‹ De l'électrocardiographieChapitre 11 sur 23 · QUES · texte numérisé non relu

QUES

F1G. 2. — Schéma de l'électrocardiogramme normal, d’après Einthoven

Kraus et Nicolaï, dans leur livre : « Das Elektrokardiogramm des gesunden und kranken Menschen » ont publié un schéma plus complexe que celui d’'Einthoven, mais qui présente l'avantage, tout en étant très clair, de se rapprocher plus exactement de lélectrocardiogramme que lon obtient par la méthode précédemment décrite. Ce schéma, avec les lettres employées par Kraus et Nicolaïi, et adoptées aujourd'hui par la plupart des auteurs, va nous servir pour expliquer lélectrocardiogramme de lhomme normal (Fig. 3):

F1G. 3. — Schéma de l’électrocardiogramme normal, d'après Kraus et Nicolaïi.

A et À p : (P d'Einthoven) pointe de l'oreillette.

1 : (R d’Einthoven) oscillation initiale J , à L : 5 : oscillation ventriculaire.

A LATE » ) » finale

Dan: \Q » )

19 ENS » ) hk : temps pendant lequel l’excilation parcourt le faisceau de His. LAE: — — — le Treibwerk (fibres

moyennes du cœur):

p : pause du cœur.

D'après Kraus et Nicolaï, l’électrocardiogramme présente trois pointes principales, dirigées vers le haut, positives par rapport à la ligne générale de la couche. Ces pointes, constantes chez l'individu sain,

sont désignées par les lettres A, 1, F; À voulant dire

oreillette, 1 (Initialschwankung) oscillation initiale, F (Finalschwankung) oscillation finale. Kraus et Nicolaï désignent ensuite par les lettres minuscules & et p (antérieure et postérieure) les dépressions négatives situées entres les pointes principales. L'on fait précéder les lettres minuscules de la lettre qui désigne la pointe principale dont dérivent les dépressions négatives.

Entre les diverses pointes se trouvent des lignes horizontales que Kraus et Nicolaï désignent par les lettres 2, £et p; k signifie qu'à cet endroit de la courbe l'excitation se propage à travers le faisceau de His. La deuxième ligne horizontale porte la lettre # pour indiquer que la contraction occupe le 7reibwerk, e’està-dire la masse moyenne du myocarde. Enfin, la lettre p correspond à la pause du cœur

Nous allons successivement étudier les différentes oscillations que présente l’électrocardiogramme normal. La connaissance de la signification des diverses pointes est indispensable, puisque dans les tracés pathologiques elles subissent de profondes modifica-

tions.

A. — La contraction de l'oreillette est figurée sur LS

l'électrocardiogramme par les oscillations À et AD.

La secousse À est la première qui apparait sur le tracé. Elle se détache de façon très nette, malgré sa hauteur très faible et ne s'élève jamais chez l’homme normal au niveau des deux autres pointes du tracé, I

et F. Sa direction est positive, c’est-à-dire dirigée vers

Page 1