‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 216 sur 543 · SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES

§ f. — Tableau de la maladie.

En 1852, j'ai eu, pour la première fois, l'occasion d'observer, avec mon regrettable maître, Chomel, la paralysie progressive des muscles de la langue, du voile du palais et de l'orbiculaire des lèvres. Un malade lui avait été adressé, comme étant atteint d'une angine de nature obscure. L'histoire de ce malade est identiquement celle de tous les autres cas analogues que j'ai recueillis plus tard; elle offre la symptomatologie à peu près complète de l'espèce morbide que j'ai à décrire; elle me servira donc à en tracer le tableau.

Observation XCV1U. — L'affection dont il va être question, dans la présente observation, datait à peu près de sept mois, lorsqu'elle fut adressée au professeur Chomel; elle avait débuté sans cause apréciahle, sans être précédée ni accompagnée de douleurs, par une gêne de la déglutition et par un peu de difficulté dans l'articulation des mots. Pendant les deux premiers mois, le malade s'en trouvait si peu incommodé, qu'il ne s'en préoccupait pas. Cependant ces troubles augmentèrent progressivement, et bientôt la déglutition devint difficile; il eut surtout de la peine à avaler sa salive qui s'écoulait quelquefois au dehors ou qu'il était forcé de recevoir dans son mouchoir. Puis sa prononciation était devenue si embarrassée et si étrange qu'il lui était, par moments, impossible de se faire comprendre. Une médication active (vésicaloires promenés autour du cou, purgatifs, gargarismes astringents) n'avait exercé aucune influence sur la marche de son affection. Chomel reconnut que tous les troubles fonctionnels dont il souffrait étaient probablement occasionnés par une lésion des muscles qui président à la déglutition et à l'articula-

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