‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 373 sur 543 · III. — TRAITEMENT DE LA MÏDRIASE PAU LA FARADISATION LOCALISÉE · texte numérisé non relu

III. — TRAITEMENT DE LA MÏDRIASE PAU LA FARADISATION LOCALISÉE

La mydriase peut guérir par la faradisation du constricteur de l'iris. Voici le procédé que j'ai employé contre la paralysie de ce

(1) J'avais primitivement terminé ce rhéophore par une petite éponge, mais j'ai remarqué que ses aspérités irritaient la conjonctive plus que la surface 'polie de la petite olive; et d'ailleurs la petite éponge est, dans ce cas, inutile.

S84 CI1AP. XV. — PARALYSIES ET CONTKACTUItES DE LA TÈTK, ETC.

muscle (procédé que, depuis une dizaine d'années, on m'a vu souvent meUre en pratique à la Charité, afin de démontrer l'action du constricteur de l'iris sur des sujets qui venaient de succomber). J'applique l'extrémité de deux petits rhéophores métalliques (extrémité mousse ou terminée par une olive comme celui décrit cidessus pour la faradisation des muscles de l'œil), de chaque côté de la cornée, 2 à 3 millimètres en dehors du bord libre de celle-ci et au niveau d'une ligne transversale fictive qui diviserait la cornée en deux moitiés égales. Alors au moment où le courant arrive aux rhéophores avec des intermittences rapides, le muscle constricteur de l'iris se contracte jusqu'à fermer complètement la pupille. Mais ce procédé est assez douloureux; il ne peut pas "toujours ôlre toléré, ou irrite quelquefois trop la conjonctive. Dans ce cas, on peut le modifier de la manière suivante. On applique l'un des rhéophores ci-dessus décrits sur la sclérotique, à 2 ou 3 millimètres du bord de la cornée, sur l'un des points correspondants à l'un des nerfs ciliaires, tandis qu'un autre rhéophore humide est posé, ou sur la tempe, ou derrière l'oreille du même côté, au niveau de l'apophyse mastoïde.- Puis on fait passer dans les rhéophores un courant d'induction de premier ordre, à un degré extrêmement faible, que l'on augmente graduellement et avec des intermittences rares (d'une à quatre par seconde). Ce procédé, parfaitement supporté par les malades, et ne surexcitant pas la conjonctive, a obtenu la guérison dans un cas dont j'ai rapporté l'observation dans la précédente édition (1).

J'ai commencé une série d'expériences sur l'influence de la faradisation musculaire localisée dans certains cas de chute congénitale de la paupière supérieure (blépharoptose) ou de strabisme •simple. Sans me prononcer d'une manière absolue sur la valeur réelle de ces recherches, je suis en droit d'en attendre d'heureux résultats.

§ II. — Paralysie diphthérique.

J'ai eu l'occasion d'observer et de traiter par la faradisation localisée un assez grand nombre de paralysies musculaires partielles ou complètes du voile du palais. Les causes de ces paralysies sont multiples. Ainsi j'ai trouvé assez souvent l'un des palalo-staphylins paralysé dans des lésions rhumatismales de la septième paire, qui remontaient à une certaine hauteur dans le canal de Fallope ou au-dessus de lui ; j'ai vu la paralysie musculaire du voile du palais exister, comme signe symptomalique de la maladie qui a fait le sujet du chapitre YI, sous le titre de paralysie glosso-labio- laryngée. J 'ai recueilli plusieurs cas d'atrophie du voile du palais, dans la période

(l) Duchenne (de Boulogne), Elect. /oc, 18C1, obs. cuxi, p. C99.

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