CHAPITRE PREMIER
I-ARALYSIES CONSÉCUTIVES AUX LÉSIONS TRAUMATIQUES DES NERFS ' MIXTES ET DES PARALYSIES OBSTÉTRICALES INFANTILES AVEC OU SANS COMPLICATIONS (FRACTURES, LUXATIONS).
1° Les faits, que je vais exposer sur les paralysies consécutives aux lésionstraumatiques des nerfs mixtes offrent un degré de certitude égal à celui qu'on obtient dans les vivisections; 2° les paralysies traumaliques, en apparence les mômes et qu'il est impossible de distinguer entre elles, pendant les premières semaines, en s'aidant des signes ordinaires, fournis par la séméiologie, diffèrent cependant essentiellement les unes des autres, quant à leur gravité et à leur marche; 3° l'exploration électro-musculaire permet de reconnaître celles dans lesquelles les muscles doivent rester paralysés et s'atrophier, quoi qu'on fasse, pendant six à douze mois, de celles dans lesquelles la paralysie reviendra, à coup sûr, rapidement ou spontanément, soit à l'aide des médications ordinaires et surtout de la faradisalion localisée, sans passer par l'atrophie; 4° enfin, les paralysies traumatiques les plus graves, celles dans lesquelles la nutrition est profondément altérée, et qui, à cause de cela, ont été regardées comme incurables, sont, pour la plupart, susceptibles de guérir ou de s'améliorer par la faradisalion localisée appliquée convenablement à une certaine époque de la maladie, alors môme qu'elles durent depuis quatre ou cinq ans et que les membres sont décharnés.
Il suffit de savoir combien ces paralysies traumatiques sont fré-