II. — Fonction génératrice
La fonction génératrice chez l'homme a tôt ou tard éprouvé une modification plus ou moins considérable : une fois elle a été surexcitée ; chez les autres malades, elle a été affaiblie ou abolie.
cervical du grand sympathique et par l'excitation du bout central de ce nert. (O;: se rappelle en elïet que par la section de ce nerf l'on produit le resserrement de la pupille, et la dilatation de celle-ci par son excitation galvanique.) J'en ai donc conclu que le resserrement pupillaire, observé dans l'ataxie locomotrice, était symptomatique d'un état paralytique léger du filet cervical du grand sympathique ou du ganglion cervical supérieur, état pathologique qui, dans le cas précédent, avait probablement produit la série complète des phénomènes qui en caractérisent le maximum. (Atrésie pupillaire, hyperhémie neuro-paralytique de la conjonctive et de la peau des paupières et de la tempe.) Cette vue de l'esprit a été confirmée par l'investigation anatomo-pathologique, comme on le verra par la suite. Cette observation a été rapportée avec détails, dans une note qnej'ai communiquée en février 18G4, à la Société de médecine de Paris [Recherches cliniques sur l'état du grand sympathique dans l'ataxie locomotrice Gazette hebdomadaire de médecine, I8(ii, 2e série, p. 116)1. — J'ai fai suivre cette observation des autres analogues.
ART. I, § VI. — ÉPIPnÉNOMÈNES. 635
J'en ai observé un cas avec M. Trousseau, dans lequel elle s'est conservée normale, bien que l'ataxie fût généralisée (1).
III. — Troubles fonctionnkls dans la. défécation et la miction.
L'excrétion des matières fécales et urinaires est tantôt difficile ou impossible (paralysie à des degrés divers du rectum, ou spasmes douloureux du sphincter du rectum ou de la vessie); tantôt au contraire les malades ne peuvent retenir leurs matières ou leurs urines (paralysie des sphincters). Une fois cependant le sujet n'avait éprouvé qu'un peu de constipation, bien qu'il fût arrivé déjà à une période assez avancée de la maladie.
J'ai fait l'analyse des urines, dans la plupart des cas, ayant soin de la soumettre, autant que possible, au contrôle de M. Mialhe, qui, à l'analyse chimique, a joint l'examen au saccharimètre et au microscope. Dans aucun cas, nous n'avons trouvé ni albumine ni sucre dans ces urines.
Quelquefois les malades avaient eu, au début, une paralysie de la vessie, accompagnée, comme d'habitude, de catarrhe vésical ; j'aurais pu donc, sous l'influence d'idées préconçues, attribuer alors les troubles de la locomotion à la maladie des voies urinaires (par action réflexe), et cela d'autant plus que les phénomènes ordinaires de la première période font quelquefois défaut ou arrivent tardivement; mais tôt ou tard la maladie se généralisant et se démasquant complètement, il était impossible de ne pas la ranger dans l'ataxie locomotrice progressive. Les troubles fontionnels des organes urinaires n'avaient été que symptomatiques de la lésion centrale.