C. — Action sur la paralysie de l'ouïe
Remplir d'eau tiède le conduit auditif externe ; plonger dans ce liquide un rhéophore métallique, une sonde, par exemple, et fermer le courant en posant le second rhéophore humide sur la nuque. (Ce procédé de faradisation, sur lequel je reviendrai, m'a permis de faire des recherches électro-physiologiques et pathologiques sur les usages de la corde du tympan.)
La sensibilité de la membrane du tympan est très-grande ; aussi doit-on se garder de la faradiser avec des intermittences rapides et à doses élevées. Je me réserve de traiter spécialement de cette question à l'occasion des surdités nerveuses; on verra alors qu'un grand nombre de surdités nerveuses et même des surdi-mutités congénitales ont été traitées également avec succès.
D. — Action sur la paralysie de l'odorat.
Un rhéophore humide étant placé derrière la nuque, le second rhéophore, par exemple, une sonde métallique d'un petit diamètre et isolée par du caoutchouc, excepté à ses extrémités, est promenée sur tous les points de la muqueuse nasale.
Il m'a souvent suffi d'exciter très-faiblement la sensibilité générale de la muqueuse nasale pour rappeler l'odorat perdu ou affaibli.
E. — Action sur la paralysie du goût.
Les rhéophores métalliques sont promenés sur la base et sur les bords de la langue.
L'excitation électrique des sens de la vue, de l'ouïe, de l'odorat et du goût doit être faite avec beaucoup de circonspection, car elle