‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 394 sur 505 · ART. III, § VII. — PARALYSIES PARTIELLES DU POIGNET · texte numérisé non relu

ART. III, § VII. — PARALYSIES PARTIELLES DU POIGNET

(ce que l'on observe fréquemment dans la paralysie saturnine), le premier métacarpien est placé d'une manière continue dans une opposition et dans une adduction encore plus grandes, et en môme temps les deux phalanges du pouce sont infléchies dans la paume de la main, comme dans la figure 217. Il en résulte que le pouce se trouve ainsi enfermé dans la paume de la main, lorsque le sujet ferme celle-ci ou lorsqu'il veut saisir avec elle un objet quelconque.

L'absence du court extenseur du pouce (seul producteur réel de

Fig. 217.

Fig. 21S

l'abduction du premier métacarpien) occasionne de la difficulté dans certains actes, comme lorsqu'en écrivant ou en dessinant, le trait est dirigé d'avant en arrière. On remarque en effet (voyez la fig. 218) que, dans ce mouvement, le premier métacarpien se porte dans l'abduction, pendant que les deux phalanges sont fléchies, ou, en d'autres termes, que ce mouvement, opposé à celui qui trace le trait d'arrière en avant, est produit par le court extenseur et le long fléchisseur du pouce.

Par le fait de la paralysie du long fléchisseur du pouce, les mouvements de la deuxième phalange du pouce sont complètement abolis, et l'articulation phalango-phalangienne ne tarde pas à s'ankyloser. On comprend que les usages de la main en soient nécessairement restreints et considérablement gênés.

§ VII. — Paralysie des niuscles extenseur abducteur (premier radial) (extenseur adducteur), cubital postérieur extenseur direct (second radial) du poignet.

Les paralysies partielles des muscles extenseur adducteur et extenseur abducteur du poignet surviennent consécutivement à la lésion traumatique du nerf radial ou de ses filets, dans la paralysie saturnine et dans la paralysie rhumatismale du nerf radial. C'est ce qui ressort de l'observation pathologique.

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