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Fig. 233. — Autre gantelet des exteun- Il, — GANTELET DES INTEROSSEUX. seurs des premières phalanges de M. Duchenne (de Boulogne) (*).
Le meilleur moyen d'obtenir artificiellement les mouvements propres des interosseux, c’est d’imiter
travers de doigt et qui est fixé au-dessus du coude pour empêcher la manchette de descendre ; 40 enfin deux ressorts métalliques à boudin, DD, recouverts de peau à la manière d’une bretelle, de la force de trois à quatre kilos, fixés sur la partie supérieure de la face postérieure de la manchette, 6, 6, dans le voisinage de l’épicondyle, et se reliant par des auneaux, 8, 8, aux extenseurs artificiels. Ces ressorts doivent être assez roides pour que le malade puisse étendre les doigts parallèlement aux métacarpiens, pendant que le poignet est étendu sur l'avant-bras.
(*) 11 se compose de deux pièces principales : 1° d’une lame de tôle, 3, fixée à la face antérieure de l’avant-bras (portion brachiale) à l’aide d’une manchette C, qui se lace sur le côté; 20 d’une plaque éga'ement de tôle, B, modelée sur la paume de la main (portion palmaire), articu ée au niveau du poignet, 2, avec la pièce précédente, de manière à permettre les mouvements de latéralité de la main, et se terminant en bas, au niveau du point correspon laut à l'articulation métacarpo-phalangienne, et en dehors au pli cutané qui limite l’éminence thénar : cette portion palmaire es! fixée avec une courroie ou une sorte de mitaine de coutil ou de peau, qui embrasse le métacarpe; 3° d'une troisième plaque, A (portion digitale), appliquée sur la face antérieure des premières phalanges et articulée avec la partie supérieure de la portion palmaire. Uu ressort 1, fixé à la portion palmaire, relève la portion digitale A, de manière à soutenir les premières phaianges dans l’extension. Le tout est garni de manière à ne point occusio:ner de blessure.
autant que possible les procédés employés par Ja nature, la mécanique n'offrant rien d’aussi simple el d’aussi ingénieux pour produire simultanément ces mouvements complexes à l’aide d’une seule force (1).
Trois fois j'ai eu l’occasion d'appliquer le gantelet des interosseux, entre autres chez un monsieur qui était atteint d’une atrophe que j'ai appelée lépreuse des interosseux (2). La griffe causée par la perte
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TZ LL, ; 4 Fig. 234. — Gantelet des interosseux de M. Duchenne (de Boulogne) (*).
de ces interosseux était arrivée à un tel degré de difformité, qu'il cachait sa main autant que possible, etque les usages en étaient profondément lésés. Lorsqu'il portait le gantelet des interosseux artifi-
(*) Il se compose de trois pièces principales : la première digitale, A, la seconde palmaire, B, et la troisième antibrashiale, C. Ces trois pièces sont articulées entre elles comme dans la figure 234. La portion digitale est une planchette présentant sur l’une de ses faces quatre gouttières destinées à recevoir chacun des doigts, dont on maintient les deux dernières articulatious, autant que possible, dans l'extension, à l’aide d'une courroie comprimant leur face dorsale. La seconde planchelte, B, est maintenue appliquée sur la paume de la main; cette dernière planchette se relie à une attelle ou lame métallique que l’on fixe à la face antérieure de l’avaut-bras. Un fort ressort D est fixé par l’une de ses extrémités à la planchette digitale À, et se termine dans une corde à boyau qui passe sur un pont E haut de 4 centimètres, et dans un anneau fixé sur la portion palmaire, d’où elle se réfléchit pour aller s'attacher en G à la planchette A. On tend cette corde gradueilement de manière à incliner progressivement la portion digitale A, c'està-dire les premières phalauges, sur la plancheite B,
(1) Voici la disposition du gantelet des interosseux. Une coulisse cousue sur un gant daus les points correspondants à la face dorsale des deux dernières phalanges: du doigt à mouvoir, et jusqu’au niveau de l'extrémité inferieure de la première phalange, où elle se bifurque pour remonter obliquement d’arrière en avant, de chaque côté de celle-ci, jusqu’à la face antérieure de l’articulation métacarpo-phalangienne. Dans ce point, les deux bifurcations se réunissent pour former de nouveau une seule! coulisse qui descend sur la face palmaire du gant jusqu’au poignet. Les quatre! doigts du gant sont disposés de la même manière. Deux lacets de soie, fixés à l’extrémité inférieure et postérieure de la phalangette de chacun des doigts, sont passés! dans la coulisse et en suivent séparément la bifurcation pour se réunir à la face pal-: maire et sortir au niveau du poignet, où ils se terminent par de petits anneaux. Des élastiques s’agrafent à ces anneaux et se fixent à une manchette de cuir, dis= posée de ia même manière que dans le gantelet des cxtenseurs des doigts. Lorsqu'on! met ces élastiques en tension, on voit les premières phalanges s'infléchir en même temps que les deux dernières s'étendent, comme lorsqu'on fait contracter les inter-: osseux chez le vivant. Veut-on produire un mouvement latéral, il suffit de tendre davantage celui des tendons qui représente l’interosseux abducteur ou adducteur,
(2) Je l'ai décrite précédemment, chap. V, p. 516.