‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 286 sur 543 · G8Î CHAP. IX. — PARALYSIES SATURNINES ET VÉGÉTALES · texte numérisé non relu

G8Î CHAP. IX. — PARALYSIES SATURNINES ET VÉGÉTALES

été repoussée par la majorité des chirurgiens de la marine, et qu'elle a été combattue avec beaucoup de talent par M. Fonssagrives (1). 11 yavait donc lieu d'examiner si parmi les coliques et les paralysies végétales dues incontestablement, dans certains cas, a l'émanation d'effluves paludéennes, il ne s'en trouve pas un certain nombre qu'on pourrait attribuer avec juste raison à l'action du plomb. Je ferai remarquer, en effet, que les sujets de ces observations étaient des cuisiniers qui, continuellement exposés à la chaleur du foyer, doivent être plus altérés et boire une plus grande quantité d'eau. Or, l'eau qu'ils buvaient était de l'eau distillée par des appareils dont les serpentins sont en plomb, et qu'elle était conduite, de l'appareil au réservoir par un long tuyau également en plomb. Comme il paraît démontré que plus l'eau est pure, plus elle décompose facilement le plomb avec lequel elle est en contact,, n'est-il pas possible que l'eau distillée, à bord des navires, contienne des sels de plomb dans des proportions toxiques pour certaines personnes ? J'ajouterai que ces malades ont été atteints parla colique dite végétale, alors qu'ils n'avaient pas été encore exposés aux émanations paludéennes (en passant sous la ligne). C'est une question d'hygiène importante à étudier.

Quoi 'qu'il en soit, si toutes les paralysies végétales ressemblent a celles que j'ai eu l'occasion d'observer, on ne saurait nier qu'il existe, quant aux symptômes, une parfaite identité entre la paralysie végétale et la paralysie saturnine (2).

ARTICLE II

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