ART, I, $ I, — ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC
ménes morbides de cette maladie. Néanmoins, dans un cas, la paralysie du voile du palais et de l’orbiculaire des lèvres a précédé la paralysie de la langue.
L’anatomie pathologique, =-je le démontrerai bientôt, — apprend que l’atrophiedes origines nerveuses situées dansle bulbe estla lésion centrale de Ia paralysie glosso-labio-laryngée; d'autre part la physiologie pathologique fait supposer que cette: lésion anatomique a dû s'étendre progressivement de bas en haut, en commençant par des cellules inférieures du noyau de l’hypoglosse, du spinal et du pneumogastrique. Eh bien ! j’ai vu une fois cette maladie suivre la marche inverse, J'ai relaté ce cas dans la précédente édition (1).
La marche de cette maladie est toujours chronique: je ne l'ai pas vue durer moins de six mois à une année, ni plus de trois ans.
Elle n’a pas rétrogadé dans sa marche ; en général, elle n’est pas restée siationnaire, quelles qu’aient été les médications employées. Son pronostic est donc des plus graves, et l’appellation de paralysie progressiwe, sous laquelle Requin désignait toute affection paralytique qui, une fois née, marchait toujours, quand même, vers une terminaison fatale, lui est certainement applicable,
ARTICLE. I
DIAGNOSTIC
SE. — Éléments de diagnostic.
Le diagnostic de la paralysie giosso-labio-laryngée est difficile à son début et dans sa première période, parce que cette paralysie ne frappe pas d'emblée et simultanément la langue, le voile du palais et les lèvres, et surtout parce qu’elle commence par un simple affaiblissement musculaire, localisé généralement dans la langue. Mais lorsqu'à une période plus avancée qui peut être appelée seconde période, elle à gagné les muscles du voile du palais et l’orbiculaire des lèvres, alors que l’affaiblissement a augmenté progressivement, ses signes diagnostiques deviennent des plus évidents, et ne permettent pas de la confondre avec toute auire
tion et dont j'ai exposé l’analyse dans la note dela page 673, se manifestent ordinairement à une période peu avancée de Ja paralysie glosso-labio-larÿngée, tandis que les crises cardiaques ou les SynCopes n'apparaissent, en s’ajoutant aux troubles de la respiration, que dans la période ultime. Les premiers sont des symptémes constants de cette maladie; les seconds manquent quelquefois.
(1) Ce fait clinique a été relaté dans la précédente édition de ce livre, obs. CXLY, p: 635,
DUCHENNE. — 3° édition. 37
espèce morbide, Enfin le diagnostic n'en est pas moins sûr, à la troisième période, dans laquelle, la paralysie étant à son Maximum ou presque complète, la parole et la déglutition sont à peu près impossibles ; dans laquelle les accès de suffocation sont plus fréquents, ainsi que les syncopes ; dans laquelle, en un mot, le malade est menacé de périr prochainement, ou par défaut d'alimentation, ou par syncope, ou par asphyxie.
8 HE. — Diagnostic différentiel.
Ilimporte d'étudier le diagnostic différentiel de cette maladie, dans ses diverses périodes, en passant rapidement el comparativement en revue quelques-unes des affections avec lesquelles il serait possible de la confondre.