‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 105 sur 505 · ArPAREILS MAGNÉTO-ÉLECThIQUES · texte numérisé non relu

ArPAREILS MAGNÉTO-ÉLECThIQUES

A. Appareil de Faraday. — «La première machine magnéto- électrique, ditM. delà Rive, a été construite par Faraday (fig. 60) ; elle consiste en un disque en cuivre c mobile dans un plan vertical, autour d'un axe horizontal et qu'on fait tourner entre les deux pôles opposés d'un aimant n. Nous avons vu que, si l'on fait com-

Iig. GO. — Appareil de Faraday (*).

muniquer les deuxbouts d'un galvanomètre g, l'un w avec l'axe du disque, l'autre w' avec un point de la circonférence, la déviation de l'aiguille qui a

(1) F. P. Leroux, loc. cit.

(2) Duchenne, De l'Èlectrisation localisée. Paris, 1855.

(') Figure empruntée à M. De la Rive, loc cit., t. 1, p. 379.

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lieu dans un sens ou dans l'autre, suivant le sens de la rotation, indique le dégagement d'un courant constant dans le disque. Mais ce courant a fort peu d'intensité; il est incapable de produire des décompositions chimiques, des commotions, etc. Il en est de môme des courants d'induction auxquels donne naissance le magnétisme terrestre dans des disques ou des globes métalliques mis en rotation sous son influence (1). »

B. Appareil de Pixii.

— « Pour avoir des courants induits d'une intensité un peu prononcée, il faut les développer dans des fils passablement longs,

de telle façon que le ^^s§§§ ^^^ tiws?p^«gpii§^4§it

conducteur qui réunit Fia 61 Appareilde Phii.

les bouts de ce fil soit

aussi bon, ou du moins ne soit pas beaucoup moins bon que les fils eux-mêmes ; il en résulte que le courant peut les traverser au lieu de rétrograder par le fil même dans lequel a lieu l'induction. Le premier artiste qui ait construit une machine sur ce principe est M. Pixii (-2). »

« L'appareil de Pixii est représenté par la figure 61, AB est un fer dou* recourbé en forme de fer à cheval et sur lequel s'enroule un fil de cuivre isolé dont les extrémités sont en XY; cet électro-aimant est fixe. En face de lui, est situé un aimant permanent dont les pôles se voient en C et D. Cet aimant est entraîné par un axe vertical MN, sur lequel est monté un pignon I auquel une roue K communique le mouvement; une manivelle L sert à mettre l'appareil en action.

« Comme on le voit, les pôles C et D de l'aimant permanent s'approchent et s'éloignent alternativement des extrémités do l'électro-aimanl; il s'induit donc dans le fil de celui-ci un courant qui change de sens à

(1) De la Rive, Traité d'électricité 'théorique et applù/uée, 1854, t. I,p. 378.

(2) De la Rive, loc. cit., p. 79.

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