‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 335 sur 400 · ART. 1V, $ IV. — PARALYSIE DU JAMBIER POSTÉRIEUR · texte numérisé non relu

ART. 1V, $ IV. — PARALYSIE DU JAMBIER POSTÉRIEUR

tourne de telle sorte, qu’il se trouve en contact avec le sol par son bord externe: la flexion volontaire du pied sur la jambe peut se faire avec force, malgré la perte du long extenseur des orteils, mais la flexion qui a lieu instinctivement pendant la marche est tellement faible, que la pointe du pied traîne presque constamment sur le sol; enfin la force tonique des extenseurs du pied est prédominante pendant le repos musculaire, au point que le pied, qui, dans Ja marche ou la station, présentait l'aspect du pied bot varus, prend, à la longue, l'attitude de l’équin direct.

Chez les sujets dont le long extenseur des orteils est affaibli ou paralysé, le pied s’infléchit plus ou moins dans l'articulation médio-tarsienne : l’avant-pied se courbe en bas et en dedans, et l’on voit à la face dorsale du pied des saillies plus ou moins prononcées, formées par la tête de l’astragale et du calcanéum.

$S AV. — Paralysie du jambier postérieur et paralysie du court péronier.

J, — FAITS PHYSIOLOGIQUES FONDAMENTAUX

Le jambier postérieur place le pied dans ladduction, en agissant à la fois sur les articulations calcanéo-astragalienne et médio-tarsienne.

Le mouvement qu'il imprime au calcanéum sur l’astragale produit la rotation de bas en haut et de dedans en dehors du premier os, Sur son axe antéro-postérieur, et fait pivoter cet axe sur celui de la jambe. L’adduction produite par ce double mouvement ne peut conséquemment se faire sans que le bord interne du pied s’élève davantage que son bord externe et donne au pied l'attitude du varus. Le mécanisme de ce mouvement calcanéo-astragalien est le même que celui qui est dû à la contraction des muscles jambier antérieur et triceps sural.

Pendant le mouvement transversal imprimé par le jambier postérieur à l’avant-pied sur l’arrière-pied, le scaphoïde peut se porter en dedans, au point que le bord interne de sa facelte articulaire postérieure se trouve quelquefois en rapport avec le bord interne de la facelte articulaire correspondante de l’astragale.

Lorsque le pied se trouve placé dans une flexion ou dans une extension extrêmes, le jambier postérieur le ramène à peu près entre la flexion et l’extension. Mais ce muscle exerce très-faiblement cette action sur l'articulation tibio-tarsienne, tandis qu’il produit, au contraire, l’adduction plus puissamment et d'ane manière plus étendue que les muscles jambier antérieur et triceps sural.

Ce muscle peut donc être considéré comme adducteur réel du pied, indépendamment de la flexion ou de l'extension.

Les mouvements imprimés aux articulations calcanéo-astragalienne et médio-tarsienne par le court péronier ont lieu dans un sens diaméiralement opposé.

Eu somme, le jambier postérieur et le court péronier, ayant la propriété d'agir indépendamment de l’extension ou de la flexion, sont destinés à maintenir solidement le pied pendant la station, par leur contraction synergique, et à empêcher ainsi son renversement en dedans ou en dehors. C’est seulement dans les grands efforts que les autres muscles, qui produisent les mêmes mouvements latéraux en même temps que l’extension ou la fiexion, sont appelés intervenir. |

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