IV. — Faradisation du pharynx et de l’œsophage
La faradisation du pharynx se pratique au moyen d’un rhéophore dit pharyngien. Ce dernier se compose d’une tige métallique trèsflexible ou articulée à la manière de la sonde œsophagienne, terminée par une olive également en métal, de 3 à 4 millimètres de diamètre, et garnie d’une sonde de caoutchouc qui isole la tige conducirice, La courbure de ce rhéophore articulé est diminuée ou augmentée à volonté, au moyen d’un mécanisme particulier, de manière qu’étant introduit dans le pharynx, son extrémité olivaire puisse en atteindre le muscle consiricteur inférieur,
Veut-on faradiser les muscles consiricteurs du pharynx, on promène l’olive sur l’æsophage, pendant qu'un second rhéophore humide est placé sur la partie postérieure du cou. L'opérateur doit se garder de dirigér lolive excitatrice sur les parois laté- D Nono té ado nn rales du pharynx quisonten rapport, Fi. 31. Rhéophore utérin ouvert. de haut en bas, avec lepneumogastrique ; les dangers de la faradisation de ce nerf seront exposés bientôt. Si le rhéophore se trouvait au niveau de ce nerf, l’action électrique, loin d’être limitée au pharynx, pourrait être portée au loin dans des organes dont la stimulation serait dangereuse ou tout au moins contre-indiquée,
Lorsque l’on faradise l’æsophage, on se sert d’une sonde œsophagienne de caoutchouc, ouverte à ses extrémités, el dans laquelle on place une tige métallique terminée par une petite olive, Le rhéophore œsophagien, étant ainsi isolé par la sonde de caoutchouc, n’agit que sur les points de l'œsophage qui sont en contact avec l’olive ; aussi doit-on promener cette olive sur toute l'étendue de lorgane que l’on veut exciter, On sait que l’œsophage est en rapport, dans sa portion cervicale, avec le nerf récurrent gauche, logé dans le sillon qui le sépare de la trachée ; que, dans sa portion thoracique, cel organe est longé par les deux nerfs pneumogastriques qui, inférieurement, sont situés, le gauche en avant, et le droit en arrière de
ce conduit. Il suffit de mentionner ces données anatomiques pour faire sentir la difficulté, on pourrait même dire l'impossibilité d'éviter pendant la faradisation æsophagienne l’excitation de ces nerfs qui portent la vie dans les organes les plus importants. C'est pourquoi cette opération exige beaucoup de prudence.