C. Parties insolubles
Les parties insolubles pesant 4,96 grammes sont formées de sable et de copeaux de bois.
Trouvé
Conclusions.
Les 30 grammes de cette résine sont formés:
d'acides se liant au carbonate d'ammonium, pesant . . . 7,26 gr.
d’acides se liant au carbonate de sodium 9,86 »
d’huile essentielle 1,72 »
de résène 5,21 »
d'impuretés et de bois 4,96 »
pertes 1,02 »
Total . . . 30,00 gr.
En conséquence, les deux résines provenant de deux Pinus halepensis, originaires decontrées différentes, ne concordent pas quant à leurs exsudats (voir les acides et les résènes décrits ci-dessus), soit que la nature du sol, la manière d'obtenir l’exsudât, la culture aient apporté divers changements dans la formation des corps résineux de cette plante, botaniquement parlant la même.
C. Résine recueillie en août 1910 sur l’arbre dénommé Pistacia terebinthus var. Palaestina, originaire du Liban.
Getle résine, très adhérente aux parois du récipient, forme une masse jaune verdâtre, d’odeur térébenthinée aromatique. Elle s'amollit et se liquéfie à la chaleur et devient friable au froid.
Son point de fusion est à 69°.
Son indice d’acidité entre 46,718 et 48, on.
Son indice de saponification entre 189,78 et 194,82.
Son indice d'éther se trouve donc être 144,67.
Cette résine est à moitié soluble dans l’éther où elle dépose un petit précipité blanc ; aux trois quarts soluble dans l’essence de térébenthine, et dans l’alcool, où elle forme un petit dépôt blanc ; presque complètement soluble dans le chloroforme, le sulfure de carbone; au tiers soluble dans le benzol: presque insoluble dans l’éther de pétrole ; insoluble dans l’eau : en grande partie soluble dans l’ammoniaque et la soude caustique.
La réaction de ces solutés est acide.
Sublimée entre deux verres de montre, il se produit, lorsqu’elle se liquéfie, un dégagement de vapeurs blanches, d'odeur térébenthinée aromatique ; puis elle dépose des gouttelettes d’essence sur le verre supérieur.
Trente grammes de résine se dissolvent en partie dans l'éther, soluté que nous agitons successivement avec des solutions aqueuses de carbonate d'ammonium , de carbonate de sodium, de potasse caustique. Cette dernière agitation ne donne aucun résultat satisfaisant.
a) L’agitation avec du carbonate d’ammonium abandonne un petit précipité soluble dans l’alcool, soluté qui, agité avec de l'acétate de plomb alcoolique, ne se précipite pas.
Le ültrate, purifié et précipité, abandonne un acide résineux, fondant à 93° ; il donne, soumis à la combustion, les résultats suivants :
0,108 gr. de substance donnent 0,2936 gr. C02 et 0,0939 gr. 11*0.
A. Partie soluble dans l’éther.
Acide que nous dénommons: Acide térèbinthique.
b) Par l’agitation avec du carbonate de sodium, ou obtient un précipité blanc pesant 13,9 grammes qui ne se sépare pas en deux acides, lorsqu’on verse dans sa solution alcoolique une solution alcoolique d’acétate de plomb.
Pu i i fié, il tond a 70°, et soumis a la combustion on obtient les résultats suivants :
0.262 grammes de substance donnent 0,7333 gr. C02 et 0,2281 gr. 11,0.
Trouvé Formule qui, calculée en %, donne
Cet acide est dénommé: Acide térébinthonique.
B. Partie de cette résine insoluble dans l’éther.
1. La partie de cette résine insoluble dans l’éther est soumise à la distillation aux vapeurs d eau ; on obtient ainsi 0,95 gr. d’essence déposant de petits cristaux blancs, non puriflables, d’odeur menthée.
L'odeur de cette essence est aromatique, menthée, térébenthinée.
2. Le reste de cette résine privée de ses acides et de son essence se dissout dans 1 alcool, soluté qui, versé dans l’eau acidulée, provoque un précipité blanc pesant 1,5 grammes.
En le purifiant, on obtient un précipité blanc, trop minime pour être analysé.