‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 178 sur 543 · I. Forme ascendante · texte numérisé non relu

I. Forme ascendante

Les troubles de la motililé se manifestent en général, au début dans les membres inférieurs. C'est d'abord un affaiblissement de L'un de ces membres ou des deux avec prédominence dans l'un d'eux. Si alors on examine la force des mouvements de chacun de leurs segments, on constate que ce sont en général les fléchisseurs du pied sur la jambe, ensuite les Iléchisseurs de la cuisse sur le bassin, qui sont affectés les premiers elle plus fortement; après eux, les extenseurs de la jambe sur la cuisse sont atteints successivement et progressivement. 11 en résulte une gêne considérable dans la déambulalion

DUCIIENNE. — 3e édition. on

4 6 G CUA1'. IV. — PARALYSIE GÉNÉRALE SI'INALE SUBA1GUE.

(difficulté de porter le membre en avant ou de le soulever, ou pointe du pied butant, contre le sol). Dans ces cas, on n'observe pas alors les mouvements désordonnés qui caractérisent, comme on le verra par la suite, certaines affections musculaires appartenant à d'antres espèces morbides (l'ataxie locomotrice progressive et la paralysie choréiforme ou sclérose en plaques). Celte paralysie augmentant progressivement, la marche et la station deviennent bientôt impossibles, puis enfin les mouvements partiels des membres inférieurs sont complètement abolis.

Peu de temps après que les muscles ont commencé à s'affaiblir, on voit leur contractililé électrique diminuer et se perdre progressivement. A la longue, ils sont plus ou moins altérés dans leur texture.

Les muscles de chaque région sont atteints dans leur irritabilité, d'une manière inégale; on voit, en effet, la contractililé électrique diminuer d'abord dans les muscles de la régionjambière antérieure et externe, et ensuite, dans ceux du pied et de la région jambière postérieure; puis les muscles de la cuisse et ceux de l'abdomen sont affectés à peu près en même temps.

La paralysie reste limitée un temps plus ou moins long, dans les membres inférieurs, avant de gagner les membres supérieurs. Ainsi, tantôt les membres inférieurs sont à peine affaiblis depuis quelques semaines, que les mouvements de la main perdent déjà leur force, et tantôt la paralysie, avant de s'étendre, reste à l'état de paraplégie, pendant plusieurs mois et même pendant une et même plusieurs années. Mais, dès que le membre supérieur commence à se prendre, la paralysie marche progressivement, à peu près comme dans les membres inférieurs, s'attaquant d'abord plus fortement aux extenseurs des doigls ; puis les muscles du tronc et même de la face sont frappés à leur tour progressivement d'inertie. Enfin la paralysie est presque toujours plus prononcée dans l'un des côtés du corps.

Les muscles paralysés ne lardent pas à s'atrophier. L'atrophie alors attaque en masse les membres qui semblent se momifier, différant, en cela, de l'atrophie musculaire graisseuse progressive où Ton voit les muscles disparaître partiellement et irrégulièrement.

J'ai suivi avec beaucoup d'attention l'ordre dans lequel les muscles perdent successivement, dans les membres supérieurs, leur contractililé électro-musculaire. Voici ce que j'ai observé en général.

. Dès que la paralysie a gagné les membres supérieurs, ce sont les muscles de la région antibrachiale postérieure qui commencent, à perdre leur irritabilité. Après eux viennent les muscles de la main, puis ceux de la région anlibrachiale antérieure et ceux du bras;

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