‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 164 sur 505 · II. Période de chronicité · texte numérisé non relu

II. Période de chronicité

Lorsqu'elle est passée à l'état chronique et surtout si le début remonte à plusieurs années, la paralysie spinale antérieure aiguë de l'adulte, symptomatique de l'atrophie des cellules antérieures (I) peut être, dans certaines circonstances, confondue avec la paralysie atrophique de l'enfance, ou avec l'atrophie musculaire ou progressive, ou avec la paralysie générale spinale subaiguë.

Supposons par exemple qu'un individu vienne de mourir dans un service d'hôpital, présentant des troubles de la locomotion, des atrophies de muscles, môme des pieds-bols (un pied-bot équin, comme chez le sujet de l'observation C); qu'il ait été impossible

(1) Duchenne de Boulogne, Physiologie des mouvements, p. G69, 1870.

44 4 CIIAP. III. — PARALYSIES SHNALES DE i/aDULTE.

de recueillir des renseignements sur ses anlécédents, on ne manquera pas alors de ranger cetle maladie soit dans la paralysie atrophique de l'enfance soit d;ins l'atrophie musculaire progressive, car, dans tous ces cas, les muscles présentent la même irrégularité dans leur atrophie, les mêmes altérations dans leur texture, Ce diagnostic paraîtra confirmé, si l'on constate alors l'atrophie des cellules antérieures de la moelle, qui caractérise la lésion anatomique centrale de la paralysie atrophique de l'enfance, de la paralysie générale spinale subaiguë et de l'atrophie musculaire graisseuse progressive (voy. les chapitres suivants.)

§ IV. — Auatomie pathologique.

La paralysie spinale aiguë de l'adulte n'a pas encore été éclairée par l'anatomie pathologique ; mais, en raisonnant par analogie, on arrive presque à coup sûr à l'entrevoir. En effet, si l'on prend en considération la ressemblance des symptômes, de la marche et de la terminaison de cette affection musculaire de l'adulte avec ceux de la paralysie atrophique de l'enfance, dans laquelle l'anatomie pathologique de lamoelle est parfaitement connue (voir le chapitre précédent), on conclut nécessairement à l'identité de la lésion anatomique du même centre nerveux (de la moelle) dans ces deux maladies. En conséquence, l'atrophie des cellules spinales antérieures de la moelle est très-probablement la lésion anatomique principale de cette espèce de paralysie spinale aiguë de l'adulte.

§ V. — Étiologie. — Pronostic.

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