‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 296 sur 543 · PARALYSIES A FRIGORE · texte numérisé non relu

PARALYSIES A FRIGORE

J'ai vu l'impression du froid continu produire ou une paralysie spinale aiguë, ou une paralysie consécutive à une névrite, ou une paralysie d'emblée des nerfs, ordinairement du nerf radial, ou une paralysie consécutive au rhumatisme musculaire, surtout le rhumatisme deltoïdien. Ayant déjà décrit la paralysie spinale aiguë à frigore dont j'ai rapporté plusieurs exemples (voy. 2e part., chap. III, obs. LXXXI), je n'aurai donc à traiter, dans ce chapitre, que des autres espèces de paralysies à frigore.

ARTICLE PREMIER

Paralysie consécutive a la névrite a frigore ou névrite paralytique

A FR1GORK.

A la suite d'une névrite occasionnée par le froid, les douleurs disparaissent quelquefois, presque tout à coup, et les régions, animées par le nerf enflammé, sont frappées de paralysie de la sensibilité et de la motilité; ensuite les muscles paralysés perdent en quelques jours leur conlractilité électrique et s'atrophient; telle est la paralysie consécutive à la névrite à frigore.

§ I. — Symptômes et marche.

Voici les symptômes que j'ai observés dans la névrite paralytique à frigore : elle débute par des douleurs, siégeant dans le trajet d'un nerf, douleurs qui, faibles ordinairement dans les premières heures, vont rapidement en augmentant; plusieurs fois, je les ai vues débuter très-vivement. Elles sont habituellement continues, mais avec des exacerbations ; alors elles sont profondeSj par moment pulsatives ou lancinantes, et se font sentir dans les irradiations du nerf lésé* Elles sont accompagnées d'hypereslhésie eu* tanée, de fourmillements et de picotements dans les extrémités des membres où ce nerf va se distribuer. Elles augmentent par le mouvement et par la pression du nerf enflammé dont le volume paraît augmenté. Quelques malades m'ont dit avoir eu un peu de lièvre au début de leurs douieurs; mais presque tous m'ont assuré que les membres où elles siégeaient étaient plus ebauds.

D'un diagnostic difficile, ces douleurs sont attribuées à une névralgie; le seul signe qui puisse alors faire soupçonner sinon re-

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