I. — FAITS 1HYSIOLOC1QUES FONDAMENTAUX
L'élude physiologique du triceps sural est inséparable de celle du long péronier. Aussi exposerai-je ici parallèlement le résumé de mes recherches. électro-physiologiques sur ces deux muscles.
A. — Triceps sural. — Le triceps sural (jumeaux et soléaire) étend avec une grande puissance l'arrière-pied et la moitié externe de Pavanl-pied; il n'exerce aucune action sur la moitié interne de ce dernier. Après avoir produit le maximum d'extension du pied, dans son articulation tibio-tarsienne, il lui imprime un mouvement de pivot sur l'axe de la jambe, de manière que sa pointe est portée en dedans et le talon en dehors; en même temps, il le fait tourner sur son axe antéro-postérieur en abaissant davantage son bord externe, tandis que son bord interne s'élève. Il en résulte que la plante du pied regarde en dedans.
On peut diviser en deux temps les mouvements articulaires qui ont lieu dans le tarse, sous l'influence du triceps sural, savoir : un premier temps pour le mouvement de l'articulation tibio-tarsienne^ et un second temps pGur celui de l'articulation calcanéo-astragalienne.
Dans le premier temps, le calcanéurn, en s'étendant, fait mouvoir l'astragale clans sa mortaise, et entraîne puissamment, dans le mouvement d'extension qui en résulte, le cuboïde et les deux derniers métatarsiens, comme s'ils ne formaient qu'un seul os avec lui, parce qu'il leur est uni, par le ligament calcanéocubo'ïdien inférieur, très-solidement et de telle sorte que ces os ne peuvent se mouvoir de bas en haut que dans une élendue trèslimitée. Mais, comme il n'existe pas à la face plantaire de ligament qui, pendant l'extension de l'arrière-pied, empêche la partie interne de l'avant-pied de remonter, si une force agit sur elle en