‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 17 sur 400 · ART. 1II, —— DÉNOMINATIONS DIFFÉRENTIELLES, ETC · texte numérisé non relu

ART. 1II, —— DÉNOMINATIONS DIFFÉRENTIELLES, ETC

mière hélice), si l’on veut ne pas porter l'excitation trop profondément.

La propriété singulière que possède le courant de la première hélice d’exeiter vivement la sensibilité de Ja vessie et du rectum est précieuse dans les cas où ces organes sont frappés d’anesthésie 1is0lément, en même temps que leur contractilité esl perdue ou diminuée. Je rapporterai par la suile une observation d’anesthésie de la vessie, anesthésie qui constitue à elle seule une affection grave, puisque le sujet, ne sentant pas le besoin d’uriner, laissait distendre sa vessie au point qu’il n’avait connaissance de la plénitude de cet organe que lorsque l'urine sortait par regorgement. Par le fait de cette distension énorme, la vessie fut paralysée secondairement. On conçoit que dans un cas pareil l'application du courant de la première hélice soit indiquée ; mais si, dans une paralysie musculaire de la vessie, on avait à craindre une suréxcitation de la sensibilité, le courant de la seconde hélice, qui agit puissamment sur la contractilité et faiblement sur la sensibilité de cet organe, devrait lui être préféré. Les considérations précédentes sont applicables à la paralysie de la sensibilité ou de la contractilité du rectum (1).

Dénominations différentielles des espèces d’électrisation. — 1] ressort des faits et des considérations exposés dans ce chapitre, que chacune des sources électriques, dont je viens d'expliquer les actions physiologiques et thérapeutiques, répond à des indications spéciales ; il devient alors nécessaire d’introduire dans le langage des expressions différentielles qui indiquent clairement leur emploi.

Le mot électrisañion ne devrait être employé que d’une manière générale.

L'application de l'électricité de frottement pourrait être appelée électrisation statique, et celle de l'électricité de contact conserverait le nom de galvanisation. Mais sous cette dernière dénomination on a, en général, désigné indifféremment, dans la pratique médicale, l'emploi de l'électricité de contact et de l’électricité d’induction. On comprend les conséquences fâcheuses d’une telle confusion, après les considérations électro-physiologiques et thérapeutiques que j'ai exposées dans ce chapitre.

Puisqu’il est nécessaire de créer un mot qui désigne exactement

(1) En présence des faits qui ont été exposés dans cet article, venir encore soutenir aujourd'hui devant une Académie des sciences qu’indépendamment de leur tension « l’extra-courant et le courant de premier ordre ne jouissent pas de propriétés électives sur telle ou telle fonction », c’est ne tenir aucun compte des faits acquis à la science par l’expérimentation électro-physiologique et par une longue observation clinique, ou faire preuve d’ignorance et montrer par Ià son incompétence absolue dans toute question d'électro-physiologie ou de thérapeutique,

l'électricité d’induction ou son application, n’est-il pas permis de le ürer du nom du savant qui a découvert cette espèce d'électricité? Ainsi, de même que Galvani a laissé son nom à l'électricité de contacl, de même aussi on peut donner à l'électricité d’induction le nom de Faraday. En couséquence , cette électricité serait appelée faradisme, et son application désignée par le mot /uradisation. Gette dénomination me paraît d'autant plus heureuse, qu’elle établit une distinction bien tranchée entre l'électricité d’induction et l'électricité de contact, en même temps qu’elle consacre le nom d’un savant à qui la médecine doit une découverte non moins précieuse pour la thérapeutique que celle de Galvani (1).

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