‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 79 sur 543 · PETIT APPAREIL VOLTA-FARAD1QUE A DOCBLE COURANT · texte numérisé non relu

PETIT APPAREIL VOLTA-FARAD1QUE A DOCBLE COURANT

Ce petit appareil, de force moyenne, possède l'ensemble des propriétés que l'on doit trouver réunies dans tout appareil médical. C'est une réduction de mon gros appareil volla-faradique à double courant, qu'il peut remplacer, en général, dans la pratique.

A. — Description.

J'ai donné à ce petit appareil la forme d'une boîte plate et d'un carré long, ou d'un volume in-octavo, comme dans la (igure 51.

Fig. St. — Petit appareil volla-faradique fermé de Duchenne Fig. 5î.— Fer doux, (de Boulogne).

Lorsqu'il est ouvert, comme dans la figure 53, on voit qu'il est divisé en deux parties. A droite, se trouve l'appareil d'induction proprement dit ; à gauche, sont placés la pile, dans le compartiment inférieur A, et les rhéophores, avec leurs conducteurs, dans le compartiment supérieur B.

Le système d'induction se compose : 1° d'une, bobine longue

de 6 cenlimèlres, formée par deux hélices superposées et dont les fils de cuivre ont une section et une longueur différentes (le fil de la première hélice a 60 mètres de longueur sur un demi-centimètre de section, et le fil de la deuxième hélice 300 mètres de longueur sur un sixième de millimètre de section); 2° d'un fer doux constitué par une large bande de fer-blanc, roulée en hélice, comme dans la figure 52, de manière à être placée au centre de la bobine ; 3° d'un commutateur des hélices G (toutes les pièces précédentes sont cachées dans le compartiment de droite) ; 4° d'un

Fio. 53. — Petit appareil volta-faradique ouvert deDuchenne (de Boulogne).

Fig. 54. — Détail du couvercle du compartiment de droite.

Fie. 55. — Pédale.

Fig. 56. — Couple électro-moteur au bisulfate de mercure.

lube graduateur D ; 5° d'un trembleur E et d'un rhéotome L pour les intermittences lentes.

B. — Manière de mettre l'appareil en action.

Un couple électromoteur au bisulfate de mercure (fig. 56), semblable à l'un de ceux de mon gros appareil, est introduit dans le compartiment A : alors, si la porte G du compartiment A est fermée, comme clans la figure 51, la petite plaque plalinéeC(fig. 56), qui communique avec le charbon contenu dans le bac en caoutchouc B, se trouve en contact avec le ressort H qui appuie contre l'extrémité pla-

tinéeFde l'une des extrémités(pôles) delapremière hélice, landis que le zinc Z ((ig. 5G) est mis en communication avec l'autre extrémité (pôle) de la première hélice par le houlon N que l'on visse de gauche à droite jusqu'à ce qu'il soit en contact avec le ressort 0 du zinc Z. Les solutions de cet électro-moteur, générateur de l'induction, sont produites par la séparation de la barre horizontale E {fig. 53) d'avec le bouton I.

Si l'on veut que les intermittences soient faites lentement, on tourne le bouton L (fig. 51), jusqu'à ce que la ligne tracée sur ce bouton soit dirigée transversalement; puis, en attirant à soi la tige du rhéolome L jusqu'à ce que la barre E du trembleur soit en contact avec le bouton I, ce qui ferme le circuit formé par la pile et le fil de la première hélice, on l'en sépare en repoussant la tige du rhéolome L. On a obtenu alors une intermittence. On peut ainsi produire plusou moins rapidement des séries d'intermittences. Veuton obtenir les intermittences rapides du trembleur, on tourne le boulon I de droite à gauche jusqu'à ce que la barre E, repoussée par un excentrique platiné, fixé au bouton, soit assez rapprochée de l'aimant temporaire J qui est en contact avec ie fer doux placé au centre de la bobine. Ce rapprochement est assez grand lorsque le bruit du trembleur se fait entendre. Il faut régler avec soin ces tremblements, car, lorsqu'ils sont trop rapides, par le fait d'un trop grand rapprochement de la barre E et de l'aimant J, les solutions sont moins franches et les contacts de ces deux pièces du trembleur sont moins parfaits. Il en résulte que la puissance de l'induction est moins grande. On peut aussi produire des intermittences lentes avec la pédale-rhéotome S (fig. 52) qui a été décrite (page 237) et qui s'applique aux gros appareils. Pour cela on attache ses cordons conducteurs aux boutons 3 et 4 (fig. 53); puis, après avoir tourné le bouton I de gauche à droite jusqu'à ce que la barre E bulle contre l'aimant J (de cette façon le courant de la pile est ouvert), on fait les solutions avec le pied, comme je l'ai dit précédemment. (Quand on appuie sur le boulon B (fig. 55), le courant de la pile est fermé.)

Les boutons électrodes 1, 2, reçoivent les courants de chaque hélice. On y fixe les cordons conducteurs auxquels sont attachés les rhéophores. On fait arriver à ces boutons le courant de la première hélice ou celui de la deuxième hélice, en poussant à droite ou à gauche, jusqu'au point d'arrêt, la lige du commutateur G de ces hélices. Des chiffres gravés sur la petite plaque de cuivre traversée par cette tige marquent le côté vers lequel la lige doit être poussée, pour faire arriver l'un ou l'autre de ces courants dans les boulons 1 et 2. Enfin la graduation se fait parle tube D, comme dans les aulres appareils. Dans l'intervalle des applicaliuns, on ouvre le

ART. IV. — APPAR. MAGNÉTO -FA RADIQUE DE^ LAU'l EUR. 257

courant de la pile, en repoussant la tige du rhéolome L, jusqu'à ce que la barre E butte contre le fer doux J.

Le petit appareil que je viens de décrire est celui dont je me sers actuellement de préférence, dans la grande majorité des cas. Je n'ai recours aux grands appareils que dans certains cas de diagnostic, ou pour certaines expériences électro-physiologiques et pathologiques, et quelquefois au point de vue thérapeutique, comme lorsque la contractililé ou la sensibilité sont abolies ou considérablement affaiblies.

La puissance de ce petit appareil est très-grande, eu égard au petit volume de sa bobine. Elle est due non-seulement aux excellentes proportions de longueur et de section de ses iils, et à sa bonne construction, mais encore et principalement à la puissante aimantation de sa lame de fer doux enroulé en hélice, et qui présente aussi une large surface d'aimantation (1).

ARTICLE IV

APPAREIL MAGIvÉTO- FARADIQUE A DOUBLE COURANT DE DUCHENNE (DE BOULOGNE).

Les appareils volta-faradiques dont j'ai exposé la description et les propriétés, dans l'article précédent, ont servi à mes nombreuses recherches électro-physiologiques, pathologiques et thérapeutiques. Us ont subi cette épreuve avec bonheur; leur utilité m'est aujourd'hui parfaitement démontrée. Malheureusement la préparation de leur pile, toute simple qu'elle est, n'en exige pas moins une certaine manipulation. Ce seul inconvénient a suffi pour les déconsidérer aux yeux de quelques médecins. On leur a préféré souvent les appareils magnéto-électriques usuels.

C'est pour ce motif que j'ai essayé de doter, autant que possible, les appareils magnéto-électriques des propriétés que je crois indispensables dans la pratique dans la faradisation localisée.

Je vais en donner la description.

§ I. — Description de l'appareil.

Mon appareil magnéto-faradique (voy. fïg. 57) se compose : d'un aimant; d'une armature mise en mouvement par un mécanisme

(I) J'ai expérimenté comparativement, comme fer doux central, et au point de vi e des effets ] bysiologiques, des fils de fer (selon la méthode de Dove', des tubes fendus de fer-blanc, enchâssés les uns dans les autres, et isolés, chacun, par une enveloppe de papier, puis une large bande de fer-blanc enroulée en hélice, et dontla face interne était isolée par une feuille de papier. C'est le fer doux en hélice (fig. 62) qui m'a donné les meilleurs lésultats pour la puissance des effets physiologiques de l'induction,comme pour la force de l'aimantation.

duciilnne. — 3e édition. 17

258 CHAI. IV. — DES APPAREILS ÉLECTHO-MOTEUHS.

particulier; d'un régulateur de l'armature h la fois modérateur des courants et 'enseur magnétique ; de deux hélices dont le fil de cuivre a une grosseur et une longueur inégales ; d'un rhéotome;

Fig. F7.

d'un régulateur des intermittences ; d'un graduateur des courants; et enfin d'un commutateur des hélices.

A. — Aimant.

L'aimant est formé de deux branches cylindriques parallèles, reliées entre elles, à l'une de leurs extrémités, par un fer doux transversal.

Il est posé à plat et horizontalement sur un support fixé à. la partie postérieure de la base de l'appareil. Son extrémité antérieure repose sur deux autres supports.

B. — Armature et son système moteur.

L'armature x, qui. par son mouvement de rotation, produit les intermittences du courant magnétique, est traversée dans sa partie moyenne par un axe horizontal, terminé à ses extrémités par une pointe d'acier très-dur, reçue dans deux pièces également d'acier et vissées dans deux montants de cuivre. Ces montants sont solidement fixés, au moyen d'arcs-boulants, à une plaque de cuivre G, mobile et quadrilatère, qui repose sur la base de l'appareil. Entre ces deux montants et à leur extrémité supérieure se trouve adaptée une grande roue A, dont l'arbre traverse, d'un côté, le montant anté-

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