ART. IV. — A1TAR. MAGNETO-FARADIQUE DE L AUTEL R
que des intermittences éloignées, le ressort du rhéotome doit toucher seulement les deux dentelures du rhéotome B. En vuici la raison. Pendant que le ressort des intermittences touche une des goupilles de la grande roue, le contact dure quelquefois un peu plus longtemps, et alors il arrive que deux ou quatre inductions se produisent coup sur coup au moment du contact, suivant la position du rhéotome; si ce dernier touche les quatre dentelures, les quatre inductions qui se produisent alors, excitent une sensation plus forte ; si, au contraire, le ressort du commutateur ne touche que deux dentelures, ces inductions ne seront pas assez rapprochées pour avoir lieu au moment où le contact sera opéré sur l'une des goupilles de la grande roue. Alors les intermittences éloignées et les sensations qu'elles produisent seront plus régulières.
D. — Graduation des courants.
Le tube graduateur de mon appareil magnéto-farad ique mesure les doses électriques tout aussi exactement que l'appareil voltafaradique. Les détails que j'ai exposés à l'occasion de ce dernier me dispensent d'f nlrer dans de ne uveaux développements
Ce système de graduation est le seul qui permette d'administrer aux organes des doses électriques proportionnelles à leur degré d'excitabilité, qui est très-variable pour chacun d'eux, ainsi que je l'ai démontré.
Cependant la force initiale des appareils magnéto-faradiques n'est-elle pas elle-même trop variable pour que l'on puisse compter sur une mesure égale? Ainsi, il est ét.ibli qu'un aimant qui a subi des arrachements ou des frottements successifs, perd presque complètement la faculté de porter un poids donné. Cet affaiblissement diminue-t-il aussi la puissance de l'induction, dans les mêmes proportions? J'ai rapporté, dans les précédentes éditions, les expérien- ' ces qui me semblent avoir résolu négativement ces questions.
E — Modérateur des courants.
Dans les appareils magnéto-faradiques, comme dans les appareils volta-faradiques, les cylindres gradualeurs ne neutralisent pas entièrement les courants des hélices qu'ils recouvrent. Il en résulte qu'ils seraient inapplicables aux organes très-excitabies ou aux expériences délicates, si l'on ne pouvait recourir à un modérateur des courants, analogue à celui des appareils voila- faradiques.
J'ai trouvé dans l'appareil même les éléments d'un excellent modérateur.
a. L'armature et son système moleur'pouvant être éloignés de
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l'aimant, de 2 centimètres et demi par la vis de rappel N, appelée régulateur de l "armature, on comprend qu'a celle dislance, l'influence du fer doux sera considérablement diminuée. Ce simple modérateur répond à toutes les opérations pratiquées sur l'homme, et permet, en combinant son action avec celle du gradualeur, de lui administrer des doses très-faibles.
b. Mais il est des recherches où les expériences plus délicates encore, celles que l'on pratique, par exemple, chez la grenouille, peuvent exiger l'emploi de doses électriques beaucoup plus petites, en raison du degré d'excitabilité des organes de cet animal. Voici ce que j'ai imaginé pour rendre l'appareil électro-magnétique infiniment plus sensible. En tournant de droite à gauche la petite vis 2 placée sur la base du ressort S (l'un des ressorts qui font les intermittences du courant de l'hélice centrale sur les dentelures du rhétome B), j'empêche le courant de celte hélice de se réunir sur ce commutateur. On comprend qu'alors l'induction ne puisse plus avoir lieu que par l'influence du fer doux sur l'aimant. Je ne sais si cette expérience a jamais été faite dans les mômes conditions, mais je puis dire que l'induction des appareils magnéto-faradiques, ainsi privée des intermittences simultanées, pratiquées dans le fil de l'hélice qui recouvre immédiatement l'aimant, est tellement faible, que le courant de'mon puissant appareil n'est appréciable qu'en mettant les îhéophores entre les lèvres. Si donc, après avoir placé le fer doux à son plus grand éloignement, on suspend encore, par le procédé ci-dessus, les intermittences qui se font sur le rhéotome B, l'appareil ne produira plus qu'une induction infiniment faible, que l'on pourra diviser en degrés de plus en plus petits, en faisant marcher les tubes graduateurs sur les hélices. C'est ainsi que le môme appareil, qui est capable de mesurer des courants d'une grande intensité, peut servir a graduer le degré d'excitabilité des muscles de la grenouille.
§ IV. — Manière de mettre l'appareil en action.
L'usage de l'appareil magnélo-faradiqtie est heureusement d'une extrême simplicité, comme on va le voir. Ne comprendrait-on pas sa description et sa théorie, il suffirait encore aux médecins, pour en faire l'application, de connaître les courtes indications que je vais exposer sur la manière de le mettre en action. Je ne saurais donc trop les engager à lire attentivement et avant tout les lignes suivantes :
Pour mettre cet appareil magnétique en action, on tourne le régulateur N de l'armature de gauche à droite, jusqu'à ce que le fer doux n'éprouve plus de frottements contre l'aimant, pendant son mouvement rolatoire.