CI1AP. IV. — DES APPAREILS ELECTRO-MEDICAUX
tinéeFde l'une des extrémités(pôles)delapremière hélice, landisque le zinc Z (fig. 56) est mis en communication avec l'autre extrémité (pôle) de la première hélice par le bouton N que l'on visse de gauche à droite jusqu'à ce qu'il soit en contact avec le ressort 0 du zinc Z. Les solutions de cet électro-moteur, générateur de l'induction, sont produites par la séparation de la barre horizontale E {fig. 53) d'avec le boulon I.
Si l'on veut que les intermittences soient faites lentement, on tourne le bouton L (fig. 51), jusqu'à ce que la ligne tracée sur ce bouton soit dirigée transversalement; puis, en attirant à soi la tige du rhéotome L jusqu'à ce que la barre E du trembleur soit en contact avec le bouton I, ce qui ferme le circuit formé par la pile et le fil de la première hélice, on l'en sépare en repoussant la lige du rhéotome L. On a obtenu alors une intermittence. On peut ainsi produire plusou moins rapidement des séries d'intermittences. Veuton obtenir les intermittences rapides du trembleur, on tourne le boulon I de droite à gauche jusqu'à ce que la barre E, repoussée par un excentrique platiné, fixé au bouton, soit assez rapprochée de l'aimant temporaire J qui est en contact avec le fer doux placé au centre de la bobine. Ce rapprochement est assez grand lorsque le bruit du trembleur se fait entendre. Il faut régler avec soin ces tremblements, car, lorsqu'ils sont trop rapides, par le fait d'un trop grand rapprochement de la barre E et de l'aimant J, les solutions sont moins franches et les contacts de ces deux pièces du trembleur sont moins parfaits. Il en résulte que la puissance de l'induction est moins grande. On peut aussi produire des intermittences lentes avec la pédale-rhéotome S (fig. 52) qui a été décrite (page 237) et qui s'applique aux gros appareils. Pour cela on attache ses cordons conducteurs aux boutons 3 et 4 (fig. 53); puis, après avoir tourné le bouton I de gauche à droite jusqu'à ce que la barre E bulle contre l'aimant J (de cetle façon le courant de la pile est ouvert), on fait les solutions avec le pied, comme je l'ai dit précédemment. (Quand on appuie sur le bouton B (fig. 55), le courant de la pile est fermé.)
Les boutons électrodes 1, 2, reçoivent les courants de chaque hélice. On y fixe les cordons conducteurs auxquels sont attachés les rhéophores. On fait arriver à ces boutons le courant de la première hélice ou celui de la deuxième hélice, en poussant à droite ou à gauche, jusqu'au point d'arrêt, la lige du commutateur G de ces hélices. Des chiffres gravés sur la petite plaque de cuivre traversée par cette tige marquent le côté vers lequel la tige doit être poussée, pour faire arriver l'un ou l'aulre de ces courants dans les boulons 1 et 2. Enfin la graduation se fait par le tube D, comme dans les autres appareils. Dans l'intervalle des applications, on ouvre le
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courant de la pile, en repoussant la tige du rhéolome L, jusqu'à ce que la barre E bulle contre le fer doux J.
Le petit appareil que je viens de décrire est celui dont je me sers actuellement de préférence, dans la grande majorité des cas. Je n'ai recours aux grands appareils que dans certains cas de diagnostic, ou pour certaines expériences électro-physiologiques et pathologiques, et quelquefois au point de vue thérapeutique, comme lorsque la conlractilité ou la sensibilité sont abolies ou considérablement affaiblies.
La puissance de ce petit appareil est très-grande, eu égard au petit volume de sa bobine. Elle est due non-seulement aux excellentes proportions de longueur et de section de ses lils, et à sa bonne construction, mais encore et principalement à la puissanle aimantation de sa lame de fer doux enroulé en hélice, et qui présente aussi une large surface d'aimantation (1).
ARTICLE IV
APPAREIL MAGNÉTO- FAIUDIQUE A DOUBLE COURANT DE DUCI1ENNE (DE BOULOGNE).
Les appareils volta-faradiques dont j'ai exposé la description et les propriétés, dans l'article précédent, ont servi à mes nombreuses recherches électro-physiologiques, pathologiques et thérapeutiques. Ils ont subi cette épreuve avec bonheur; leur utilité m'est aujourd'hui parfaitement démontrée. Malheureusement la préparation de leur pile, toute simple qu'elle esl, n'en exige pas moins une certaine manipulation. Ce seul inconvénient a suffi pour les déconsidérer aux yeux de quelques médecins. On leur a préféré souvent les appareils magnéto-électriques usuels.
C'est pour ce motif que j'ai essayé de doter, autant que possible, les appareils magnéto-électriques des propriétés que je crois indispensables dans la pratique dans la faradisation localisée.
Je vais en donner la description.
§ I. — Description «le l'appareil.
Mon appareil magnéto-faradique (voy. ftg. 57) se compose : d'un aimant ; d'une armature mise en mouvement par un mécanisme
(I) J'ai expérimenté comparativement, comme fer doux central, et au point de vue des effets | hysiologiques, des fils de fer (selon la méthode de Dove , des tubes fendus de fer-blanc, enchâssés les uns dans les autres, et isolés, chacun, par une enveloppe de papier, puis une large bande de fer- blanc enroulée en hélice, et dont la face interne était isolée par une feuille de papier. C'est le fer doux en hélice (/fy. i>2) qui m'a donné les meilleurs résultats pour la puissance des effets physiologiques de l'induction, comme pour la force de l'aimantation.
DtJCiiLN.NE. — 3e édition. 17
258 CllAT. IV. — DES APPAREILS ÉLECTHO-MOTEURS.
particulier; d'un régulateur de l'armature à la fois modérateur des courants et 'enseur magnétique ; de deux hélices dont le fil de cuivre a une grosseur et une longueur inégales; d'un rhéotome;
d'un régulateur des intermittences ; d'un graduateur des courants; et enfin d'un commutateur des hélices.
A. — Aimant.
L'aimant est formé de deux branches cylindriques parallèles, reliées entre elle?, à l'une de leurs extrémités, par un fer doux
transversal.
Il est posé à plat et horizontalement sur un support fixé a la partie postérieure de la base de l'appareil. Son extrémité antérieure repose sur deux autres supports.
B, Armature et sou système moteur.
L'armature x, qui. par son mouvement de rotation, produit les intermittences du courant magnétique, est traversée dans sa partie moyenne par un axe horizontal, terminé à ses extrémités par une pointe d'acier très-dur, reçue dans deux pièces également d'acier et vissées dans deux montants de cuivre. Ces montants sont solidement fixés, au moyen d'arcs-boutants, à une plaque de cuivre G, mobile et quadrilatère, qui repose sur la base de l'appareil. Entre ces deux montants et à leur extrémité supérieure se trouve adaptée une grande roue A, dont l'arbre traverse, d'un côté, le montant anté-
rieur dans lequel il peut exécuter des mouvements de rotation, tandis que son extrémité terminée en pointe est reçue dans une pièce fixée au montant postérieur. La manivelle M, qui met la grande roue en mouvement, se retire à volonté. La circonférence de la grande roue A est divisée en 64 dents, qui mettent en action une petite roue à pivot, armée de huit dents, et fixée sur l'axe de l'armature, de manière qua chaque révolution de la grande roue, cette armature tourne huit fois sur son axe, et produit en conséquence 32 intermittences du courant d'induction. Gomme il est possible d'imprimer deux révolutions par seconde à la grande roue, on obtient donc encore 64 intermittences, dans le môme espace de temps.
C — Régulateur de l'armature.
La plaque mobile G, sur laquelle sont établis l'armature et son système moteur, est rapprochée ou éloignée de l'aimant au moyen d'une forte vis de rappel N, appelée régulateur de l'armature. Celte vis, tournant dans un écrou fixé à l'appareil, agit sur la base d'un des montants faisant corps avec la plaque G qu'elle attire ou repousse.
Pour que l'armature exerce une tension sur i'aimant, on tourne la vis N de manière que l'aiguille arrive à la partie moyenne de l'arc de cercle 0, appelé indicateur. Alors l'armature, placée transversalement, est rapprochée de l'aimant et se trouve en contact parfait avec ses exlrémités.
On saura plus loin comment ce régulateur de l'armature sert aussi à affaiblir ou à modérer les courants d'induction.
D. — Hélices.
Une hélice de 9 centimètres et demi de longueur, et sur laquelle sont enroulés en spirale 24 mètres de fil de cuivre recouvert de soie et d'un demi-millimètre de diamètre, est fixée sur chaque bras de l'aimant, de manière que son bord antérieur se trouve au niveau du bord libre de l'aimant. La rondelle que forme l'extrémité antérieure de celle hélice repose sur un support qui maintient l'aimant dans une position parallèle au plan de l'appareil.
Un second fil de cuivre, d'un sixième de millimètre de diamètre, de 600 mètres de long et recouvert de soie, est enroulé sur le fil gros et forme une seconde hélice. Ce fil gros est inducteur relativement au fil fin qui est induit par lui. C'est ce que je démontrerai bientôt.
Les deux fils de cuivre superposés sont enroulés dans le môme sens, et l'extrémité de l'un est soudée au commencement de l'au-
260 CQAP. IV. — DES APPAREILS ÉLECTKO-MOTEURS.
Ire, tandis que les autres bouts se rendent, ceux du (il gros (central) aux ressorts S et S' qui produisent les intermittences sur le commutateur B, et l'un de ceux du fil fin (externe) au côté droit U du commutateur des hélices T destiné à faire passer le courant de la première hélice dans les boutons P,P' auxquels s'attachent les conducteurs des rhéophores. Du ressort S' part un fil conducteur qui se rend au côté gauche du commutateur T.
E. — Rhéotomc.
Le rhéolome se compose d'une petite bobine B et de deux ressorts S et S'. Cette bobine de bois est fixée sur l'axe du fer doux. Un des ressort S, mis en rapport avec une extrémité du fil centrai, appuie sur un anneau métallique, fixé sur la petite bobine. De cet anneau partent quatre dentelures, dont deux sont plus courtes. Le second ressort S' du rhéolome qui communique avec l'autre extrémité du fil central est mis en contact avec les quatre ou les deux dents, au moyen d'un boulon régulateur du commutateur, fixé à la droite de l'appareil (qui n'est pas visible dans la figure 59) et que l'on tourne de droite à gauche et vice versa.
F. — Régulateur des intermittences.
Une pièce de cuivre est fixée sur la base de l'appareil, à gauche de la grande roue. Elle est traversée par une vis D, sur laquelle est soudé un ressort de laiton I. A l'aide de celte vis D, le ressort I exécute un mouvement de bascule qui le met en contact, tantôt avec des goupilles a qui se trouvent sur la face postérieure de la grande roue A, tantôt avec la plaque G qui supporte celle-ci. Une des extrémités du fil de l'hélice (interne) à fil gros et de l'hélice (externe) à fil fin communique avec celte plaque G. Le ressort de laiton I est en rapport, par un fil de cuivre, avec le côté gauche 0 du commutateur des hélices T.
G. — Graduateur des courants.
Deux tubes de cuivre rouge HH, recouvrant les bobines qui sont placées sur les bras de l'aimant et réunies par une traverse à leur extrémité postérieure, sont attirés ou repoussés, en gli^sanl sur ces bobines, au moyen d'une tige H. Cette dernière, fixée à la traverse, terminée par un boulon, d'une longueur égale à celle des bobines, est divisée par centimètres et par millimètres. Lorsqu'elle entre entièrement dans l'appareil, les cylindres recouvrent les bobines, et les courants sonlà leur minimum d'intensité. Ces courants sont
ART. IV. — Al'PAR. MAGJNÉTO-FARADIQUE DE L'AUTEUR. 2C1
au contraire à leur maximum, lorsque la lige est complètement en dehors de l'appareil. Leurs degrés de force intermédiaire sont en raison directe de la progression de la tige, et vice versa. Celte tige II mérite en conséquence la dénomination de graduateur des courants.
H. — Commutateur des hélices.
Le commutateur des hélices T est construit comme celui de mon appareil volta-faradique.
§ II. — Théorie de l'appareil magnéto farad i que.
Les intermittences simultanées du courant magnétique et de celui de l'hélice centrale, produites parle mouvement rotatoire de la roue A, qui met en action l'armature et le rhéotome B, ces intermittences diverses, dis-je, développent des phénomènes d'induction dans le fil gros de l'hélice centrale. La théorie de ces phénomènes étant la même que celle de l'induction de tous les appareils magnéto-faradiques, je me dispenserai de la développer ici.
A l'instant où cette induction se produit dans le fil gros de l'hélice centrale, si la réunion des deux bouts du fil fin de la deuxième hélice en fait un conducteur fermé, il se développe dans ce dernier, ainsi qu'on le sait, un contre-courant dont la direction a lieu en sens inverse du courant de la première hélice. (La possibilité de cette action inductrice de l'hélice centrale sur la deuxième hélice a été contestée théoriquement, par MM. Becquerel, pour les appareils électro-magnétiques. Je me réserve d'en démontrer bientôt expérimentalement la réalisation, dans mon appareil.)
L'une des extrémités des fils de la première hélice et de la deuxième hélice se rendant directement au bouton rhéophore P, et l'autre extrémité de ces fils communiquant avec la plaque métallique G qui supporte la grande roue, il devient nécessaire de mettre. cette plaque en rapport avec le second bouton rhéophore P'. Le régulateur des intermittences D remplit parfaitement celte condition, car il communique, par un fil de cuivre, avec ce second bouton rhéophore P', et il est mis en contact, ou avec la plaque G, ou avec les goupilles a de la grande roue A, fixée sur cette plaque, au moyen d'un mouvement de bascule opéré par son bouton D.
Veut-on faire passer les courants rapides dans le cordon conducteur du rhéophore attaché au bouton électrode P', il est évident que le bouton D devra mettre le ressort I en rapport avec la plaque G, qui elle-même est en rapport avec l'autre extrémité de l'un des deux fils. Mais si le ressort I ne communique avec la pla-
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que G que par les goupilles a de la grande roue A, les courants n'arriveront au bouton rhéophore P' que quatre, ou deux, ou une fuis par révolution de la grande roue A. En conséquence, les conducteurs des électrodes attachés aux boutons électrodes P et F' ne reçoivent que quatre, ou deux, ou une intermittence par révolution de la grande roue, lorsque le ressort touche les goupilles, ou bien ils reçoivent le courant rapide (32 ou 64 intermittences par révolution de la roue), lorsque le ressort touche la plaque métallique G. Je désigne le bouton D qui f.iit mouvoir le ressort, sous le nom régulateur des intermittences.
Le commutateur des hélices se manœuvre comme celui de l'appareil voila-farad ique.
Je renvoie, pour la théorie de la graduation des deux courants, à celle que j'ai exposée à l'occasion de ce dernier appareil. J'exposerai bientôt comment on peut graduer des doses fortes ou trèsfaibles avec mon appareil magnéto- faradique.
§ III. — Exposition des principales propriétés de l'appareil magnéto -faradique à double courant, et des différentes combinaisons qui ont présidé à sa construction.
Bien qu'avant moi la double induction n'eût jamais été appliquée aux appareils magnéto-faradiques, je n'avais aucun doute sur la possibilité de l'obtenir. J'ai dit comment et par quelle série de recherches j'ai réussi à la réaliser.
Cependant des physiciens très-aulorisés dans la science, MM. Becquerel ont contesté la possibilité de produire cette double induelion avec mon appareil maguéto-faradique. Que l'on me permette donc d'essayer de démontrer expérimentalement que je ne me suis point fait illusion.
Je rappellerai que, dans mon appareil volla-faradique, la force initiale est mixte; que l'induction de la première hélice résulte de la modification produite : 1° parle courant de la pile circulant dans les spires de celle hélice, d'une manière intermittente; 2° par l'influence de l'aimant temporaire.
J'ai dit (chap. i, art. 3, § \, p. 28) que M. E. Becquerel attribuait a l'influence directe de l'ai m int temporaire, les phénomènes électro-physiologiques spéciaux du courant de la deuxième hélice. On se rappelle que, dans le but de prouver le peu de fondement de cette hypothèse, j'ai expérimenté sans placer le fer doux au centre de l'hélice inductrice; alors on a vu que ces phénomènes propres au courant de la deuxième hélice n'en ont pas moins été produits avec une grande puissance (voy.p. 30, expérience).
(1) Première édition, p. 167 et 158.
Un physicien célèbre par ses découvertes et non moins autorisé dans la science que MM. Becquerel, M. le professeur De la Rive, a écrit en faisant allusion à cette expérience que j'ai répétée devant lui : « Nous reconnaissons, avec M. Duchenne, que le courant qui circule dans la première bobine peut bien agir sur le fil de la seconde, puisque nous savons que, lors même qu'il n'y a pas de fer doux, V induction s'opère. » Mais, s'empresse-l-il d';ijouler, — « la présence du fer doux l'augmente dans une proportion énorme et les deux actions agissant pour produire les mêmes effets, elles s'ajoutent. Le courant induit dans le second (il est donc tout à fait semblable à celui qu'y induirait l action directe d'un aimant, et nous ne pouvons en conséquence, voir dans ce courant qu'un courant de premier ordre et non un courant du second, comme le désigne M. Duchenne (I). »
Je voudrais m'inclirier devant la grande autorité de M. De la Rive ; cependant qu'il veuille bien me permettre de lui rappeler une expérience dont je l'ai rendu témoin dans mon cabinet (-2). 11 a sans doute oublié quo je lui ai montré sur la première hélice de mon appareil à double induction la puissance physiologique de l'exlracourant, comparativement sans fer doux et avec fer doux. Nous avons constaté alors que, sous l'influence de l'aimantation de ce fer doux, la puissance d'induction de l'exlra-courant a augmenté dans
(1) Dj La Rive, loc. cit., t. III, p. 58 1 .
(2) Avant de juger la valeur de mes recherches électro-physiologiques et thérapeutiques et surtout avant de les critiquer, non-seulement ce savant a pris une connaissance approfondie de mes écrits, mais encore il m'a fait l'honneur de venir me demander des explications sur mes appareils. Alors, expérimentant sur luimême, j'ai pu lui démontrer la réalité des principales actions physiologiques spéciales ou différentielles des courants de la première hélice et de la seconde hélice de ces appareils.
A l'opinion de M. E. Becquerel qui a écrit : « V extra-courant et te courant de premier ordre ne jouissent pas de propriétés électives sur telle ou telle fonction, i7iui? ils ont une action plus ou moins énergique, eu raison de leur tension,» il est intéressant d'opposer celle de M. De La Rive, qui a essayé d'expliquer la différence entre les propriétés physiologiques des deux courants, différence telle qu'on ne peut les employer indifféremment dans la pratique, différence qui, d'après lui, tient non-seulement.à ce que le courant induit a plus de tension que l'extra-courant, mais à ce qu'il est en outre plus instantané en général, et qu'il est enfin composé de deux courants dirigés alternativement en sens contraire, tandis que l'extra-courant ne se compose que d'un seul courant induit dirigé toujours dans le même sens.
«Nous reconnaissons ici, ditM. De La Rive, qu'il peut y avoir, entre l'extra-courant et le courant induit dons le second fil, d'autres différences physiques que celles relatives à la quantité et à l'intensité, et que par conséquent, tout en combinant les bobines de façon que, sous ces deux rapports, les courants soient semblables, ils peuvent encore différer sous d'autres. D'abord l'extra-courant ne se compose jimais que d'un seul courant induit, celui qui marche dans le même sens que le courant de la pile, tandis que le courant induit proprement dit, se compose de deux courants instantanés, dirigés alternativement en sens contraire. Otte différence peut bien en entraîner une dans l'action physiologique (*)•••■ »
(*; Loc. cit., p. 581 .
26 4 CHAT. IV. — DES APPAREILS ÉLECTRO-MOTEURS
des proportions considérables. N'esl-il pas rationnel d'en conclure que, dans ces conditions, la plus grande partie sinon toute la puissance de l'aimantation temporaire a été employée à influencer la première hélice et à augmenter aussi l'énergie de l'action physiologique de l'extracourant. Eh bien ! pour admeltreavec M. De La Rive que le courant induit qui alors viendrait à se développer dans le circuit fermé de la seconde hélice superposée, est tout à fait semblable à celui qu'y induirait l'action directe d'un aimant, il faudrait, ce me semble, qu'il fût prouvé que l'aimanlcesse alors d'exercer son influence sur la première hélice, la plus rapprochée, et porte son action sur la seconde hélice, qui en est la plus éloignée. Or je ne sache pas que ce fait — qui me semble invraisemblable, — ail été démontré.
C'est après avoir fait les précédentes expériences, et après les avoir interprétées de cette manière, que je me suis cru autorisé à formuler les conclusions suivantes :
1° Dans les appareils volta-électriques, l'aimantation lemporaireagii comme seconde source initiale, presque à la manière de la pile, sur le fil de la première hélice dont elle renforce le courant qui, à son tour, réagit, par influence, sur le courant de la deuxième hélice; alors la puissance de ce dernier courant s'accroît proportionnellement*; 2° dans les ^appareils magnéto-faradiques, la force initiale est plus simple; ce sont les changements intermittents de l'état de l'aimant fixe qui produisent l'induction dans le fil enroulé immédiatement sur cet aimant. Mais la puissance de celte induction est des plus faibles, si elle est exercée seulement par cette influence, en d'autres termes, par les seuls mouvements rotatoires du contact (armature) modificateur de l'aimant. Pour que l'induction acquière alors de la puissance, il faut que des solutions soient faites dans le fil de l'hélice, au moment où les modifications de l'aimant sont à leur maximum (un peu avant que le contact soit arrivé à la direction horizontale ou verlicale) ; or telles sont les dispositions de la première hélice de mon appareil magnéto-faradique : les solutions qui se font sur le rhéotome, n'ont lieu que dans le gros fil enroulé immédiatement sur l'aimant fixe ; 3° le long fil fin(fil de la deuxième hélice) qui est enroulé sur ce gros fil n'a aucune communication avec le rhéolome. Si l'on supprime dans les gros fils les solutions opérées par ce rhéotome, le courant du fil fin de l'hélice qui recouvre le fil gros, devient à l'instant d'une faiblesse extrême, même quand l'on vient à produire sur le même rhéotome des solutions dans le circuit du fil fin; alors seulement l'intensité du courant de ce dernier augmente un peu, et reste très-faible comparativement au courant qui se développait dans ce fil fin, pendant que les solutions avaient lieu dans le fil gros. En voici la preuve :
ART IV. — ATrAIt. MAGNETO-FARADIQUE DE L AUTEUR. 265
Expêiuences. — La puissance du courant développée dans le fil fin de mon appareil magnéto-faradique est grande. Mais dos que les solutions du fil de la première hélice opérées sur le rhéotome sont suspendues, ce que l'on obtient dans mon appareil en détournant (de droite à gauche) le boulon 2 (fig. 57), c'est-à-dire lorsque le courant formé par le fil de la première hélice reste ouveit, la puissance du courant de la deuxième hélice est tellement diminuée, qu'on le sent à peine, même en plaçant les îhéopbores sur les lèvres. Quand bien même des solutions seraient alors opérées sur le rhéotome, dans le fil de celte deuxième hélice, comme je puis l'obtenir, au moyen d'un mécanisme simple, sur un appareil que j'ai fait construire pour ces expériences, son courant resterait encore infiniment plus faible que lorsque cetle même hélice est induile par la première hélice.
J'avais cru, — l'idée en est sans doute venue à l'esprit de mes contradicteurs, bien qu'ils ne laient pas exprimé très-nettement (1),
(1) Je citerai ici textuellement la critique qu'un de mes savants contradicteurs* M. A. Becquerel, a faite de mon appareil magnéto-faradique et des propriétés physiologiques de ces deux hélices : « Dans l'appareil magnéto-électrique de M. Duchenne « (de Boulogne), dit-il, deux fils sont superposés autour d'un aimant fixe : le pre- « mier plus gros et moins long, le deuxième, plus fin et plus long. Dans les idées « de M. Duchenne, le courant produit dans le premier fil est. un courant induit de « premier ordre (de la première hélice), et le courant produit dans le deuxième fil « est déterminé par l'influence du premier, c'est un courant induit de deuxième « ordre (de la deuxième hélice). M. Duchenne se trompe. Les courants produits « dans les deux fi/s sont tous deux sous l'influence de l'aimant qui (inutile l'effet « produit par le premier fil sur le deuxième, ou plutôt te réduit à très-peu de « chose. Le c< urant produit dans le premier, comme celui produit dans le deuxième « fil, sont tous deux des courants induits du premier ordre ; seulement le premier « produit dans le fil le plus gros et le moins long est un coinçant d'une tension « moindre que celui produit dans le fil le plus long et le plus fin, et ayant par con- « iéquent des effets moins énergiques sur la peau et sur la rétine. »
Est-il besoin maintenant de faire ressortir le peu de valeur des expériences suivantes qui, selon mon coniradicteur, démontreraient irrécusablement la vérité de son asssertion?
I. « Autour de l'aimant fixe, dit-il, enroulez, par superposition, deux fils par- « faitement égaux en diamètre et en largeur, et faites agir l'armature du fer doux
« par rotation; il se produira un courant induit de premier ordre dans chaque « fil. »
Oui, si le circuit de la première hélice n'est ni fermé ni interrompu par des solutions opérées dans son fil sur un commutateur, comme dans mon appareil à double hélice, mais alors son expérience ne prouve rien contre ma théorie. Si au contraire mon savant contradicteur s'est placé dans les mêmes conditions que dans mon appareil magnéto-électrique, api es les explications que j'ai données ci -dessus sur son mécanisme et la théorie de mon appareil magnéto-faradique, il abandonnera sans doute son ( pinion qui n'est plus soutonahle. Dans son expérience, alors, le courant du second fil recevrait évidemment l'influence du courant du premier fil, résultant de l'action simultanée de l'aimant et des solutions de ce fil, comme je l'ai déjà démontré.
II. Après avoir rapporté l'expérience précédente, M. A. Becquerel ajoute : « Le « courant eu premier fil sera plus intense que celui du deuxième, et le deuxième « moins intense que le premier, à cause de son éloignement plus grand de l'aimant. « Aussi le courant du deuxième fil ne produira-t-il plus les effets spéciaux des pré- « tendus courants de deuxième ordre. »
2CC C1IAP. IV. — DES APPAREILS ÉLECTRO-MOTEURS
— j'avais cru, dis-je, que peut-être ma première hélice agissait sur la deuxième hélice à la manière d'un tube de cuivre, et masquait ou neutralisait sa puissance; que ce conducteur fermé, en s'ouvrant tout à coup au moyen de ses intermittences, permettait à l'action physiologique du courant développé dans la deuxième hélice sous l'influence de l'aimant, de se manifester dans toute sa force. Si telle est l'influence exercée par la première hélice sur la seconde hélice de mon appareil électro-magnétique, personne assurément n'y verra un phénomène d'induction. Mais l'expérience que je viens de relater me semble prouver que les choses se passent différemment. On a vu, en effet, qu'en supprimant les solutions du fil gros dont h circuit reste ainsi ouvert, il n'y a plus que l'influence directe de l'aimant sur la deuxième hélice (à fil fin), et que les effets physiologiques produits par cette influence de l'aimant sur la deuxième hélice, se réduisent presque à zéro.
En résumé, dans mon appareil électro-magnétique à double courant, c'est le courant développé dans la première hélice, sous l'influence simultanée des modifications temporaires de l'aimant et dans les solutions opérées dans le circuit de son fil gros, qui réagissent sur la deuxième hélice.
Bien que jusqu'en ces derniers temps, celle proposition eût élé considérée comme inadmissible par des physiciens éminenls, je n'en ai pas moins persisté à la cruire appuyée sur des faits et des expériences incontestables. Elle vient d'être démontrée d'une manière plus scientifique, et dans des termes plus techniques, par un physicien de talent M. F. P. Le Roux, professeur agrégé des sciences physiques, qu", dans sa thèse présentée à l'école supérieure de
A ce dernier point de vue, cette expérience ne prouve absolument rien pour plusieurs raisons: 1° pourquoi changer los conditions ordinaires des appareils électromédicaux dont nous avons à étudier les propriétés spéciales ? Quel est donc l'appareil à double induction dont les fi's ont une éga'e section ? 2° il n'est pas un fabricant d'appareils vo'ta-faradiques qui ne sache qu'une des conditions principales pour obtenir une grande puissance physiologique dans la seconde hélice (induite), c'est que le fil de celle-ci soit non-seulement beaucoup plus lin, mais aussi beaucoup plus long que celui du fil inducteur. Pour quelle raison n'en serait-il pas de môme pour les apppareils magnéto-faradiques à double courant ? Restons donc d;ins la question ; il s'agit ici de déterminer les propriétés du courant de la deuxième hélice développé dans un fil fin et long, comparativement aux propriétés du courant de la première hélice [extra courant) produit dans un fil gros et plus court. J'ai déjà prouvé (voy. chap. rr, art. 3 ù, p. 29), pour les appareils vo'.ta-faradiques, que les propriétés physiologiques d'une même hélice de fil fin différaient suivant que son courant était, dans le lan;a^e usuel, extra-courant ou courant induit.
On comprendrait difficilement qu'il en fûl autrement pour les appareils électrom ignétiques. Aussi ma surprise a-t-elle été grande, lorsque j'ai lu cette assertion de M. A. Becquerel : « Autour d'un aimant fixe n'enroulant qu'un seul fil très-fin u et très long, vous aurez un courant à tension très-fort et qui aura toutes les « propriétés des prétendus courants du deuxième ordre. Cette assertion est en contradiction formelle avec les faits qui ressortent de mes recherches expérimentales.
pharmacie pour l'agrégation des sciences physiques, que j'ai eu déjà l'occasion de citer, a soutenu que mon idée est en grande partie juste, au moins dans le cas de mon appareil magnélo-faradique.
Voici l'extrait de celte thèse, remarquable sous bien d'autres rapports, où se trouve celte importante démonstration. (Le lecteur comprendra plus facilement cetle démonstration, s'il connaît la théorie des appareils magnéto-électriques que M. Le Roux a exposée dans son travail, à l'occasion de l'appareil de Pixii (l). Je l'ai reproduite textuellement page 277.) ■
a M. Duchenne a attribué les effets particuliers qu'il observe dans sa deuxième hélice, à l'action de courants dont la distribution et l'intensité seraient différentes de celles des courants qui sont induits dans la première hélice. D'autres personnes, au contraire, ont pensé que les deux hélices ne différaient que par la longueur du fil. Je suis porté à croire que ce qui a manqué à l'idée de M. Duchenne, c'était d'être étayée, par un raisonnement précis, mais quelle est cependant en grande partie juste, au moins dans le cas de son appareil magnéto- faradique.
«On peut regarder comme avéré que, dans tous les appareils magnéto-électriques de petites dimensions, les alternatives d'aimantation et de désaimantation ne suffisent pas pour produire des courants capables de donner des commotions, et cela, quelle que soit la vitesse des armatures ou des bobines, quelle que soit aussi h longueur du fil des bobines induites; tandis que la rupture du courant vers l'instant ou son intensité est maximum, en produit d'énergiques. Cela tient simplement à ce que le décaissement d'intensité qui a lieu au moment d'une rupture, est beaucoup plus rapide que la plus rapide désaimantation que nous puissions produire par des mouvements de rapprochement ou d'éloignement opérés mécaniquement (2).
(i Cela posé, quand nous interrompons le courant au moment
(1) F. P. Le Roux, loc. cit., p. 27 .
(2) « 0:i peul se demander comment il se fait qu'un extra-courant ne soit pas produit an miment où la bobine de Glarke, par exemple, passe devant un pôle d'aimant, puisqu'à cet instant le courant change, brusquement de sens, ainsi que nous l'avons dit ci-dessus ; et il semble qu'un changement de sens de ce genre doive être bien plus efficace qu'une interruption. Mais c'est que le changement brusque de s«>ns représenté par la courbe n'est qu'une fiction ; en réalité, ce changement est relativement rapide, mais non brusque, parce que ce ne sont pas des points mathématiques qui passent l'un devant l'autre, les dimensions relativement con>idéiables des bobines et des aimants font que l'action décroît à partir d'un certain moment, pour croître eus ; i te. Or le déemissement q'ii s'opère réellement aux environs de li0 (A.'/- 5S),si rapide qu'il soit, est encore très-lent relativement au retour de l'état naturel d'un circuit que l'on interrompt.
« La figure 5G montre, dans la courbe inférieure, quelle doit être la véritable distribution de l'intensité des courants dans une bobine de Clarke.
CUAl>. IV.
DES APPAREILS ÉLECTRO-MOTEURS
de son maximum, c'est comme si nous interrompions un courant constant, et il se produit un extra-courant dont nous avons déjà donné la courbe plushaut; nous la reproduisons ici {fig. 58).
Tin. 58. — Supérieurement : représentation approximative du courant induit par le mouvement dans les bobines d'une machine deC.larke. — Inférieurement : représentation plus exacte.
Fig. 59. — Supérieurement : représentation de l'extra-rourant de rupture. — Inférieurement : représentation de l'induit de cet extra-courant.
« 11 semblerait queles arcs qui secoupentau point B(fig.Sl) soient dans d'excellentes conditions de forme, pour donner naissance à des courants induits intenses. Cela e.-t vrai, mais il ne faut pas perdre de vue que l'unité de temps est ici représentée par une longueur très-courte, à tel point que, si nous voulions représenter l'intervalle de temps A0B0 avec la même unité que nous avons employée par exemple dans la figure 58pour représenter la cessation d'un courant interrompu, il faudrait donner à A0 B0 une longueur plusieurs centaines de fois plus grande. On voit qu'ainsi étalée, la courbe du courant de la bobine n'offrirait qu'une sinuosité insensible par rapport à celle d'un courant de rupture, par exemple.
« On comprend facilement, d'après cela, que la variation mécanique ne puisse donner que des induits peu sensibles par rapport à ceux que fournit l'interruption du courant par rupture du circuit.
« Si au contraire on met cet extra-courant en présence d'un circuit sur lequel il puisse agir comme inducteur, il y détermine le courant induit représenté {fig. 58). Sa partie négative est peu marquée, mais il n'en est pas de môme de sa partie positive : celleci pourra posséder une intensité plus grande, et surtout présenter une variation plus brusque que l'extra-courant lui-môme, et par conséquent être différenciée de celui-ci par ses effets sur l'organisme.
« Celle conclusion esl évidemment bors de conteste dans le cas
ART. IV. — ATPAR. MAGNÉl'O-FARADIQUE DE L AUTEUR. 269
où le circuit de la seconde hélice n'est soumis qu'à l'influence de la première. Mais en doit-il être de môme quand la deuxième hélice se trouve, comme la première, en présence de l'aimant dont les variations d'intensité déterminent l'aimantaLion?
« Nous commencerons par faire remarquer que la deuxième hélice contenant dans son circuit le corps humain, dont la résistance est très-grande, l'induction due aux variations d'intensité de l'aimant n'y développe qu'un faible courant ; que, ce courant n'étant d'ailleurs pas soumis aux interruptions du rhéotome, il n'y aura pas dans ce fil d'exlra-courant sensible, de telle sorte que je ne puis voir aucune condition qui puisse apporter un trouble appréciable dans les effets de l'induction opérée sur la deuxième hélice par l'extra-courant de la première.
« Telle est, à mon sens, la véritable manière d'envisager les phénomènes dans le cas des appareils magnéto-électriques ; Y effet inducteur de V extra-courant de la première hélice doit être la cause prédominante de ce qui se passe dans la deuxième (I). »
B. — Rhéotome.
Dans mon appareil, les intermittences peuvent être obtenues au moyen d'un mécanisme particulier deux fois ou quatre fois par révolution du fer doux, selon les indications. Pour bien apprécier l'importance de cette disposition, au point de vue pratique, il faut se rappeler la théorie des phénomènes d'induction qui se produisent dans les appareils magnéto-faradiques usuels. Cette théorie a été exposée dans le chapitre i" (p. 20) et dans tout le paragraphe précédent. 11 a été démontré, en effet : 1° que deux intermittences du rhéotome produisent, par révolution du fer doux, quatre inductions, dont deux puissantes ont lieu au moment des intermittences ; 2° que quatre intermittences du rhéotome par révolution du fer doux développent quatre inductions égales en force; 3° que les courants qui naissent de ces différentes inductions marchent en sens contraire et de manière à produire les alternatives voltianes.
Si donc on faradise avec deux intermittences par révolution de l'armature, on aura deux actions puissantes, et le courant se dirigera chaque fois dans le môme sens. Les deux autres actions, dont les courants ont lieu en sens contraire, sont tellement faibles, que chez l'homme elles ne donnent lieu à aucun phénomène appréciable, excepté lorsqu'elles sont dirigées sur la rétine, où elles produisent le phosphène. En conséquence, à l'aide de son régulateur, le ressort
(1) F. P. Le Houx, toc. cit., p. 36, a" 4':.
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du rhéolome sera placé de manière à donner deux inlermillences, quand il y aura indication de diriger les courants toujours dans le môme sens.
En somme, on peut faire servir mon appareil magnéto-faradique dont les intermittences n'ont lieu que deux fois par révolution de l'armature, 5 l'élude de l'influence de la direction des courants sur la contractilité ou sur la sensibilité (1). Les mêmes éludes ne pourraient être faites avec quatre intermittences par révolution de l'armature, car les quatre inductions agiraient avec une égale force eta\ecdes alternatives en sens contraire, c'est-à-dire avec des alternatives vollianes.
Les quatre intermittences par révolution de l'armature produisent un eourant une fois plus rapide. Leur emploi trouvera donc de nombreuses indications, soit qu'on veuille agir spécialement sur la sensibilité, ou étudier les fonctions musculaires à l'aide de la farad isation. Bien qu'avec quatre intermittences, le courant soit une fois plus rapide que dans les appareils de Claïke, qui ne donnent que deux intermittences par révolution du fer doux, j'avoue que sa vitesse n'est pas encore assez grande pour étudier les fonctions musculaires de la face. Celte même condition du rhéotome rend l'action de ces appareils magnéto-électriques sur la sensibilité cutanée beaucoup moins puissante que celle des appareils volla-électriques, dont les intermittences peuvent être failes par le trembleur avec une vitesse incalculable.