‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 416 sur 505 · ART. IV, § Y. — PARAL. DES MUSCLES MOTEURS HES ORTEILS · texte numérisé non relu

ART. IV, § Y. — PARAL. DES MUSCLES MOTEURS HES ORTEILS

subluxer sur les métatarsiens, consécutivement à la paralysie des interosseux et des muscles adducteur et court fléchisseur du gros orteil, les attaches inférieures du long extenseur des orteils el de l'extenseur du gros orteil deviennent très-mobiles; on voit alors, au moment de la flexion du pied sur la jambe, les premières phalanges se renverser encore davantage sur les métatarsiens, dont elles dépriment davantage la tôle ; ce qui augmente encore le creux du pied. L'action du long extenseur des orteils, comme fléchisseur abducteur du pied, s'en trouve considérablement affaiblie. De là cette prédominance du jambier antérieur, el en conséquence la flexion avec varus, dans la flexion instinctive du pied, pendant le second temps de la marche.

En somme, l'espèce de pied creux que je viens de décrire est produite par une action exagérée et continue des extenseurs des premières phalanges des orteils (long extenseur des orteils et extenseur du gros orteil), consécutivement à la faiblesse ou à la paralysie de leurs antagonistes (les muscles interosseux, adducteur et court fléchisseur du gros orteil). En conséquence, tout excès d'action de ces mêmes muscles extenseurs des premières phalanges, quelle qu'en soit la cause, doit produire des résultats absolument identiques.

La connaissance de ce fait met en lumière la genèse de la griffe pied creux que l'on voit se former, dans l'équin, lorsque le long extenseur des orteils a conservé sa contraclilité volontaire.

Que l'on me permette d'exposer ici le mécanisme de la griffe pied creux équin. Je n'ai pas voulu séparer son étude de celle de la griffe pied creux par atrophie des muscles interosseux adducteur et court fléchisseur du gros orteil ; car dans ces deux espèces de pied creux le mécanisme est le même, ainsi que je vais le démontrer. Dès que l'équin commence à s'opposer à la flexion du pied sur la jambe, les muscles qui concourent à Cv.j mouvement agissent pour le produire, d'une manière exagérée et avec d'autant pius d'effort que l'équin est arrivé à un plus haut degré. Cet effort se traduit alors par une extension plus grande des premières phalanges auxquelles s'attachent plusieurs de ces muscles fléchisseurs du pied (le long extenseur des orteils et l'extenseur du gros orteil). Celte action musculaire exagérée et incessante renverse progressivement et finit par subluxer les premières phalanges sur la lête des métatarsiens; de là l'augmentation progressive de la voûte plantaire parallèlement au degré de l'équin, sous l'influence de la dépression des têtes des métatarsiens, et surtout du premier métatarsien, par les premières phalanges des orteils. L'attitude d'extension continue que le pied au repos conserve dans l'équin contribue plus puissamment encore, à former ce pied creux, en allongeant les muscles extenseurs des orteils, qui entraînent alors les premières phalanges

dans une extension continue, la force tonique de leurs antagonistes (les muscles inlerosseux, adducteur et court fléchisseur du gros orteil) n'étant plus assez grande pour maintenir ces premières phalanges abaissées. La figure 222 est un cas type de griffe pied creux équin.

Le mécanisme que je viens d'exposer est parfaitement exact. Yoici un des moyens d'en donner la preuve. Que l'on engage un individu affecté d'une griffe pied creux équin, arrivée à son plus haut degré, à fléchir le pied sur la jambe: on verra, au momentde l'effort, ses premières phalanges se renverser davantage sur les métatarsiens, et la tête de ces derniers s'abaissant encore d'un à deux centimètres, creuser davantage la voûte plantaire; en sorte que l'extrémité du ied s'abaisse alors, au lieu de se relever.

Fig. 222.

ARTICLE V

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