CHAPITRE XVIII
PROTHÈSE MUSCULAIRE PHYSIOLOGIQUE, DÉDUITE DE MES RECHERCHES ÉLECTRO-PHYSIOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES SUR LES MOUVEMENTS DE LA MAIN, DU PIED ET. DU TRONC.
Introduire dans la pratique un système d'appareils destinés 4° à suppléer autant que possible à l’action individuelle et volontaire des muscles paralysés ou atrophiés, en rélablissant ou en secondant
(1) L'impotence fonctionnelle et les spasmes fonctionnels du long péronier constituent une affection du pied si fréquente et tellement méconnue jusqu’à ce jour, que j'en ai exposé la description il y a plusieurs années dans un mémoire que je viens de publier dans les Archives générales de médecine (avril 1872), mais qui, en raison de sa longueur, ne peut trouver sa place dans cette troisième édition.
les mouvements naturels; 2° à prévenir ou à combattre la déformation des articulations, en équilibrant les forces toniques qui président aux rapports normaux de leur surface; tel est le but d’une méthode d’orthopédie physiologique, applicable au traitement des paralysies ou atrophies musculaires partielles, el que je propose d'appeler prothèse musculaire physiologique.
Cette méthode est physiologique parce qu’elle imite la nature en disposant ses organes moteurs artificiels, d’après des données anatomiques et physiologiques exactes. C’est cela seul qui en constitue la nouveauté.
Quelles notions faut-il posséder pour remplir les diverses indicaions de la prothèse musculaire physiologique? Je vais essayer de les exposer succinctement dans quelques considérations préliminaires, avant d'aborder l’étude spéciale des appareils appropriés à la paralysie ou à l’atrophie de chacun des muscles.
ARTICLE PREMIER