effets généraux, le bain produit un sentiment le calme et de bien être qui se traduit souvent par un besoin de dormir irrésistible. Il agit, d'après Boudet, do Paris, sur les nerfs cutanées et en particulier sur les nerfs vaso-motours. Ses effets paraissent être les mêmes quelque soit le pôle auquel est relié le malade ; pour certains auteurs, cependant, le bain positif aurait une action calmante et le bain négatif une action exci
tante. Fig. 7.
Les machines électrostatiques et surtou. la machine Wimshurst, produisent lorsqu'elles sont en marche, ur. grande quantité d'ozone ou oxygène électrisé ; celui-ci a une odeur caractéristique. Plusieurs médecins utilisent aujourd’hui les propriétés éminemment antisepti ques de l’ozone et le fait que l'oxygène s’y trouve pour ainsi dire sous pression, dans le traitement de certaines affections des voies res piratoires. |
Mentionnons en passant la méthode d’électrisation qui a été imaginée par William J. Morton, de New-York, en 1881, et qui porte le nom de courants de Morton ou courants statiques induits. Voici comment on les produit : on adapte à la machine statique deux condensateurs ordinaires dont les armatures externes sont, l’une en communication avec le sol, l’autre vec un excitateur, au moyen de chaînes ou fils conducteurs. Le malade, non isolé, est placé près de ceux-c1 ; les boules polaires sont alors rapprochées l'une de l’autre de façon à ce que les étincelles puissent jaillir entre clles. Si l’excitateur est alors placé sur le malade le cireuit dont il fait partie est traversé par un courant oscillatoire dont le nombre de périodes peut être considérable par seconde, cette grande fréquence étant due à la décharge oscillante de la bouteille de Leyde. Ces courants sont donc à haute tension et à fréquence très grande mais ils correspondent à une faible quantité d'électricité : les médecins électriciens américains ont eu raison de les appeler courants statiques. L'électrisation peut se faire, avec ces courants, de trois façons : 1° En plaçant le sujet dans le'champ électrique oscillant,
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Fig. 7 Application du bain statique.
2° à distance, par étincelles, 3° avec contact de l’électrode et de la peau. Ces courants statiques induits peuvent rendre de grands services en électrothérapie ; ils provoquent des contractions musculai? res énergiques.
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ELeornorméraprr STATIQUE PROPREMENT DrTp
Vous avons Pensé qu'il serait plus Pratique de réunir en ün seul Chapitre les maladies particulières justiciables du mouse de traitement qui nous 9CCupe, Nou 1vons évité avec soin d'indiquer les af.
fections dans lesquelles ce traitement n'a PAS Sufisamment fait ses preuves,
l'étincelle Peuvent être employées avec avantage, CoOnCursmment avec le bain, Les Séances doivent être Quotidiennes et durer en moyenne dix minutes,
tion eMménagogue est tellement Marquée qu'un Médecin ayant à traiter une femme par l'électricité Slatique, devra toujours S'enquérir, Guelle que soit l'affection Pour laquelle :4 tu donnera des Soins, si elle est à son époque Cataméniale ow si elle est enceinte. Dans ves cas l'abstention est une règle absolue, car si l'on Employait l'électricité statique, on AMènerait des Pertes ou un Avortement.
chose qu'il importe de Savoir dans le traitement des névralgies en £Sénéral, c'est la cause de celles-ci, En effet l'état douloureux d’un nerf peut reconnaître des causes nombreuses : i] peut être OCCasionné par une névrite, une névrose ou une Compression : . on conçoit
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ment statique ait été suivi d'insuccès. Nous disions plus haut que dans l’anémie ce traitement était le tonique par excellence ; il n'est pas douteux en sffet que la chlorose se complique souvent de névralgies atroces et diverses que l’on explique en “isant que l’hypoglobulie ayant pour conséquence d'apporter un trouble dans la nutrition générale, ce désordre s'étend aux éléments nerveux. Or il est manifeste que l'électricité fait cesser l’état chlorotique ainsi que les phénomènes névralgiques ; elle agit donc en rendant au sang ses propriétés nutritives, propriétés dont la perte avait ou pour conséquence l’apparition de la névralgie elle-même. Le bain statique sera done tout indiqué ici.
Migraine.—Cet état constitutionnel est toujours la manifestation d’un état général. Quoique la puïhogénie en soit enccre obscure, la franklinisation convenablement appliquée, est, on peut l'affirmer, l’un des meilleurs et des plus efficaces modes de traitement. On emploie à la fois le bain et le souffle. Les effets vaso-constricteurs sont plus intenses avec le souffle négatif. Une pointe à angle légèrement obtus ou tout au moins égal à 90°, est dirigée vers le point indiqué par le malade comme étant lé plus douloureux. Les séances, faites tous les jours en commençant, durent 10 à 15 minutes.
Chorée.—On soumet d’abord le malade à la simple action du bain statique pendant 10 minutes, puis on fait une rapide friction électrique sur toutes les purties où se manifestent les mouvements choréiques. D'excellents résultats thérapeutiques ont été recueillis par cette méthode. Habituellement, il faut compter sur 15 à 20 séances de traitement électrostatique.
Crampe des écrivains, des télégraphistes, etc. — Cette affection a certainement des rapports intimes avec la neurasthénie et, en 16a1.té on y trouve une faiblesse irritable, localisée par des efforts excessifs sur des parties déterminées : cette faiblesse doit être placée dans le système nervoux central. La franklinisation permet d'obtenir un effet sur tout l'organisme et son action est suivie de succès. Le Dr Monell, de New-York, a fait connaître dernièrement l'observation d’une jeune fille télégraphiste, atteinte de la crampe des télégra-
phistes, qu'il guérit assez rapidement -<r la franklinisation. Le traitement est le même que pour la chorve. Les séances dans le cas de Monell en partic1lier, étaient faites tous les jours pendant 15 minutes ; après 15 jours une amélioration très sensible se manifesta et la malade pouvait se servir de son bras et ‘“‘envoyer” autant de mots, avec la clé de Morse, que ses camarides, et sans souffrir. Hystérie.—Les succès sont ici quelquefois difficiles à mettre sur le compte de l’action curative propre de l'électricité ; il est certain que l’action psychique est assez souvent la principale cause du résultat obtenu, surtout lorsque la guérison arrive rapidement. Mais il y a des cas où le traitement doit être suivi pendant longtemps pour produire une amélioration sensible que l’on peut alors, sans crainte d'erreur, mettre sur le compte de l'électricité elle-même. C’est à la franklinisation que l’on doit s'adresser le plus souvent pour traiter les diverses manifestations de l'hystérie, comme l'ont bien mis en évidence Charcot et Vigouroux à la Salpétrière. Le bain statique suffira, la plupart du temps, pour presque tous les symptômes. La première séance sera de 5 minutes, les suivantes de 15 à 20 minutes. Neurasthénie. — I] faut placer ici en tête de tout traitement la franklinisation dont les effets curatifs ont été encore bien mis en évidence par M. Vigouroux. C’est au bair électrostatique que l’on doit s'adresser en premier lieu. On se ferait une très fausse idée de l’acton physiologique, et surtout de l’action thérapeutique du bain statique, si on voulait l’apprécier en l’essayant sur des sujets sains. Chez les névropathes celui-ci est réellement sédatif souvent dès la pre”aière séance ; il est la base du traitement de la neurasthénie et peut même le constituer en entier. Cependant, habituellement, on lui associe l’action du souffle; c’est le souffle positif qui est indiqué ici, car il agit moins fortsment que le souffle négatif, et, en outre, il est plus éparpillé. Son efficacité est des plus remarquables. Dans les cas de dépression nerveuse, post-grippale surtout ou consécutive à des maladies infectieuses quelconques, rien ne saurait égaler comme curatif quelques séances du bain électrostatique. Dirigé sur la tête sous forme de douche statique, le souffle fera disparaître chez le:
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neurasthéniques le sentiment habituel d'embarrss, de lourdeur, de pression, de tension douloureuse, en un mot le casque. La friction électrique exerce aussi, dans la neurasthénie une action locale excitante et des actions réflexes dont l’effet est sédatif ; elle stimule la sensibilité cutanée. Pratiquée sur une grande étendue de la surface du corps, elle produit une stimulation générale. Lorsqu'on soumet à la friction etectrique 18. moitié inférieure du corps, on peut voir s’atténuer les symptômes de congestion spinale, tels que spasmes, exagération des réflexes, spermatorrhée, etc. Son emploi doit donc être fréquent dans les différentes formes de la neurasthénie.
Lumbayo.—On fait subir au malade une séa”ice d’étincelles pendant 10 à 15 minutes ; la machine doit être réduite à la plus petite ca pacité possible (on enlève les condensateurs). Une heure après, ‘on fait une nouvelle applicution d’étincelles sur la région douloureuse perdant 5 à 14 minutes. Le plus souvent le malade est guéri après <es deux applications statiqres ; en tout cas il est très amélioré et, s’il n’a obtenu que ce réstltat, une ou deux séances, faites le lendemain, suffiront pour le guérir tout-à-fait.
Prurits cutanés. —L'électricité possède une action curative très manifeste sur les prurits cutanés ; il y a peu de temps qu’elle a été <ssayée contre ce symptôme pénible, rebelle et purfois très grave. C’est à MM. Leloir et Doumer, de Lille, et au Dr Monell, de New- York, que revient l'honneur de l'introduction de la méthode électrothérapeutique des prurits. C'est le souffle électrique qui doit être employé, les autres modes d’électrisation, galvanisation, faradisation, r'agissant pas, de beaucoup, aussi efficacement. Voici d’ailleurs ce qu'on dit M. seloir: “Depuis 2x ans, ji employé avec des résultats les plus inattendus, l’effluve électrique dans environ 25 cas de prurit localisé, ou généralisé, des plus tenaces, ayant résisté à tout traitement. L’éatt eczémateux ou lichénoïde cousécutif au prurit a aussi disparu sous la même influence.” La pointe doit être promenée lentement sur toute la région malade ; la durée de l'application doit être d'environ 12 à 15 minutes, rarement plus.
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Enfin, le Dr Monell, de New-York, a appliqué le traitement. statique à l’'Eczéma.—Les résultats annoncés ont depuis été eonfirmés un peu partout. Sur 50 cas traités par la franklinisation par le Dr Doumer, de Lille, 48 ont guéri. Ces 50 cas étaient très variées, aux divers points de vue de l’a té, de la forme, du type et du siège de la maladie : eczémas aigus datant de 24 heures seulement, eczémas chroniques remontant à plus de 20 ans, eczémas en placards nembreux et disséminés, ou en placard large, unique, nettement localisé. De son côté, Monell a zuéri également des eczémas datant de 15 ans et plus, de formes les plus variées. Le traitement consiste simplement à diriger sur les placards eczémateux une pointe à effluve. Le débit, de la machine doit être aussi grand que possible, pour assurer le succès ; avec une machine à faible débit il ne faudrait pas s'attendre à obtenir des guérisons bien rapides. La durée de chaque séanr: est de 10 minutes et le malade est traité tous les jours.
La durée des séances de franklinisation en généra! devra varier suivant la nature de la maladie, l’âge ei la constitution du sujet. Une séance ae 3 à 5 minutes est suffisante pour un enfant; 10 à 15 minutes sont une bonne moyenne pour un adulte. La prolongation audelà de cette dernière limite ne produit aucun avantage.
Parlons en terminant de l'emploi de la machine statique dans les expériences de radiographie et de radioscopie.
Les services extrêmement étendus que la chirurgie et la médecine peuvent espérer de la découverte du professeur Roentgen se trouvaient assez restreints par le prix, la complication et la fragilité du matériel à employer. On a pensé avec raison qu'il y aurait un immense avantage, un intérêt pratique évident à remplacer les bobines du Rhumkoff (dont la disparition dispenserait par conséquent. de la source d'électricité) par les machines statiques, puisqu’un seul appareil, et d’un prix comparativement peu élevé, servant en même temps directement au praticien pour l’électrothérapie, lui fournirait. le moyen de produire à volonté les rayons X. On a réusti parfaitement à utiliser, et on utilise déjà de fait couramment, la machine
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Wimshurst pour l'alimentation de l’ampoule de Crookes. C’est ainsi qu'on a pu obtonir d'excellents effets radiographiques avec une machine à plateaux d'ébonite de Om. 55 de diamètre, semblable à celleci, mais pourvue de condensateurs ; une machine plus petite encore, à deux plateaux de Om. 46 a fourni les mêmes résultats qu’une bobine d’induction donnant une étincelle de Om, 45 de longueur. En suspendant à chaque pôle une bouteille de Leyde, dont l’armature externe doit être pourvue d’une chaîne teainant sur la table en bois de l'appareil, on peut donc animer les tubes de Crookes et radiographier presque toutes les parties du corps avec les plus petites machines électrostatiques. Toutefois l'énergie électrique fournie ainsi par la décharge est si minime qu'on n'a guère pu tirer jusqu'iei des effets utilisables, pratiques, d'un tel matériel ; cela tient non seulement au fmble d‘*it, mais aussi à ce que la difference de potentiel sous laquelle s'effectue la décharge se trouve limitée par la résistance du tube ; on obvie facilement à ces inconvénients en intercalant le condensateur lui-même dans le circuit du tube de Crookes, grâce à cette disposition on peut augmenter l’énergie de chaque décharge en augmentant la capac'té des condensateurs et l’on peut ainsi arriver à accroître la différence de potentiel jusqu'au maximum que peut donner la machine. C’est ce dispositif qui permet surtout d'employer pour la radiographie toutes les machines statiques. Les résultats radiographiques sont cependant imparfuits, les images sont souvent recouvertes comme d'un nuage; cette imperfection tient à ce que le courant dans le tube est alternatif, les armatures externes des bouteilles de Leyde devant nécessairement se charger et se décharger pa le tube. On reconnaît facilement d’ailleurs que les décharges dans le tube sont alternatives à l’aide du fluoroscope ou de l'écran fluorescent qui montrent certaines décharges illuminant bien l'écran, d’autres le laissant presqu'obseur. Voici maintenant le procédé employé pour obtenir des épreuves nettes. Il s’agit de faire passer dans le tube un courant de sens constant, dirigé de l’anode vers la cathode ; mais comment y parvient-on ? C’est en établissant entre les. armatures des condensateurs une dérivation de grande résistance,
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en laissant traîner, par exemple, sur la table de la machine des chaînes fixées aux armatures externes ; cette dérivation est donc constituée par les deux chaînes et la planche formant la table de la machine, dès qu'elle est établie on constate que le courant dans le tube a un sens constant, à ce que les résultats sont très différents suivant l'orientation du tube de Crookes ; si le pôle négatif de celuici est uni à l’armature externe du condensateur en rapport avec le pôle positif de la machine, l’anode étant unie à l’armature externe de l’autre condensateur, on obtient alors des radiographies très nettes et l'écran lui-même est beaucoup mieux éclairé ; dans le cas Opposé (renversement de ces signes) la décharge s’effectuant de la <athode vers l’anode, les effets sont presque nuls.
S'il s’agit maintenant de radioscopie on obtient la plupart du temps sur l'écran des scintillations qui fatiguent les yeux. En 1896, pour rémédier à cet inconvénient, un médecin français, le Dr Destot, disposa dans le circuit de la machine un interrupteur formé de deux boules placées en regard ; ces boules avaient une certaine capacité, il se produisait entre elles une décharge discontinue et très rapide. Cette disposition donna de très heureux résultats : le tubes’illumine vivement et l’éclat obtenu reste presque fixe. M. Bonetti, de Paris, adoptant le même principe, vient tout récemment de construire l’appareil spécial que voici et qui permettra désormais à tout médecin possesseur d’une machine Wimshurst (avec ce dispositif les condensateurs sont inutiles) d'obtenir des rayons X avec radiographie et radioscopie tout aussi bonnes l’une que l’autre. Fig. 8
Dans un châssis isolant en ébonite, coulissent deux tiges métal liques terminées chacune par des boules. Une tige est reliée à nn des pôles de la machine et l’autre communique au trbe. Des expériences ont été effectuées avec un certain nombre de tubes, les meilleurs résultats ont été fournis par le tube à foyer bi-anodique (de Séguy); ce tube possède, comme son nom l'indique, deux pôles positifs. On peut facilement règler à volonté la décharge en faisant varier l'écartement des boules.
Fig. 8
Emploi de la machine Wimshurst (sans condensateurs) dans les expériences radiographiques au moyen du dispositif de M. Bonetti.
Entr'autres avantages des machines statiques sur les bobines, dont on doit tenir compte, c'est qu'à part la perfection au moins égale que celles-là donnent, elles ménagent beaucoup mieux les tubes et surtout évitent, c'est un fait constaté, les accidents d'érythèmes, de brûlures, etc., imputables jusqu'à présent aux rayons X.
58, rue Ste-Ursule, Québec, 22 mars 1898.