‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 424 sur 543 · A UT. III, § IV. — PARALYSIE DES OPPOSANTS DU POUCE · texte numérisé non relu

A UT. III, § IV. — PARALYSIE DES OPPOSANTS DU POUCE

sur son a.e longitudinal, de manière à opposer la pulpe du pouce à chacun des doigts; enfin il étend la deuxième phalange sur la pre-

mière (voy. la fig. 206).

De ces trois mouvements simultanés résulte véritablement 1 opposition du pouce; mais le muscle qui les produit n'a pas le pouvoir de mettre, comme dans la figure 207, la pulpe du pouce en rapport avec la pulpe des doigts, lorsque ceux-ci viennent à s'incliner vers

lui. C'est à peine si le pouce atteint alors l'extrémité supérieure de la deuxième phalange lorsque les doigts s'inclinent vers lui (voy. la fig. 208).

Fig. 206.

Fig. 2u~.

Fig. 208.

La dénomination de ce muscle n'est donc pas justifiée par son action propre. Si l'on veut tirer cette dénomination de sa fonction réelle, il faut l'appeler opposant phalanginien du pouce.

Le muscle court abducteur produit aussi l'opposition du premier métacarpien et l'extension de la deuxième phalange du pouce. Son acti on diffère de celle du muscle court fléchisseur, en ce qu'il incline la première phalange plus en avant, et que le pouce ne peut plus être opposé qu'aux deux premiers doigts (voy. la fig. 209).

Mais il en résulte un avantage que lui seul possède : c'est que l'extrémité du pouce peut alors atteindre l'extrémité des doigts dont les deux dernières phalanges étendues sont inclinées vers lui comme

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muscles de l'éminence thénar. Ce muscle n'est nullemenlabductem , comme l'indique son nom ; on peut l'appeler opposant phalangettien du pouce.

■ Dans l'usage delà main, la deuxième phalange du pouce doit s'étendre fréquemment, pendant l'opposilion, de manière, par exemple, à opposer sa pulpe à celle des deux premiers doigts. Cette extension ne pouvait être confiée au long extenseur du pouce, parce qu'il est antagoniste del'opposition, comme on le verra bientôt.

— Voici les dispositions anatomiques à l'aide desquelles ces mouvements différents sont obtenus par une même force. Les faisceaux musculaires qui se rendent à l'os sésamoïde externe et qui s'attachent à l'extrémité supérieure et latérale de la première phalange (le court abducteur a et la portion externe du court fléchisseur c) envoient une expansion aponévrolique d, qui les relie avec le tendon e du long extenseur du pouce, au niveau de la première phalange.

Fio. 210 (*).

On comprend facilement que ces faisceaux, en se contractant, étendent la deuxième phalange, en môme temps qu'ils inclinent latéralement la première phalange et qu'ils placent le premier nn'lacarpien dans l'opposition. La direction différente des deux faisceaux

(*) Pouce vu du côtrf externe. — a, muscle court abducteur; b, muscle opposant; c, portion externe du court (lécliisseur ; d. tendon du long extenseur: e, expansion aponévrolique du court abducteur allant au tendon du long extenseur.

Fig. 209.

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