‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 25 sur 543 · ART. III. — FARADISATION CUTANÉE · texte numérisé non relu

ART. III. — FARADISATION CUTANÉE

les rhéophores sur les points d'immersion des nerfs musculaires. Aussi s'est-il contenté d'indiquer sur ses figures les points d'immersion de ces nerfs. — Rien n'élail certes plus simple et plus facile que ce travail, et il lui a suffi, pour cela, de se servir de certaines planches anatomiques, ainsi que je l'avais conseillé (1). (Les points d'immersion des nerfs sont indiqués avec la plus grande exactitude par M. Ludovic Hirschfeld. Comme elles représentent la moitié de la grandeur d'un adulte, on peu!, à l'aide d'un compas, connaître exactement ces points (2).)

Puisque M. Ziemssen avait pris connaissance de ma réponse à Remak, il aurait dû comprendre, ce me semble, après les explications détaillées dans lesquelles je suis entré et que je viens de reproduire ci-dessus :

1° Que ma manière de pratiquer l'éleclrisation musculaire directe n'est pas celle qu'il a décrite comme mienne ; que si, en effet, je plaçais quelquefois mes rhéophores au niveau des points d'immersion et d'émergence des nerfs musculaires dans le but de provoquer la con- Iraclion en masse de chaque muscle, quelquefois aussi je m'éloignais de ces points d'immersion, afin d'obtenir l'action isolée de leurs faisceaux qui souvent constituent autant de muscles indépendants ;

2° Qu'il ne suffisait pas, en conséquence, de marquer, ainsi qu'il l'a fait, les points d'immersion des nerfs musculaires, mais qu'il fallait encore, comme j'en ai donné un exemple, page 77, indiquer exactement les points où les rhéophores doivent être placés, lorsqu'on désire mettre seulement en action une des portions ou bien l'un des faisceaux des muscles larges ou fasciculés (ces points ne sont pas toujours faciles à trouver : j'ai dû quelquefois les chercher empiriquement, comme l'aurait dit Remak) ;

3° Que des figures sur lesquelles les points d'émergence et d'immersion des nerfs musculaires sont marqués par un signe, sont certainement utiles, mais qu'elles ne suffisent pas, au point de vue pratique; qu'il faut, en effet, et j'ai cité, comme exemple, la faradisation de l'extenseur commun des doigts ou de ses faisceaux, — choisir un point de repère fixe et faire connaître les dislances qui existent, en moyenne, entre ce point de repère et les points d'élection.

ARTICLE III

ÉLECT1USATION CUTANÉE.

L'électrisation cutanée peut se pratiquer au moyen de l'électricité statique ou de l'électricité dynamique.

(1) Duchenne, Réponse à Remak.

(2) Lud. Hirschfeld, Névrologie; ou Description et iconographie du si/slème nerveux. Paris, 1853, in-4.

CnAP. H. — ÉLECTHISATION LOCALISÉE.

§ Ier. — ISlectrisatlon de lu peau par électricité statique.

On sail que, si l'on se propose de localiser l'action de l'électricité statique dans la peau, on doit agir à faible tension. En effet, l'excitation cutanée, par celte espèce d'électricité, ne franchit certains degrés de tension qu'à la condition de pénétrer plus ou moins profondément dans les organes et de produire des effets de commotion. C'est pourquoi l'action thérapeutique de Péleclrisalion statique cutanée, qui doit être faible pour rester limitée à la peau, est presque toujours insuffisante et rarement indiquée, comme je crois l'avoir établi précédemment (voy. chap. I").

§ II. — Électrisation rte la peau par électricité dynamique ou

galvanisation cutanée.

J'ai déjà dit que l'excitation cutanée par l'électricité dynamique se pratique à l'aide de rhéophores secs appliqués sur la peau sèche elle-même, et qu'elle se manifeste par une sensation plus ou moins vive, selon le degré de force du courant, depuis le chatouillement jusqu'à la douleur la plus vive. Mais on sait aussi que le galvanisme ne peut agir sur la peau, sans y occasionner une altération plus ou moins considérable (la vésication ou la cautérisation), tandis que le faradisme n'y produit pas temporairement d'autres phénomènes organiques que l'érection de petites papilles, ou de l'érylhème. 11 s'ensuit que la galvanisation cutanée doit être appliquée seulement dans certains cas, et que la faradisation cutanée, qui au contraire respecte les tissus, est un des agents thérapeutiques les plus précieux et les plus fréquemment indiqués.

§ III. — Électrisation «le la peau par le courant d'induction ou

faradisation cutanée.

Ces motifs me déterminent à traiter spécialement de la faradisation cutanée, dont les procédés sont parfaitement applicables d'ailleurs à la galvanisation cutanée,

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