I. — PARALYSIE PARTIELLE BU PALATO-STAPHYLIN
Dans la paralysie unilatérale du palato-staphylin, la luette doit être déviée du côté opposé à la paralysie. Cette déviation est causée, au repos musculaire, par la prédominance tonique du muscle sain ; elle augmente nécessairement pendant la contraction du palato-staphylin sain.
L'observation pathologique confirme ces déductions tirées de la connaissance de l'action propre du palato-staphylin. On ne saurait méconnaître une paralysie unilatérale de ce muscle, comme cela se
(encontre dans certaines paralysies de la septième paire, la luette étant toujours alors déviée pendant le repos musculaire. Si cette paralysie unilatérale apparaît évidente à la simple inspection du voile du palais, il n'en est pas de même de la paralysie double de ce muscle, parce qu'au repos musculaire la luette est seulement alors plus allongée. Ce n'est qu'en la titillant que l'on reconnaît, à son immobilité, que ses muscles élévateurs sont paralysés.
La paralysie unilatérale du palato-staphylin n'est pas suivie de troubles appréciables dans la déglutition, ni dans la phonation ; tandis que la paralysie double de ce muscle occasionne presque toujours une gène continuelle par l'effet du contact de la luette sur la base de la langue; ce qui sollicite incessamment des efforls de déglutition, comme s'il existait un corps étranger dans le fond du pharynx. En interrogeant les malades avec soin, on apprend que de temps en temps les boissons repassent un peu par les fosses nasales, et qu'ils nasillent quelquefois légèrement. Ce dont se plaignent le plus les malades, c'est de la chute de la luette; pour les en débarrasser, on va jusqu'à la leur exciser. J'ai eu l'occasion d'expérimenter, dans des cas analogues, l'influence thérapeutitique de la faradisation localisée, et toujours elle a obtenu la guérison, en donnant aux palalo-slaphylins leur force tonique et leur contractilité normale.