IT. — PARALYSIE DU PÉRISTAPHYLIN INTERNE ET DU PÉRISTAPHYLIN EXTERNE
La paralysie des péristaphylins internes, qui sont les plus puissants élévateurs du voile du palais, doit occasionner l’abaissement de cette membrane, pendant le repos musculaire ; mais cet abaissement est sans doute faible si les péristaphylins externes sont sains. Lorsqu'on excite dans ce cas leur contraction réflexe par la titillation de la luette (1), le voile du palais ne décrit plus une courbe à concavité inférieure ; il est seulement tendu transversalement par les péristaphylins externes, pendant que son bord postérieur estun peu tiré en bas par les pharyngo-staphylins.
Tels doivent être les signes de la paralysie locale des péristaphylins internes. Mais je ne saurais affirmer que je l’ai trouvée aussi parfaitementisolée; je n’ai jusqu’à présentque des présomptions fondées sur les faits suivants : 4° j'ai rencontré des paralysies incomplètes du voile du palais dans lesquelles, pendant la titillation de la luette, les pharyngo-staphylins et les glosso-staphylins se contractaient synergiquement, tandis que le voile du palais restait complétement
(1) La titillation de la Juette, à l'état normal, provoque la contraction synergique de tous les muscles du voile du palais, et l’on voit alors cette membrane prendre la forme d'une voûte.