‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 298 sur 543 · CI1AP. X. — PARALYSIES A FRIGORE · texte numérisé non relu

CI1AP. X. — PARALYSIES A FRIGORE

Les deux premières formes de rhumatisme deltoïdien h frigore dans lesquelles le muscle conserve sa conlractilité volontaire et électro-musculaire, pendant toute sa durée, ne sauraient être attribuées, comme la troisième, à une altération organique du nerf circonflexe. Les considérations qui précèdent, conduisent donc à les regarder comme l'expression d'une névralgie du circonflexe ou à admettre qu'alors les dernières ramifications de ce nerf seraient le siège soit d'une névralgie, soit d'un travail irritatif ou inflammatoire.

La dernière hypothèse me paraît plus vraisemblable et, à mes yeux, le rhumatisme deltoïdien atrophique serait le second degré du rhumatisme deltoïdien simple. Ce qui porte à supposer que ces deux premières formes du rhumatisme deltoïdien à frigore sont symptomatiques d'un travail irritatif, c'est que celui-ci atteint quelquefois l'articulation scapulo-humérale où l'anatomie pathologique montre les traces incontestables de l'inflammation (rougeur, suppuration d'un point plus ou moins étendu des surfaces articulaires et môme du cartilage). J'en ai rapporté un exemple remarquable observé dans le service du professeur Grisolles, à l'occasion du diagnostic différentiel de l'atrophie musculaire progressive.

§ III. — Diagnostic.

Les éléments de diagnostic du rhumatisme deltoïdien à frigore sont en général faciles à reconnaître. Une arthrite mono - articulaire de l'épaule pourrait être confondue avec le rhumatisme deltoïdien à frigore. Le diagnostic différentiel de ces affections diverses est trop simple pour devoir être ici agité. Je ne connais pas encore de signes qui, au début, permettent de savoir, à coup sûr, si ce rhumatisme sera simple, atrophique ou paralytique. Une fièvre intense au début peut seulement faire craindre l'existence d'une névrite.

§ IV. — ■ Valeur thérapeutique de la faradisation localisée ou des courants continus.

I, La guérison des douleurs rhumatoïdes du deltoïde paraît en

général merveilleuse par sa rapidité à l'aide de l'excitation électrocutanée pratiquée loco dolenti, pourvu que ces douleurs ne soient pas symptomatiques d'une névrite du circonflexe. Ce qui étonnait en effet les personnes qui, dans ma clinique civile, assistaient à ces sortes d'expériences électro-thérapeutiques, c'était de voir chez des sujets atteints, depuis des semaines et même des mois, de ces douleurs rhumatoïdes qui avaient résisté à bien des traitements divers, la faradisation cutanée les enlever presque toujours immédiatement et rendre libres tous les mouvements de l'articulation scapulo-

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