‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 433 sur 543 · II. — TROUBLES FONCTIONNELS ET SIGNES DIAGNOSTIQUES · texte numérisé non relu

II. — TROUBLES FONCTIONNELS ET SIGNES DIAGNOSTIQUES

Lorsque les trois muscles extenseurs du poignet (le premier radial, le second radial et le cubital postérieur) sont simultanément paralysés, le diagnostic est facile, car le poignet tombe toujours, alors même que les extenseurs des doigts sont sains, ces muscles étant par eux-mêmes incapables de produire avec quelque force l'extension du poignet. Mais on pourrait méconnaître les paralysies partielles des extenseurs du poignet (paralysies partielles que j'ai fréquemment observées dans la paralysie saturnine), parce qu'alors l'extension de ce dernier est alors encore possible.

Si le premier radial est seul affecté, l'extension du poignet ne peut être faite sans adduction. C'est au contraire l'abduction du poignet qui a lieu pendant son extension, lorsque le cubital postérieur est paralysé.

La paralysie du second radial ne semble troubler aucunement l'extension du poignet, car l'extension directe est, dans ce cas, produite par la synergie des premier et second radiaux, et l'extension abductrice ou adductrice a lieu par l'action isolée ou par la prédominance de l'un deux. On reconnaît cependant la paralysie du second radial par le défaut de tension de son tendon, pendant l'extension du poignet. Enfin ce dernier mouvement se fait avec moins de force»

Les troubles 'fonctionnels occasionnés par l'impossibilité de relever le poignet sont trop connus pour que j'aie à les décrire ici.

11 n'en est pas de même de ceux qui sont produits par les paralysies partielles de ces muscles.

La paralysie du premier radial (extenseur abducteur du poignet), dans laquelle la main est porlée dans une adduction continue, est

ART. III, § Vin.— rARAL. DES SOPINATBURS ET DES PRONATEUHS. 981

pas à la main de servir la partie antérieure du corps, ou du moins parce qu'elle rend cet usage très-difiicile.

On peut du reste en faire l'expérience sur soi-même en tenant son poignet dans l'adduction et en essayant, par exemple, de porter les doigts à la bouche, à la figure, de poser son chapeau sur la tête, de mettre sa cravate, etc., et l'on verra quelles difficultés on éprouve pour remplir ces fonctions. Il est bien d'autres usages qui sont empêchés par cette paralysie partielle du premier radial. J'en ai rapporté un cas dans l'observation LXVIII, et l'on voit dans la figure 107, page 434, quelle est l'attitude de la main consécutivement à cette paralysie.

J'ajouterai qu'à la longue les muscles adducteurs se sont contracturés et que l'articulation radio-carpienne s'est déformée. Tous les usages de la main en étaient considérablement gênés.

La paralysie du cubital postérieur (de l'extenseur adducteur du poignet), à la suite de laquelle la main est placée dans l'abduction, occasionne comparativement beaucoup moins de gêne dans les usages manuels.

Quant à la paralysie du second radial (extenseur direct du poignet), les malades ne s'en aperçoivent pas, quoique le mouvement d'extension du poignet soit exécuté plus faiblement que du côté opposé ; il n'y a que l'examen attentif du médecin qui la fasse découvrir.

Quelquefois j'ai vu les palmaires détruits partiellement par l'atrophie progressive ; alors je n'ai noté d'intéressant que le trouble fonctionnel suivant : lorsque les malades étendaient les doigts parallèlement aux métacarpiens, pendant que la main était en pronation, leur poignet se renversait malgré eux sur l'avant-bras. Ce mouvement était produit par les extenseurs des doigts (qui sont aussi extenseurs du poignet), qui ne pouvaient plus être modérés synergiquement par les palmaires.

§ YIKI. — Paralysie des muscles qui produisent la supination

et la pronation.

J'ai observé la paralysie partielle des muscles qui produisent la supination consécutivement à des lésions traumatiques. J'ai vu aussi ces muscles atteints partiellement dans l'atrophie musculaire progressive.

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