‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 200 sur 505 · III. — Deg: NÉKKSCtNCE GRANULEUSE 1NTRA-FIBRII.LA1RE · texte numérisé non relu

III. — Deg: NÉKKSCtNCE GRANULEUSE 1NTRA-FIBRII.LA1RE

L'atrophie musculaire progressive présente une autre forme d'altération du tissu musculaire, dans laquelle les faisceaux primitifs deviennent grêles et granuleux, sans que les granulations aient les caractères de la graisse d'une façon évidente.

M. Ch. Robin a beaucoup insisté sur ce mode d'altération. On verra cependant, dans la description qu'il en a faite, qu'il reconnaît que ces granulations amorphes se trouvent mêlées à un certain nombre de granulations graisseuses.

« Cette affection, dit-il, est caractérisée la diminution graduelle du volume des faisceaux striés dont l'enveloppe ou sarcolemme revient sur elle-même, sans se plisser pourtant. A mesure que son contenu strié disparaît, à mesure aussi on voit les stries transversales et longitudinales

(*) f, f, série de eellules eraissetisi G interstitielles. — m, m, m, fascicules primitifs des muscles. — Grossissement : 300 diamètres.

(1) Virchow, loc. cil., p. 270.

(V) Voy. Virchow' s Archiv., t. VIII, 1855, ois. d'atrophie musc, prog .

ART. II, § I. — ANAT0MIE PATHOLOGIQUE. — rATHOGÉNIlî. 527

devenir de moins en moins évidentes, et des granulations se déposer dans les faisceaux. Les slries n'ont pas tout à fait disparu, et le faisceau n'a complètement l'aspect granuleux qu'à l'époque, à peu près, où le cylindre a perdu la moitié de son diamètre. Il n'est pas rare pourtant de voir des faisceaux qui n'ont pas de stries et ne sont pas encore devenus moitié plus petits, tandis que d'autres, réduits au tiers de leur diamètre, ont encore des stries longitudinales et transversales évidentes. Les granulations des faisceaux musculaires qui s'atrophient sont, dans le contenu du sarcolemme et non dans l'épaisseur de celui-ci, parsemées dans la matière amorphe qui le remplit, matière formée par la substance corticale altérée. Beaucoup sont grisâtres, fines ; beaucoup aussi sont jaunâlres, la plupart dépassant le volume des précédentes et pouvant atteindre jusqu'à 2 millièmes de millimètre. Ces granulations rendent les faisceaux altérés qui les renferment, moins transparents que les faisceaux striés de même volume. Les granulations jaunâtres dont il vient d'être question, offrent toutes l'aspect extérieur des granulations graisseuses; toutes n'ont pas leur nature ; beaucoup, en effet, mais pas toutes; elles se dissolvent dans l'acide acétique, et non dans Véther, tandis que c'est l'inverse pour celles qui sont formées de principes gras. Quelque réduit de volume que soit un faisceau, le sarcolemme se comporte avec l'acide comme dans l'état normal.

« Les faisceaux ainsi devenus granuleux ne diminuent guère de volume au-dessous de la moitié du diamètre normal; arrivés à ce point, ils se résorbent tout à fait, 1° soit en offrant çà et là des interruptions, disparaissant comme des barres de plomb qui fondent parleurs bouts et devenant de plus en plus courtes, sans perdre beaucoup de leur diamètre; 2<> soit en étant comprimés par les vésicules graisseuses voisines et s'aplalissant avant de disparaître tout à fait ; alors, au fur et à mesure que les faisceaux sont détruits, les vésicules adipeuses en prennent la place, et se substituent aux éléments musculaires (t).

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